autocommutateur CP25 Ericson

L’autocommutateur téléphonique se présente sous la forme d’’une armoire raccordée à un pupitre opérateur. L’armoire est équipée de plaques, pour la plupart amovibles, comportant des relais électromécaniques et un cadre sélecteur à barres croisées (d’où le nom de Crossbar). Cet équipement appartient à la gamme des autocommutateurs de petite capacité pour des installations téléphoniques privées. Il permet à des postes abonnés la connexion avec d’autres abonnés locaux par appel au cadran et l’’accès sous conditions au réseau téléphonique public.

La particularité de cette génération de matériel est d’’être parmi les premiers équipements privés utilisant la technique Crossbar,  fréquemment employée dans les équipements de téléphonie publique français de grosse capacité. Cette technique Crossbar, au fonctionnement rapide et robuste, ne nécessite pas de réglages, contrairement aux matériels précédents de type R6, moins rapides, moins fiables et demandant un entretien préventif important.

L’’équipement présenté provient du poste EDF Transport d’énergie d’Arlod (74) et était alors équipé d’’une ligne réseau PTT à batterie centrale non automatique (N°274 à Bellegarde), d’’une ligne réseau BCA  (Batterie Centrale Automatique) raccordée au réseau de sécurité d’’EDF et de 11 postes supplémentaires (accès au réseau PTT) et 4 postes privés.
Les autocommutateurs de technique Crossbar ont été installés en grand nombre à EDF (districts de la distribution, postes du transport, ouvrages hydrauliques) à partir de 1957- 1958, jusqu’à ce qu’’ils soient supplantés par des matériels électroniques à partir de 1980 ; certains de ces équipements étaient cependant encore exploités en 1998.

Le CP 25 E  peut desservir 24 postes d’abonnés et 4 lignes réseau. Les postes peuvent être affectés à l’’une des trois catégories :

  • Postes de type Prise directe, qui donnent accès directement au réseau téléphonique public des PTT,
  • Postes de type Supplémentaire, qui ne peuvent établir des communications avec le réseau PTT que via le pupitre opérateur géré par une standardiste,
  • Postes de type Privé, qui ne peuvent établir que des communications locales.

Les 4 emplacements de lignes réseau peuvent chacun recevoir des plaques répondant à différents types d’exploitation des accès au réseau téléphonique public PTT : standard public manuel ou réseau public automatique. Les communications entrantes venant du réseau public sont acheminées par un exploitant depuis le pupitre opérateur vers le poste demandé.
Chaque emplacement réseau peut aussi être utilisé pour assurer une liaison inter automatique avec un autocommutateur privé distant, permettant un appel direct entre les postes abonnés des deux installations.

Le CP 25 E est équipé d’’un sélecteur à barres croisées comportant des barres horizontales et verticales ; ces barres associées aux circuits entrants et sortants sont actionnées par des électroaimants et établissent lors d’’une mise en communication une continuité métallique au point de croisement des barres activées entre l’équipement demandeur et l’équipement demandé (poste d’’abonné vers poste d’’abonné ou vers ligne réseau… et inversement). L’’amplitude des mouvements mécaniques des barres est très limitée. Les sélecteurs sont très fiables et ne nécessitent aucun réglage, de même que les relais qui équipent le système.

Pupitre téléphonique SIEMENS

 
 

Ce pupitre téléphonique datant du début du XXème siècle se présente sous forme d’un coffret parallélépipédique en bois, avec une face avant en métal comportant des perforations destinés à l’insertion de plugs téléphoniques. Posé sur un bureau, il assurait les relations téléphoniques d’un site industriel ou commercial : liaisons avec des réseaux extérieurs et avec des postes intérieurs, appelés postes supplémentaires (PS). L’exploitation était assurée par un opérateur qui, recevant les appels provenant d’un réseau ou d’un PS, les aiguillait sur le poste demandé, qu’il soit réseau ou PS. au moyen d’un plug;

 

 

 


Nota : Le matériel exposé est incomplet ; il manque le combiné téléphonique de l’opératrice, ainsi que la magnéto associée.

