point d’entree provisoire des SI de dispatchings.

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Cet article est provisoire, il est néanmoins important car il permet d’accéder de façon rationnelle aux articles concernant les dispatchings. il est la structure d’aiguillage vers des articles terminés (accès libre) ou en cours d’élaboration (accès avec mot de passe) concernant les dispatchings de transport d’Edf puis de RTE. Continuer la lecture

Evolution du réseau français à 400 kV de 1958 à 2000

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En quelques images, ce document montre l’évolution du réseau de grand transport depuis 1958, date de la première ligne à 400 kV jusqu’à l’an 2000. Pour chaque période, les lignes nouvelles apparaissent en rouge plus foncé. On pourra remarquer l’accélération de la construction du réseau aux alentours des années 1980, conséquence du développement de la production électronucléaire et de la consommation. Continuer la lecture

Commutateur X25

Description :

Le commutateur X25 CCX 120 se présente sous la forme d’un coffret plat de faible épaisseur au format 19 pouces de 2 U. Il est équipé d’un processeur 68008 de Motorola à 10 MHz et d’une mémoire de 1 Mo. Sur la face avant se trouve, outre le commutateur marche/arrêt, un lecteur de disquette 3,5 pouces et 3 rangées de 5 diodes de signalisation permettant la visualisation de l’état du système et des lignes, ainsi que des conditions de fonctionnement (contrôleurs).

Le CCX 120 est un équipement performant aux nombreuses fonctionnalités permettant le raccordement de plusieurs types de terminaux et assurant la transmission de données avec une très grande sécurité. X25 est un ancien protocole de transmission de données dans le modèle OSI (Open System Interconnection) de International Standard Organisation (ISO).

Utilisation :

Le matériel a été utilisé à EDF dans le cadre de réseaux privés régionaux de transmissions de données en liaison avec le réseau public national Transpac . Ainsi le réseau PAPRICA en région Rhône Alpes desservait 150 sites en 1994.

Il fournit un point d’accès asynchrone et de type vidéotexte pour les terminaux correspondants, auxquels il propose différents menus, des statistiques et une protection par mot de passe. Entre autres capacités, il offre un routage adaptatif sur plusieurs voies et des facilités pour le traitement des adresses.

Caractéristiques techniques :

Le CCX120 est équipé d’un processeur 68008 à 10 MHz et d’une mémoire de 1 Mo ainsi que d’un lecteur de disquette 3,5 pouces, de 1,5Mo

Il accepte 5 voies multi protocoles (asynchrone, X25,SDLC, VIP) et une  voie asynchrone
Vitesse des lignes utilisées :19,2 kbps et traitement des données :120 paquets/sec
Il accepte les protocoles X25, PAD/PAV, SDLC, asynchrone
Il est téléchargeable par un centre de gestion qui peut superviser plusieurs CCX en réseau.

Ses dimensions sont :
Profondeur 49 cm , Largeur 44 cm , Hauteur 89 cm ,
Son poids est de 10 kg
Il est alimenté en 220 Volts alternatif et consomme 150 Wat
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Ci-contre, vue de la face arrière
qui porte les connecteurs de raccordement des voies de transmission

Visiophone MATRA

Le visiophone MATRA modèle VISAGE, se présente sous la forme d’un coffret plat (unité centrale) surmonté d’un bloc comprenant une caméra logicielle placée à droite de l’écran

La voie de transmission utilisée est le RNIS (Réseau Numérique à Intégration de Services) avec un « acces primaire » à 2 fois 64 kbits Le support physique d’époque du réseau est encore le câble téléphonique chez l’abonné, le câble coaxial ou les faisceaux hertziens dans le réseau général; Étudié en collaboration avec le CNET (Centre National d’Études en Télécommunication), le codage de la vidéo est assuré par un « système propriétaire » qui ne sera pas normalisé. Les logiciels de compression et transmission utilisées par cette machine ne sont pas identifiés.

Dès 1971, le CNET et Matra imaginent un usage initial pour le secteur des entreprises, devant être suivi par une utilisation personnelle à domicile. Son coût unitaire estimé à l’époque était équivalent à 325 euros, De fait, les premières applications commerciales de visiophonie n’apparaîtront qu’en 1984.

