Téléalarme 50 Hz

Vue du récepteurLa téléalarme Techniphone dite « 50 Hz » a été un des premiers outils normalisé de l’évolution du mode d’exploitation des postes électriques haute tension..
Ces téléalarmes ont fait l’objet de spécifications en 1961 dans le cadre de la politique d’abandon du gardiennage des postes électriques. Fiable et robuste, bien adapté au réseau public de télécommunications de l’époque, ce système de téléalarme a été largement utilisé à EDF tant au Transport qu’à la Distribution.

Le « Dispositif de téléalarme à 50 Hz pour postes non gardiennés » permet d’alerter le personnel chargé de l’exploitation en cas de défaut électrique dans le poste. Pendant les heures ouvrables le personnel se trouve dans un bureau d’exploitation où il reçoit les alarmes venant du poste qui, hors des heures ouvrables, sont aiguillées vers les domiciles des agents d’astreinte.

Le dispositif comporte un boitier émetteur -ECA -, situé dans le poste électrique et relié au bureau d’exploitation par une liaison à 2 fils. Un boitier récepteur – RAT -et des boîtiers annexes de signalisation -RAS – sont installés dans le bureau d’exploitation et dans les domiciles des agents assurant l’astreinte. Voir le synoptique du dispositif. en bas de page

La photo de l’ensemble de démonstration montre dans la partie supérieure gauche l’ECA, à sa droite le RAT et sous ce RAT deux RAS. Un document constructeur (Techniphone) représente également ces matériels.

Video de démonstration ⇒ ⇒ ⇒video de présentation⇓⇓

 

 

 

 

Le fonctionnement est le suivant :
Un signal à 50Hz est émis par l’ECA en régime normal.
Un incident, (défaut ou déclenchement dans le poste, manque d’alimentation en courant 48V continu de l’ECA ou dérangement du circuit de télécommunications) provoque la disparition du signal 50Hz émis en permanence par l’ECA .
Le voyant « alarme poste » s’allume alors sur tous les boîtiers de signalisation et une sonnerie fonctionne au bureau d’exploitation et seulement chez les agents en astreinte. L’agent intervenant peut discriminer l’alarme reçue en appuyant sur un bouton associé au petit haut parleur du boitier de signalisation et en écoutant le code acoustique émis par l’ECA qui identifie 4 alarmes liées au poste ; en cas de silence, il s’agit d’ un défaut circuit. L’acquit de l’alarme s’effectue par le bouton « arrêt sonnerie ».Une alerte générale est transmise dans un délai prédéterminé en cas de non intervention au poste HT en défaut et pour la protection du personnel intervenant.

Ci-dessous, diagramme de fonctionnement :

Les téléalarmes à 50Hz se sont révélées fiables et robustes. Elles ont eu une durée de vie de plusieurs décennies ; utilisées tant à la Distribution qu’au Transport, elles ont été emblématiques des téléalarmes d’EDF.

Aspects Physiques : Longeur : 18 cm Largeur : 40 cm Hauteur : 40 cm Poids : 20 kg Couleur : gris

téléalarme à apppel téléphonique (TA 104)

La téléalarme se présente sous forme d’un coffret métallique qui peut être mis en place verticalement contre un mur ou accroché à un répartiteur téléphonique. Quatre alarmes peuvent être transmises en utilisant comme voie de transmission le RTCP (Réseau Téléphonique Commuté Public) auquel l’appareil est raccordé. Lorsqu’’une alarme apparaît, l’’appareil assure automatiquement la numérotation d’’un ou plusieurs numéros prédéterminés de responsables d’exploitation et, après le décrochage du numéro demandé, transmet un message sous forme vocale. Par exemple : pour identifier l’’alarme « Poste de XYZ, défaut haute tension » , suivi d’’un message de service pour désactiver l’’envoi de l’’alarme « pour acquitter cette alarme, composer le N° ABPQMCDU ».
A la fin du message d’’alarme, l’’exploitant raccroche et appelle la téléalarme au N°Présentation du fonctionnemzent indiqué afin de l’acquitter et d’éviter ainsi que l’’appel soit réitéré.*

Video expliquant le fonctionnement ⇒ ⇒ ⇒

 

L’équipement comprend :

  • un composeur de numéro, à mémoire mécanique pour la première version, magnétique ensuite,
  • un magnétophone sur lequel sont enregistrés les messages à transmettre, 
  • un système de réception d’appel permettant l’acquit des alarmes et une réception d’appel de l’exploitant pour contrôle de l’’appareil et de la ligne,
  • un ensemble de relayage.