Utilisation :
Cette installation téléphonique permet le raccordement de 3 lignes réseaux, de 10 lignes de postes supplémentaires et d’un combiné téléphonique local dédié à l’opérateur. Ce terminal a été utilisé dans l’une des sept usines hydroélectriques de la vallée de la Romanche, entre Vizille et le Bourg d’Oisans. (mises en service entre 1900 et 1918). Un des réseaux était un abonnement PTT, l’autre probablement un réseau privé interne à l’usine.

– L’exploitation est entièrement manuelle ; la signalisation des appels est assurée par un dispositif à relais appelé couramment « lapin ». Un électroaimant sollicité par le courant d’appel issu du réseau ou d’un terminal PS fait chuter le volet du « lapin ». Ce volet ferme un contact qui alimente une sonnerie avertissant l’opérateur d’une demande de communication ; le volet qui a chuté indique la ligne appelante.
– Les lignes intérieures (ou PS) sont raccordées à un terminal téléphonique de type Batterie Locale (BL)

                      vue intérieure                                                        Les lapins

 

Autocommutateur AOIP STAT 80

L’autocommutateur téléphonique STAT 80/160 se présente sous la forme d’une armoire à laquelle est raccordée un pupitre d’opérateur. Le STAT 80/160 en version 80 peut desservir 80 postes d’abonnés et 16 lignes de réseau public ou privé, ligne inter-automatique avec un autre autocommutateur.

L’armoire est équipée de cartes amovibles comportant des éléments électroniques : calculateur, circuit de connexion, interface d’abonnés, lecteur de disquettes. Ces équipements permettent d’assurer les fonctions demandées à un autocommutateur téléphonique, et ce, de manière automatique, à savoir la mise en relation audio d’interlocuteurs. Il appartient à une génération de matériels dite à commutation temporelle et programme enregistré, dans laquelle les connections sont réalisées après numérisation de la parole selon la technique MIC (Modulation par Impulsion Codées). Les commandes sont assurées par un calculateur appliquant un programme préétabli, contenant en mémoire toutes les informations nécessaires au trafic.
Le programme enregistré permet, d’une part, de faire évoluer le produit (version, ordres de corrections), et d’autre part de modifier le paramétrage des différentes fonctions des réseaux et abonnés, et ce sans toucher au matériel de base.

Le STAT 80/160 de AOIP est un autocommutateur de petite/moyenne capacité développé essentiellement pour équiper les installations téléphoniques privées. Des équipements de ce type ont cependant été installés dans divers centres d’Electricité de France (unités et sous-unités de la distribution, postes du transport, ouvrages hydrauliques) à partir de 1980, pour gérer ses installations téléphoniques internes.

Utilisation :
Cette station permet à des postes abonnés la connexion entrante par appel depuis un terminal téléphonique, avec d’autres abonnés locaux et l’accès sous conditions d’attribution de droits à des réseaux téléphoniques publics ou privés. S’agissant d’une grande évolution par rapport aux autocommutateurs du palier technique précèdent, dit crossbar, il permet de fournir :

– aux utilisateurs, un grand nombre de services complémentaires autorisant l’emploi de terminaux téléphoniques évolués ;
– au gestionnaire de l’installation, des informations détaillées sur le trafic ;
– au responsable de la maintenance, des facilités d’interventions grâce à une RHM (Relation Homme Machine) performante.

