Les réseaux de transmission

Mis en avant

extrait des NOTICES TECHNIQUES DU SERVICE DU TRANSPORT

fascicule N° 20, « les télécommunications », 1978

 

EDF possède un important réseau de Télécommunication. Ce réseau est justifié par son implantation sur le plan national et ses relations sur le plan interna­tional du fait de l’interconnexion du réseau européen. Il est nécessaire pour as­surer de façon optimale les nombreuses tâches lui incombant dans les domaines de l’équipement, la production, le transport et la distribution de l’électricité.

Ce réseau de Télécommunications assure en particulier les fonctions suivantes

– il donne les moyens, sur le plan production-transport, d’obtenir un fonctionne­ment optimal du réseau électrique. Ce réseau de Télécommunication d’une part assure les différentes communications téléphoniques nécessaires aux services et unités exploitant ce réseau, d’autre part permet la conduite des diverses instal­lations de la production transport à l’aide de transmission d’ordres et d’infor­mations.

– il permet à la distribution de desservir dans les meilleures conditions de ser­vice la clientèle grâce aux dispositifs particuliers de transmission d’informa­tions et de communications téléphoniques propres à cette direction.

– il permet sur les plans téléphonie et information, les relations à l’intérieur et entre les différents services et unités E.D.F. Dans ce contexte, on peut sou­ligner la place de plus en plus grande prise par l’informatique et l’importance donnée aux transmissions de données en relation avec l’informatique.

La rédaction de la notice Télécommunications tient compte du fonctionnement du Service du Transport d’Energie dans le contexte de la Direction Production-Transport. Certaines utilisations particulières du réseau de Télécommunications E.D.F. par d’autres Directions (en particulier la Distribution) sont étudiées brièvement, du fait de leur intérêt et des analogies possibles avec d’autres utilisations sur le plan Production-Transport.

Le plan de rédaction de cette notice est basé sur les idées suivantes :

– présenter en premier, le milieu de transmission servant de support aux voies de Télécommunications E.D.F. et indiquer en même temps le principe de fonctionnement de ces voies et les équipements nécessaires pour assurer ce fonctionnement. On distingue en particulier les voies de Télécommunications ayant un support spécifi­que E.D.F. (courants porteurs sur ligne d’énergie, câbles sous armure close, câbles pilote, radio) et les voies utilisant le réseau national P.T.T.

– présenter ensuite les différentes possibilités d’utilisation de ces voies : télé­phonie de sécurité, téléphonie administrative, radio – communications, télégra­phie, transmission de données, téléalarme.

La téléconduite, le téléréglage, les téléprotections sont d’autres utilisations des moyens offerts par les Télécommunications. Ces utilisations, vu, leurs relations directes avec le fonctionnement du réseau de transport, sont traitées dans d’autres notices techniques : I-15 pour le téléréglage, II-12 pour les téléprotections, II-18 pour la téléconduite.

Les conditions d’installation et d’alimentation des matériels de Télécommunications sont étudiées dans les notices relatives aux postes du réseau de transport.

Téléimprimeur SAGEM TX35

Le téléimprimeur TX 35

Description
Le téléimprimeur ressemble à une grosse machine à écrire avec un clavier, une imprimante, un écran de visualisation, un petit clavier à droite et à gauche du clavier dactylographique ainsi qu’une unité de disque souple. ( Anglais : floppy disk).

Cet appareil permet la transmission de messages écrits entre deux téléimprimeurs mis en communication par un circuit de transmission, établi par un réseau commuté (réseau Telex des PTT ou réseau privé). Le code de transmission est le code CCITT N°2.
L’écran de visualisation et la mémoire électronique centrale permettent un traitement de texte simple qui facilite la préparation des messages et leur envoi.

Caractéristiques techniques
Le TX 35 est équipé d’un micro processeur, d’une mémoire centrale, d’un disque souple (100 000 caractères) , d’une imprimante à aiguilles et d’un écran qui visualise 20 lignes de texte plus 2 lignes de service. Les petits claviers à droite et à gauche du clavier dactylographique servent respectivement à la gestion de l’écran et à la gestion de l’appareil.
Le téléimprimeur utilise le code CCITT N°2 , code à 5 bits qui permet d’envoyer au correspondant 57 signes significatifs (lettres majuscules de l’alphabet, chiffres, ponctuation, espace, interlignes) sur des lignes de 69 caractères. Le terminal utilise des caractères de service (appels, établissement des communications). La rapidité de modulation est de 50 bauds ce qui au final se traduit par un débit maximal de 6,66 caractères par seconde
L’imprimante imprime en noir les messages émis et reçus sur un rouleau de papier de largeur 210 ou 216 mm ; trois types d’écriture permettent de différentier les utilisations : écriture inclinée vers la gauche pour un message préparé localement, inclinée vers la droite pour les messages émis, et droite pour les messages reçus. La réception et l’impression d’un message sont indépendantes de la préparation d’un message au clavier et à l’écran.
Les messages sont préparés à l’aide de l’écran en mémoire centrale. A la fin de la préparation ils sont stockés sur le disque et disparaissent de la mémoire si les données d’acheminement ne sont pas complétées. Si elles le sont les messages restent en mémoire jusqu’à la prise en charge par l’automate d’acheminement. Les messages émis sont effacés de la mémoire. Les messages reçus sont systématiquement archivés sur le disque.