Ce type de téléalarme est particulièrement économique en exploitation : il ne nécessite pas de liaison spécialisée entre le poste et l’’exploitant du poste HT, et aucune installation spécifique à la réception hormis un poste téléphonique. Il a été largement utilisé tant au service du Transport qu’ à la distribution pour des postes secondaires ou en secours de systémes de téléconduite, bien qu’il ne présente aucune garantie de sécurité sur l’état du réseau commuté assurant la transmission de l’information.
Les incidents et anomalies d’exploitation observés, ont été très nombreux, certains d’ailleurs comiques : ainsi le Préfet de Corrèze a, un jour de 1966, pris connaissance d’un défaut poste et l’a lui-même signalé au chef d’unité local de EDF-Distribution !

Cependant :

  • on peut contrôler à distance l’’état de l’’équipement et l’absence d’’une alarme par un appel au N° d’acquit de la téléalarme et depuis la téléalarme, des boutons d’appels permettant de vérifier le bon aboutissement des alarmes.
  • en cas de non réponse, la téléalarme réitère les séquences d’’appel jusqu’à réception d’une réponse. Il est aussi possible de programmer dans la téléalarme des numéros d’appel supplémentaires.

Cet appareil destiné à des applications industrielles plutôt que domestiques,,est apparu sur le marché au début des années 60.

Diffuseur d’alarmes parlées (DARC)

Vue intérieure

 Le DARC (Diffuseur d’alarmes à recherche cyclique) Degréane est installé dans une baie technique standard 19 pouces. Les différents châssis sont fixés par l’avant: alimentation en bas, tambour magnétique au centre, électronique de commande en haut.
Signe d’un temps où les besoins spécifiques d’EDF ne pouvaient être facilement satisfaits par des matériels standards du marché le DARC a été mis au point de 1968 à 1970 par des agents télécommunications d’EDF et a fait l’objet d’un dépôt de brevet. Après la réalisation d’un prototype la fabrication de série a été confiée à la société Degréane de Toulon.


La partie originale du DARC est le tambour magnétique avec ses 24 pistes
d’enregistrement des messages parlés.

Le DARC a été conçu pour l’exploitation des postes électriques haute et moyenne tension (HT/MT) de la Distribution d’EDF. Il permet de transmettre les alarmes d’exploitation hors heures ouvrables au personnel d’astreinte

Le DARC peut être placé dans un poste HT/MT ou au siège de l’unité d’intervention (district). A la réception d’une alarme (maximum 24) le DARC entame automatiquement un cycle de recherche du personnel en astreinte (4 possibilités d’appel définies par un dispositif de roues codeuses). Un message d’alarme parlée, enregistré sur le tambour multi-pistes, est transmis par téléphone au personnel d’astreinte via l’autocommutateur téléphonique du site ou par radio (code d’appel du poste mobile de l’agent d’astreinte) dans l’ordre défini par les 4 possibilités d’appel. Le cycle de recherche est interrompu dès la réception d’un message d’acquittement (composition d’un numéro) émis par l’agent qui a pris en compte l’alarme.
Adaptés à une exploitation décentralisée du réseau, ils ont été progressivement retirés du service avec la mise en place des bureaux centraux de conduite.

Aspects Physiques : Longeur : 50 cm Largeur : 62 cm Hauteur : 193 cm Couleur : gris

Les téléalarmes

Au début des années 1960 le Service du Transport lance la création des groupements de postes, avec suppression du personnel de gardiennage dans les petits postes qui sont alors exploités depuis le site d’un poste principal par télécommande ou téléalarme (site du PCG, Pupitre de Commandes Groupées ).

Les dispositifs de téléalarmes font l’objet de spécifications en 1961 de façon concertée avec le Service de la Distribution, puis de marchés nationaux. Ces téléalarmes sont conçues pour délivrer quatre alarmes :

  • Défaut poste 1
  • Défaut poste 2
  • Alerte danger
  • Défaut circuit

Ces alarmes peuvent être acquittées par l’agent ayant pris connaissance de l’information.

Trois modèles ont été définis et deux utilisés couramment :

  • Téléalarme à courant continu, peu utilisée, car son circuit non translatable risque d’être coupé par la rupture des fusibles à l’entrée PTT du poste en cas de défaut HT,
  • Téléalarme à courant alternatif 50Hz,
  • Téléalarme à appel téléphonique.