Les terminaux téléphoniques raccordés à l’autocommutateur peuvent être affectés de divers possibilités allant de la limitation des communications aux abonnés internes à toutes les fonctionnalités possibles offertes par le matériel et les réseaux. (Voir à ce sujet la notice d’utilisation STAT en document pdf. à ouvrir :clic sur » notice-utilisateur »)
Les lignes réseaux peuvent être exploitées différemment selon des horaires prédéfinis : exploitation par le standard ou un pupitre opérateur, renvoi sur un ou plusieurs terminaux.
Les caractéristiques techniques et les fonctionnalités des différentes lignes de terminaux téléphoniques sont définies et stockées dans une mémoire dans laquelle le calculateur vient chercher les données qui lui permettront d’effectuer les commandes nécessaires aux mises en communication demandées. Toutes ces données sont paramétrables par le technicien gestionnaire au moyen du pupitre opérateur exploité en position RHM.
Les autocommutateurs de cette technologie ont été installés à EDF (districts de la distribution, postes du transport, ouvrages hydrauliques) dans la première moitié de la décennie 1980, jusqu’à ce qu’ils soient supplantés par des matériels électroniques plus performants. Certains de ces équipements étaient cependant encore exploités en l’an 2000.
Les fonctionnalités dont disposent les utilisateurs sont explicités dans le document

ci-contre : notice-utilisateur

Le pupitre d’exploitation
Le pupitre AOIP pour le STAT 80 se présente sous la forme d’un coffret de faible épaisseur dont la face supérieure, est équipée de boutons, voyants, de deux visualiseurs et d’un bloc téléphonique à 16 touches. Il est raccordé à l’armoire de l’autocommutateur par un câble téléphonique souple multiconducteurs.. Ce pupitre est alimenté par son armoire associée.

Sa fonction est double :
– d’une part, il joue le rôle de pupitre de commande de l’autocommutateur associé. Il permet à l’opératrice (ou à l’opérateur), d’assurer le suivi de toutes les communications extérieures de l’installation téléphonique : le traitement des communications arrivées et celles de départ, les mises en attente (ou en garde) de ces communications, le transferts des appels sur des terminaux prédéterminés (renvois de nuit), etc. ;
– d’autre part, après un basculement particulier, il initie l’utilisation en RHM (Relation Homme Machine), ce qui permet d’assurer les changements de paramétrage des terminaux reliés à l’autocommutateur et une maintenance partielle de l’autocommutateur.

Aspects Physiques :
Longueur : 52 cm Largeur : 62 cm Hauteur : 115 cm Couleur : gris Matériaux :Fer; Métal; Composants électroniques;


vue intérieure

 

Maquette R6

Un commutateur téléphonique R6 est, d’une manière générale, un dispositif destiné à établir de façon automatique une liaison entre deux éléments internes d’un central téléphonique. L’appareil en question est dit « à 50 points » (en réalité 51 avec la position de repos), car il permet de relier mécaniquement une entrée aux 50 sorties potentielles. La commande est exécutée grâce à un mouvement de rotation point par point, de type roue à rochet. Le sélecteur R6 est muni de micro-balais  qui établissent les contacts nécessaires sur des bancs reliés aux fils du demandé, permettant ainsi l’établissement de la communication entre demandeur et demandé. (voir image ci dessous)

Ce commutateur est un composant majeur de plusieurs systèmes de téléphonie automatique publique et de téléphonie privée (appelés PABX). Le brevet de base date de 1926 et fut déposé par l’entreprise Thomson Houston. L’idée est de simplifier le dispositif de commutation Strowger et de produire des autocommutateurs à un coût inférieur.
Ce commutateur rotatif R6 est présenté sous la forme d’une maquette en plexiglas afin de pouvoir montrer son fonctionnement à des visiteurs. Pour ce faire, il lui est adjoint une plaquette comportant plusieurs boutons de fonction avec voyant et un cadran téléphonique. Le visiteur peut ainsi activer les fonctions : Marche-arrêt ; fonctionnement pas à pas ; rotation libre ; remise à zéro.