Chaque téléimprimeur a un indicatif qui l’identifie. L’émission d’indicatif est déclenchée par le réseau du côté du demandeur et du demandé lors du début de toute communication et une confirmation de l’indicatif du demandé peut être déclenchée en fin de transmission par le demandeur ; on dispose ainsi sur les messages imprimés côté demandeur et côté demandé de la confirmation de l’identité des correspondants. Une information d’horodatage est transmise par le réseau à la fois vers le demandeur et le demandé. L’authenticité de la transmission est ainsi garantie.
Le TX 35 est mis sur le marché par Sagem à la fin des années 1980

Utilisation
Cet appareil a été utilisé dans un réseau télégraphique privé, dit de commandement, mis en service à EDF en 1968 et desservant les grands services. EDF a abandonné son réseau télégraphique privé à EDF en 1996 alors qu’il était dépassé par les télécopieurs et les nouvelles messageries informatiques interpersonnelles.

Terminal RNIS

Terminal RNIS vue de dessus

Ce terminal téléphonique numérique est destiné à être raccordé sur un réseau RNIS (Réseau Numérique à Intégration de Services) spécifiquement sur le réseau « Numeris » de France Telecom. Il se présente sous la forme d’un terminal téléphonique banal sur lequel apparaissent plusieurs petits écrans (afficheurs alphanumériques) donnant à l’utilisateurs divers informations concernant le trafic en cours, ce qui en faisait, à l’époque, un terminal « haut de gamme » ; Il existe également une sortie de type vidéotexte ou destinée à un matériel externe.

Caractéristiques techniques :

Le concept du RNIS est apparu en France en 1988. Il permettait :

– d’une part, d’assurer une connexion numérique à 64 kbits synchrone de bout en bout, de terminal à terminal,
– d’autre part, grâce à une signalisation indépendante des circuits (dite CCITT N°7), de fournir aux clients des informations complémentaires: Identification d’appel, présentation du N° d’appel, indication de durée ou de coût de la communication, annuaire personnel, minimessage de 32 caractères, portabilité de la communication, sous-adressage pour équipement annexe (terminal informatique, télécopieur,….)

L’accès de ce poste au réseau RNIS est dit par ‟accès de base isolé”.Il est assuré par un canal numérique de 144 kbits/s supporté par une paire téléphonique 2 fils du réseau cuivre classique et établi entre l’autocommutateur numérique de rattachement de France Télécom et un TNA (Termineur Numérique d’Abonné) attaché au poste. Cela permet par exemple, deux conversations téléphoniques simultanées de qualité ou une communication téléphonique et une transaction informatique via un PC. (d’où la notion de voix et données simultanées).

Utilisation :
Ce terminal a été utilisé à titre expérimental pour un raccordement RNIS en accès de base au réseau de France Telecom, au nom commercial de « Numeris » . De fait, le réseau RNIS de France Telecom a été très peu utilisé sous cette forme à EDF, sauf pour assurer quelques transmissions de données en secours des réseaux X25 de l’entreprise et pour des liaisons de sécurité de centrales nucléaires.

Vue intérieure

 

Le Réseau de sécurité

Les liaisons imposées par le décret de 1927 étaient essentiellement destinées à la téléphonie entre postes. Elles consti­tuèrent ensuite un véritable réseau dit « de sécurité » permettant des relations téléphonique rapides et sûres entre postes, centrales et dispatchings. Par extension, le terme « réseau de sécurité » fut étendu à l’ensemble des liaisons nécessaires à l’exploitation du réseau électrique : in­formation des dispatchings, liaisons in­terdispatchings, téléconduite des ouvra­ges, téléactions et téléprotections, trans­mission de valeurs de consigne, ra­diotéléphonie, se distiguant ainsi des applications à caractère administratif (téléphonie administrative, télégraphie, informatique de gestion, bureauti­que…).

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