Téléalarme à appel téléphonique TA 104

Au début des années 1960 le Service du Transport lance la création des groupements de postes, avec suppression du personnel de gardiennage dans les petits postes qui sont alors exploités depuis le site d’un poste principal par télécommande ou téléalarme (site du PCG, Pupitre de Commandes Groupées ).

Les dispositifs de téléalarmes font l’objet de spécifications en 1961 de façon concertée avec le Service de la Distribution, puis de marchés nationaux. Ces téléalarmes sont conçues pour délivrer quatre alarmes :

  • Défaut poste 1
  • Défaut poste 2
  • Alerte danger
  • Défaut circuit

Ces alarmes peuvent être acquittées par l’agent ayant pris connaissance de l’information.

Trois modèles ont été définis et deux utilisés couramment :

  • Téléalarme à courant continu, peu utilisée, car son circuit non translatable risque d’être coupé par la rupture des fusibles à l’entrée PTT du poste en cas de défaut HT,
  • Téléalarme à courant alternatif 50Hz,
  • Téléalarme à appel téléphonique.

La TA 104 est une téléalarme à appel téléphonique. Elle était utilisée pour transmettre des alarmes issues d’un poste Haute Tension vers l’exploitant de ce poste. Apparue sur le marché au début des années 60, elle a connu de nombreuses versions et a été utilisée essentiellement pour la téléalarme de postes 60 kV et parfois en secours de télécommandes de postes T H T 220kV et 400 kV.

  • La voie de transmission utilisée est un réseau téléphonique commuté, le plus souvent le RTCP (Réseau Téléphonique Commuté Public )
  • L’information d’alarme est donnée sous forme vocale. Par exemple :
    Poste de XYZU, défaut Haute Tension, pour acquitter cette alarme, composer le N° PQMCDU.
    Quatre alarmes différentes peuvent être transmises.

L’équipement comprend donc :

  • Un composeur de Numéro, à mémoire mécanique pour la première version, magnétique ensuite.
  • Un magnétophone sur lequel sont enregistrés les messages à transmettre.
  • Un système de réception d’appel permettant l’acquit des alarmes et une réception d’appel de l’exploitant pour contrôle de l’appareil et de la ligne.
  • Un ensemble de relayage.

Une fois la fin de message d’alarme reçue, l’exploitant appelle la téléalarme par le réseau téléphonique commuté pour acquitter celle-ci.

Ce type de téléalarme est particulièrement économique en exploitation : Il ne nécessite pas de liaison spécialisée entre le poste et l’exploitant du poste HT, mais ne présente aucune garantie de sécurité sur l’état du réseau commuté assurant la transmission de l’information. Les incidents et anomalies d’exploitation observés, certains d’ailleurs comiques, ont été très nombreux : ainsi le Préfet de Corrèze a, un jour de 1966, pris connaissance d’un défaut poste et l’a lui-même signalé au chef d’unité local de EDF-Distribution !

Dans cette vidéo, un opérateur présente le fonctionnement d’un dispositif de transmission d’alarmes d’un poste Haute Tension vers les agents assurant la conduite de ce poste. La transmission des informations s’effectue par le réseau téléphonique .

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