Utilisation :
En France, le premier autocommutateur public équipé du commutateur de ce type a été installé en 1928. Le dernier autocommutateur a été arrêté en 1984 (à Montrouge).
Des autocommutateurs privés à base de R6 ont été fabriqués jusqu’en 1956. A partir de cette date, ils ont été supplantés par les systèmes crossbar qui fonctionnent avec une plus grande fiabilité et nécessitent moins d’entretien que les systèmes R6. Ce fut le cas pour les réseaux internes d’EDF, tant pour les PABX que pour les autocommutateurs du réseau téléphonique de sécurité.

Les commutateurs rotatifs assurent des fonctions de commutation dans les autocommutateurs complexes. Ils sont souvent associés par paires pour assurer une commutation au niveau d’une centaine de correspondants.

Nota : Le rotatif R6 ne permet pas le fonctionnement en pas à pas nécessaire pour accepter la numérotation au cadran. Ces rotatifs sont alors associés à des commutateurs rotatifs à 11 points (une position de repos et 10 autres positions pour les 10 chiffres du cadran), qui eux fonctionnent en mode pas à pas. Ils assurent alors la fonction de connexion entre demandeur et demandé.

Aspects Physiques :
Longueur : 34 cm Largeur : 20 cm Hauteur : 40 cm Poids : 7 kg Couleur : plexiglas et cuivre Matériaux : Cuivre; Métal; Plastique Plexiglas,;

Radio Téléphone- ERA 623 CSF

Description :
Ce poste radiotéléphone portable fabriqué dans les années 70 par Thomson CSF se présente sous une forme d’un ensemble compact comportant un émetteur, un récepteur, un dispositif de réception d’appel sélectif et une batterie 12 volts. Cette présentation modulable, lui permet d’être installé dans un véhicule, la batterie 12 Volts  du véhicule assurant alors son alimentation. Il comprend en face avant les commutateurs permettant la sélection du canal de trafic, la sélection du numéro d’appel du correspondant (81 combinaisons possibles), ainsi que l’arrêt ou le réglage de la puissance du haut parleur. Ces mobiles fonctionnent en simplex, ce qui nécessite une commande d’émission (une « pédale ») associée au micro.
Le poste est destiné à être intégré dans un réseau permettant, à l’intérieur d’une zone à couvrir, d’établir des liaisons bilatérales entre un opérateur situé au siège d’une exploitation et un certain nombre de postes mobiles ou encore entre ces postes eux-mêmes. .La couverture d’une zone est assurée grâce à un ou plusieurs relais situés sur des points hauts judicieusement choisis.. Le fonctionnement général du réseau est le suivant (voir image des types de réseau, cas d’un réseau avec un relais ):

  • Au relais (duplex) tout ce qui est reçu par le récepteur (F1 par exemple) est réémis sur une fréquence différente (F2 ) éloignée de la fréquence de réception de 4,05 MHz afin d’éviter l’éblouissement“ du récepteur par l’émetteur
  • Ces réseaux fonctionnent en alternat et en réseau ouvert, c’est-à-dire que tout utilisateur d’un terminal couvert par un relais peut, s’il le souhaite, écouter tout ce qui est transmis par le relais ou se faire appeler par le siège d’exploitation ou un autre terminal grâce au dispositif d’appel sélectif
  • Le siège d’exploitation peut être doté d’un poste simplex couvert par le relais ou être configuré en duplex, relié au relais par une liaison hertzienne duplex 450 Mhz et à un autocommutateur téléphonique qui permet d’établir et recevoir des appels radio depuis un poste téléphonique abonné.
    Les canaux de trafic situés dans la bande 70/80 MHz sont espacés de 12,5 KHz ; un maximum de 14 canaux a été attribué à EDF par l’administration. La puissance d’émission (modulation de fréquence) est limitée à 10 Watts crête.
    Ces postes compacts, aux composants intégrés avaient une excellente fiabilité, un taux de panne très bas : MTBF de 20 000 heures (Mean Time Before Failure  – temps moyen entre pannes-)