EDF, Service du Transport a été équipée de quelques postes dans le but de tester le système entre deux bureaux d’études situés à Lyon et à Paris, mais ce matériel, de l’avis des utilisateurs, a été  jugé ni performant, ni pratique. Il est resté une expérimentation.

Utilisation :

Le matériel est destiné à permettre des visiocommunications téléphoniques entre responsables . Un dispositif annexe (non retrouvé) permettait, durant la session, la télétransmission de documents ou de photos.

Caractéristiques techniques :

La voie de transmission utilisée est le RNIS (Réseau Numérique à Intégration de Services). Étudié en collaboration avec le CNET (Centre National d’Études en Télécommunication, le codage de la vidéo est assuré par un « système propriétaire » qui ne sera pas normalisé.

Dimensions : Largeur 32 cm ,profondeur 44 cm , Hauteur 30 cm ,
Poids :12 kg ,
Alimentation  220 Volts

La radio-téléphonie

La radio-téléphonie, ou plutôt les radiocommunications mobiles au sein d’EDF ont été très vite nécessaires après-guerre, tant pour des besoins des chantiers complexes ( réalisation des grands ouvrages hydrauliques ) que pour les opérations de maintenance lourde en matière de lignes électriques, mais aussi pour réaliser au sein de la direction de la distribution, les manœuvres d’exploitation en pleine nature, notamment en périodes de difficultés météorologiques.

Jusqu’au milieu des années 50

Par suite d’oppositions politiques et administratives, EDF ne peut cependant obtenir l’autorisation de créer des réseaux radio nationaux « privés » ; seules des utilisations exceptionnelles ou expérimentales ont été possibles.

En 1957

L’administration des PTT, accorde à EDF quelques canaux de trafic en alternat : la Direction d’EDF décide d’assurer une couverture radio nationale pour les besoins de la Distribution, mais utilisable par le Transport.

Au fil des années, cette couverture se met en place sous forme de réseaux comportant généralement un relais situé sur un « point haut ». Sa structure va évoluer en permanence en fonction des besoins, de la couverture, de l’attribution de canaux. Les réseaux radio vont progressivement être utilisés comme supports de télécommande, de téléalarme, de recherche de personnes d’astreinte…

Le matériel utilisé, « à tubes » au début, lourd, encombrant, gros consommateur d’énergie devient transistorisé, se miniaturise, s’allège et se fiabilise.

En 1974

Les réseaux comptent 15 000 mobiles et près de 500 relais, mais les besoins sont mal satisfaits, en particulier pour le Transport. L’administration fait pression pour qu’EDF optimise le spectre utilisé. Un nouveau réseau est mis à l’étude, appelé RAMAGE. A numérotation automatique, utilisable par toutes les Directions, il offre de nombreuses possibilités. C’est un réseau cellulaire à localisation automatique, avec voie sémaphore, optimisant l’utilisation du spectre.

Expérimenté en Normandie, au milieu des années 80, son déploiement s’annonce entre 1986 et 1991. Premier réseau « trunk », Ramage connait beaucoup de difficultés qui conduisent à l’arrêt du projet en février 1988, compte tenu de son coût et de son inadaptation aux télécommandes.

Dans les années 90

Le Transport a, sur une partie du territoire, développé un réseau sur des principes similaires, le RRS (Réseau Radio de Sécurité), malgré son coût d’exploitation élevé dû essentiellement aux liaisons fournies par France Telecom.

A partir des années 2000

Les réseaux GSM qui couvrent pratiquement tout le territoire avec une bonne qualité de service rendent les réseaux privés obsolètes. En cas de difficultés particulières, des liaisons satellites restent utilisables

Cette « saga » des réseaux radio à EDF, puis RTE pour le transport d’électricité, fait l’objet du chapitre 9 du livre « Les télécommunications au cœur du système électrique français 1946-2000 » et de suites à rédiger.

Il est intéressant de comprendre les besoins de communication, et les usages qui ont émergés avec le réseau radio-mobile. Ils préfigurent les usages d’aujourd’hui en terme de mobilité ou de nomadisme professionnel, et l’évolution fondamentale des gestes de travail en construction, en maintenance, en contrôle, dans les postes électriques comme sur les lignes du réseau électrique.

Ultérieurement les articles de cette rubrique donneront accès à ces sujets.