Les principes directeurs du projet SRC

Les principes directeurs du projet SRC

Le projet SRC a bénéficié, au cours de ses différentes phases, de la présence de personnes ayant joué des rôles clé dans les projets précédents (90-40, SIRC, CRC). Au-delà de la capitalisation au niveau de l’entreprise – qui reste toujours très faible et parcellaire, voire ignorée (les temps ont changé, les prédécesseurs étaient moins performants,…) – le vécu des personnes est un atout pour la construction d’une référence de travail.

L’examen des différentes phases du projet a donc permis de dégager des principes dans les domaines suivants :

Les essais et les recettes

Les projets précédents avaient permis d’identifier que c’était un point faible récurrent, conduisant à des déconvenues lors des installations sur site. Il est donc décidé :

  • Qu’une recette en plate-forme EDF sera intercalée entre la réception usine et la livraison sur site pilote,
  • Que la télécommande devra pouvoir être testée off-line. La solution retenue est de simuler la réaction du réseau de téléconduite avec le simulateur d’entraînement des dispatcheurs, ce qui impose de développer une connexion entre ce simulateur et le SRC.

Les déploiements :

C’est une phase du projet particulièrement compliquée à gérer puisqu’elle mobilise à la fois l’équipe de projet nationale et les ressources humaines régionales. Il est décidé :

 
  • Un déploiement qui soit dans une logique de difficultés croissantes. Commencer par un petit site avec peu de particularités favorise une première étape de fonctionnement et permet d’engranger du retour d’expérience pour des sites plus importants en taille. Par ailleurs, les évolutions des bases de données (modifications de la structure, récupération du passé) nécessaires pour l’optimisation du système sont une épreuve d’autant moins contraignante que la base est moins volumineuse. Il a donc été choisi de commencer par Lille, puis d’enchaîner avec un site ayant une grosse base de données (ce sera Paris).
  • D’anticiper le peuplement de la base de données de chaque site, ce qui revient à livrer sur site le système de configuration 16 mois avant la migration (1)!
  • De lisser les charges humaines de déploiement en imposant au fournisseur des contraintes dans l’établissement du planning de déploiement (ex : pas de formation ou de migration en juillet-août).
  • La migration : pour le besoin des recettes sur site, il apparaît nécessaire de pouvoir faire fonctionner en parallèle l’ancien et le nouveau système. Il est donc décidé de faire développer pour chacun d’eux un mode dit passif dans lequel le système est connecté au réseau de téléconduite, fonctionne normalement mais ne peut rien émettre (et en particulier des télécommandes).

 La formation :

il est décidé :

  • que la formation des dispatcheurs aura lieu in situ, donc juste avant le début des opérations de migration, ce qui évitera des piqures de rappel en cas de décalage de la migration,
  •  que l’équipe nationale de projet formera, par site, des formateurs régionaux qui seront chargés de démultiplier leur formation,
  •  que la formation des agents tenant à jour la base de données et assurant l’administration des systèmes sera confiée au fournisseur (il en sera de même en phase de maintenance)

La maintenance des matériels :

le partage des responsabilités entre EDF et le fournisseur sont déjà définis à ce niveau, ce qui permet de dimensionner les lots de maintenance sur site.

Ces principes serviront de base pour la rédaction des exigences du cahier des charges relatives au plan de déroulement, aux fournitures (matérielles, logicielles et services) et à certains aspects techniques (réalisation d’un mode de fonctionnement passif du SRC par exemple).

 

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(1) On appelle migration l’ensemble des opérations à mener pour faire basculer la conduite de l’ancien vers le nouveau Système

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