Utilisation :
Dès la fin des années 50, EDF s’est efforcé d’assurer pour ses équipes d’intervention des Centres de distribution, une couverture du territoire national grâce à des réseaux élémentaires indépendants comportant chacun un, voire plusieurs relais. .
Au total près de 500 relais et près de 15000 postes mobiles dont une grande partie de MF 623 CSF ont été utilisés.Il n’existait pas alors de réseau radiotéléphonique public couvrant le territoire national.
Le poste MF 623 a aussi été utilisé dans une présentation et un usage différents par la gendarmerie et par d’autres utilisateurs.

 

 

Coffret d’entrée de Poste pour circuits de télécommunication

Le coffret d’entrée PTT BC/BCA fabriqué par Télétechnique.se présente sous forme d’un boitier moulé contenant l’ensemble des équipements de sécurité.

La coexistence des courants industriels et des lignes de télécommunications pose des problèmes de fonctionnement et de sécurité dans les postes électriques à haute et très haute tension En cas de défaut dans le poste ou sur une ligne électrique issue de ce poste un courant électrique important (jusqu’à plusieurs milliers d’ampères) peut être écoulé à la terre du poste jusqu’à élimination du défaut. Ce courant provoque l’élévation du potentiel de la terre électrique du poste (de valeur inférieure à 1 ohm) par rapport à une terre éloignée appelée terre neutre. Sans précaution particulière un circuit de
télécommunications en continuité métallique (une ligne téléphonique par exemple) amène cette terre neutre dans le poste ; outre les interruptions de circuits, des dégâts matériels importants peuvent ainsi survenir tant coté poste que coté PTT avec des menaces éventuelles pour la sécurité des personnes.
il faut donc protéger le personnel et le matériel du poste.

 La protection est réglementairement (Arrêté technique sur la distribution de l’électricité et Ordres de Service Télécommunications) et a minima assurée par un ensemble parafoudres/fusibles qui en cas de défaut important voit les parafoudres amorcer, les fusibles fondre, isolant ainsi le coté poste électrique de la ligne téléphonique extérieure (voir le schéma de l’entrée de poste). Une intervention des agents du poste est alors nécessaire pour remplacer les fusibles et rétablir ainsi la ligne téléphonique.

Ce coffret a été étudié pour éviter cette intervention ; il est adapté aux lignes téléphoniques « BCA » (poste alimenté par le central téléphonique et appel automatique par numérotation au cadran ou au clavier), assure la fonction de protection nécessaire en se substituant à l’ensemble parafoudres/fusibles coté poste et garantit la continuité de service en évitant la fusion des fusibles.

Utilisation :
Les postes HT/THT sont raccordés au réseau de télécommunications par des câbles téléphoniques à quarte de cuivre. Ils sont sur-isolés à 6kV fil-terre et 2kV entre fils pour résister aux élévations de potentiel électrique apparaissant en cas de défaut électrique. Les coffrets décrits sont placés dans le poste HT/THT à l’extrémité du câble haute rigidité. D’autres circuits ne nécessitant pas une liaison métallique sont équipés de simples translateurs.

Caractéristiques techniques :

Le coffret est constitué principalement :
– d’une part d’un translateur assurant un isolement de 6 kV fil-terre et entre primaire et secondaire tout en laissant passer les fréquences audio de la conversation (300Hz à 3300 Hz) avec un affaiblissement inférieur à 1dB.
– d’autre part d’un relais « reed » assurant l’isolement entre l’électroaimant alimenté coté installation intérieure et l’interrupteur à lame souple scellé dans une ampoule de verre connecté coté extérieur. Cet interrupteur commandé par l’électroaimant simule le décroché du poste téléphonique et la numérotation (relais CL sur le schéma). Le système est transparent tant pour l’utilisateur que pour le central téléphonique.

Aspects Physiques : Longeur : 36 cm Largeur : 26 cm Hauteur : 12 cm Poids : 5 kg Couleur : gris

Schema de principe collé sur le fond du couvercle

 

 

 

Termineur BF Techniphone

  Le termineur mixte Techniphone se présente sous forme d’un rack à intégrer dans une baie « 19 pouces ». Il est placé aux deux extrémités d’un circuit téléphonique à 4 fils (émission et réception) offrant une bande passante de 300Hz à 3000Hz. Il permet la transmission simultanée sur ce circuit d’une liaison téléphonique et d’un certain nombre de canaux télégraphiques harmoniques multiplexés en fréquence.

Utilisation :
L’équipement a été très utilisé pour les réseaux de transmission des informations de conduite du réseau électrique Production Transport d’EDF.

Cette technique est adaptée aux besoins qui n’exigent pas alors des débits de données élevés pour les informations de conduite ; elle est très économique dans le contexte de pénurie et de coûts élevés de l’époque des télécommunications publiques. C’est un système franco-français car notre langue reste suffisamment intelligible malgré la diminution de la bande passante réservée à la phonie, à la différence de la majorité des langues étrangères.

Caractéristiques techniques :
Le principe est de découper par un jeu de filtres la bande passante 300-3000Hz du circuit spécialisé téléphonique en une bande 300-2000 Hz réservée à la transmission de la parole et une bande supra-phonique pour la transmission de canaux télégraphiques (le plus souvent à 50 bauds ce qui correspond à un espacement de 120 Hz entre les canaux) centrés sur les fréquences de 2340 Hz à 2940 Hz voire sur des fréquences supérieures, si le circuit le permet. Ces voies harmoniques servent à la transmission de signaux de télémesures, télécommandes ou autres téléinformations. La bande supra-phonique sert aussi de support à un canal télégraphique centré sur le 2220 Hz, utilisé d’une part pour la signalisation téléphonique (établissement, numérotation et libération des communications entre les installations téléphoniques raccordées), d’autre part à la surveillance du circuit utilisé par délivrance d’une alarme en cas de baisse du niveau reçu.

Aspect Physique :
Longeur :
26 cm Largeur : 48 cm Hauteur : 8 cm Poids : 4 kg Couleur : Gris martelé

relais telephonique LMT

Le relais téléphonique sélectif LMT est monté sur une plaque isolante, couverte d’un capot transparent. La bobine du relais est visible ainsi qu’un mécanisme de décodage. Sur le côté de la plaque est monté un bornier de raccordement à vis.
Ce relais sélectif est un composant majeur d’un système de téléphonie dit « sélectif » comportant un poste central relié à une ligne téléphonique extérieure sur laquelle sont placés en dérivation des postes secondaires (voir le schéma d’une installation). Tous les postes secondaires sont munis d’un relais téléphonique sélectif (dit sélecteur) pour recevoir les appels. La sonnerie du poste secondaire sélectionné par le poste central est actionnée par le sélecteur sans que les sonneries des autres postes fonctionnent; l’opérateur du poste secondaire décroche son appareil, il est alors en communication avec le poste central.

Utilisation :
Ce type de relais était utilisé dès les années 1910 dans les chemins de fer américains pour permettre l’appel sélectif des diverses stations échelonnées sur une ligne. Les postes téléphoniques étaient placés en dérivation sur une ligne téléphonique à deux fils.
Un rapport présenté à la CIGRÉ (Conférence Internationale des Grands Réseaux Électriques) en 1925 mentionne l’utilisation de ce sélecteur par la Compagnie Western Electric dans un système de téléphonie à courants porteurs sur lignes à haute tension de 110.000 volts servant à joindre les postes à haute tension en dérivation sur la ligne.


Dans les années 1930, ce relais, de fabrication « “Le Matériel Téléphonique »” (LMT), brevet Westinghouse.  était utilisé dans les systèmes téléphoniques à appels sélectifs des réseaux électriques, (par exemple en 1936 par la Société Générale Force et Lumière (SGFL) à Grenoble). Ces systèmes permettaient d’appeler depuis les dispatchings, les centrales hydrauliques et les postes situés le long des vallées alpines. Les techniciens des télécommunications de l’époque appelaient ce matériel le « sélectif américain ».

Caractéristiques techniques et fonctionnement:
Le relais sélectif comporte un électroaimant polarisé dont l’armature reçoit des impulsions alternées de courant continu (inversion de polarité) émises par le poste central qui font progresser pas à pas une roue-code qu’un ressort antagoniste tend constamment à ramener au repos. La sélection du relais est établie pour un total de 17 impulsions groupées en 3 trains envoyés successivement avec un intervalle entre chaque train : par exemple : 2-2-13, 4-2-11,13-2-2…(utilisation des nombres 2 à 13) Chaque série de 17 impulsions correspond à un poste secondaire. On peut réaliser 78 combinaisons différentes.
Chaque relais sélectif n’arrive à la position d’appel qu’après avoir reçu trois séries d’impulsions déterminées. Trois goupilles d’arrêt sont positionnées sur la roue-code. Après la première série d’impulsions, la première goupille du relais sélectionné est engagée par un levier qui bloque la roue alors que les roues des autres relais reviennent au repos. Pendant la deuxième série d’impulsions la roue code continue son mouvement et met la deuxième goupille en prise. La troisième série agit de même, de telle façon que la troisième goupille vient à son tour s’engager dans le levier ; le sélecteur a alors atteint la position 17 pour laquelle le circuit de sonnerie local est fermé. Un poste téléphonique et un seul est ainsi sonné en toute sécurité Une 18ème impulsion émise ensuite ramène au repos le sélecteur du poste appelé. Chaque sélecteur peut être programmé pour n’importe quel indicatif par le déplacement des deux premières goupilles de la roue-code, la troisième étant fixe à la 17ème position, On peut aussi lancer un appel général en émettant un seul train sans interruption de 17 impulsions.
La tension de la batterie d’appel située au poste central doit être dimensionnée pour assurer le fonctionnement du poste secondaire le plus éloigné. A titre d’exemple, pour une ligne téléphonique présentant une résistance en boucle de 1000 ohms desservant 30 postes secondaires la tension de la batterie d’appel doit au minimum être de 78 volts.

Terminal RNIS

Ce terminal téléphonique numérique est destiné à être raccordé sur un réseau RNIS (Réseau Numérique à Intégration de Services) spécifiquement sur le réseau « Numeris » de France Telecom. Il se présente sous la forme d’un terminal téléphonique banal sur lequel apparaissent plusieurs petits écrans (afficheurs alphanumériques) donnant à l’utilisateurs divers informations concernant le trafic en cours, ce qui en faisait, à l’époque, un terminal « haut de gamme » ; Il existe également une sortie de type vidéotexte ou destinée à un matériel externe.

Caractéristiques techniques :

Le concept du RNIS est apparu en France en 1988. Il permettait :

– d’une part, d’assurer une connexion numérique à 64 kbits synchrone de bout en bout, de terminal à terminal,
– d’autre part, grâce à une signalisation indépendante des circuits (dite CCITT N°7), de fournir aux clients des informations complémentaires: Identification d’appel, présentation du N° d’appel, indication de durée ou de coût de la communication, annuaire personnel, minimessage de 32 caractères, portabilité de la communication, sous-adressage pour équipement annexe (terminal informatique, télécopieur,….)

L’accès de ce poste au réseau RNIS est dit par ‟accès de base isolé”.Il est assuré par un canal numérique de 144 kbits/s supporté par une paire téléphonique 2 fils du réseau cuivre classique et établi entre l’autocommutateur numérique de rattachement de France Télécom et un TNA (Termineur Numérique d’Abonné) attaché au poste. Cela permet par exemple, deux conversations téléphoniques simultanées de qualité ou une communication téléphonique et une transaction informatique via un PC. (d’où la notion de voix et données simultanées).

Utilisation :
Ce terminal a été utilisé à titre expérimental pour un raccordement RNIS en accès de base au réseau de France Telecom, au nom commercial de « Numeris » . De fait, le réseau RNIS de France Telecom a été très peu utilisé sous cette forme à EDF, sauf pour assurer quelques transmissions de données en secours des réseaux X25 de l’entreprise et pour des liaisons de sécurité de centrales nucléaires.

 

maquette Strowger

Le commutateur Strowger est la première forme de commutateur mise à disposition des télécommunications. De manière générale, un commutateur téléphonique est un dispositif destiné à établir, sans l’aide d’un opérateur humain, une liaison entre deux abonnés d’un central téléphonique. L’appareil en question permet un accès à 100 sorties du sélecteur grâce à un double mouvement d’ascension le long d’un axe vertical et de rotation autour de cet axe.

Ce commutateur est un composant majeur d’un système de téléphonie automatique. Le brevet de base du système Strowger fut déposé en 1889 et le premier autocommutateur fonctionna le 3 novembre 1892 à La Porte (Indiana). Il reliait 75 abonnés. Perfectionnés à plusieurs reprises, ce système très fiable a permis la multiplication d’installations téléphoniques dans le monde entier. En France, le premier autocommutateur équipé d’un commutateur de ce type a été installé en 1913 à Nice. Le dernier autocommutateur public utilisant le commutateur Strowger a été démonté en 1979 à Bordeaux.

Ce commutateur Strowger est présenté sous la forme d’une maquette afin de pouvoir montrer son fonctionnement à des visiteurs. Placé à la verticale, il lui est adjoint deux plaquette en plexiglas. Sur celle de gauche sont placés 4 boutons de fonction : Marche-arrêt ; sélection du N° de dizaine, sélection du N° d’unité ; libération. Sur celle de droite, un tableau de 10 x 10 lampes représente les dizaines et les unités sélectionnées ; ces lampes s’éclairent en fonction de la position du commutateur.
Cette présentation met en évidence le fonctionnement par impulsions manuelles initial du commutateur Strowger . Ultérieurement, le cadran téléphonique viendra remplacer avantageusement le système à impulsions initial.

Utilisation :
Chaque abonné, lorsqu’il décroche le combiné, est relié à un équipement sélecteur Strowger. Puis, quand l’abonné compose le premier chiffre du numéro qu’il veut obtenir à l’aide de son cadran,chaque impulsion émise par le cadran provoque l’ascension d’un niveau du sélecteur.

Pendant que le cadran revient au repos, le sélecteur tourne autour de son axe vertical et s’arrête sur la première sortie du niveau. L’abonné compose alors son deuxième chiffre qui provoque de même la translation du sélecteur relié à cette sortie.
Le sélecteur est muni de balais qui établissent les contacts nécessaires sur des bancs reliés aux fils du correspondant demandé, permettant ainsi l’établissement de la communication.

Ces sélecteurs ont assuré des fonctions de commutation dans les autocommutateurs complexes. Associés en étage Ils peuvent permettre d’assurer une commutation au niveau de 10 000 correspondants.

Aucun autocommutateur privé d’EDF n’a été équipé avec ce type de commutateur. Sa présentation au sein d’ESTEL sous la forme d’une maquette est justifiée par le fait que c’est le représentant du premier palier technique des commutateurs téléphoniques. Lui ont succédé plusieurs évolutions : le rotatif, le crossbar, la commutation spatiale, la commutation temporelle, la commutation IP ou commutation de paquets.

Aspects Physiques :
Longueur : 40 cm Largeur : 20 cm Hauteur : 32 cm Poids : 4 kg Couleur : noir Matériaux : Métal; Plastique Plexiglas,