Le premier palier de dispatchings transport en france (1967-1988)

Cet ensemble d’articles présente la genèse des dispatchings de transport en France fin des années 1960, début des années 70.

Le contexte du projet

Le contexte d’exploitation du système électrique

Le développement important du réseau (en savoir plus), la mise en construction d’un parc de production de plus en plus centralisé, les exigences croissantes en matière de sûreté, de qualité et d’économie nécessitaient de mettre à disposition des dispatchings de plus en plus d’informations que l’on peut classer en deux catégories :

  • Les informations utilisées directement par les dispatcheurs en temps réel (télémesures, télésignalisations mais aussi informations obtenues par téléphone auprès du personnel des postes et centrales électriques),
  • Des informations supplémentaires utilisées pour élaborer
    o  les prévisions de consommation et les programmes de production (les traitements prévisionnels),
    o  les statistiques et la facturation des clients alimentés en THT/HT (les traitements a postériori).

Le premier type d’informations était acheminé depuis les postes et centrales par des équipements traditionnels basés sur l’analogique qui se sont révélés insuffisamment performants en terme de capacité, de précision et de disponibilité.
Quant au deuxième type, il faisait essentiellement l’objet d’une collecte manuelle puis d’un traitement sur machine à calculer qui n’était plus adapté au volume à traiter.

Le virage du numérique

Alors que la France des années soixante découvrait le rock’n’roll et le confort apporté par les débuts de l’électroménager grand public (en savoir plus), EDF, de façon novatrice a entamé le virage du numérique. En matière de système électrique, Il a porté sur deux volets, l’acheminement des informations au dispatching et les moyens de calculs, et s’est déroulé en 3 étapes :

    •  1961 : décision d’approvisionner un calculateur pour le dispatching national.
 

 Au début des années 60, les moyens de calcul dont disposait le dispatching national se réduisaient à une table à calcul à courant continu, utilisée pour des calculs de répartition de charge, les calculs de puissance de court-circuit et pour l’élaboration de plans optimaux de production (minimisation des pertes) (En savoir plus). Toutefois, le développement du réseau à 380 KV, l’arrivée de centrales de production à coûts marginaux (1) voisins  ont rapidement rendu ces moyens de calcul très insuffisants (en savoir plus).

 

La mise sur le marché des premiers ordinateurs à vocation scientifique, la naissance en France de compétences sur le développement de logiciels « temps réel », (au sein notamment de la CAE) ainsi que l’évolution prévisible des capacités de rapatriement des informations depuis les postes et les centrales (cf infra le projet « infos codées ») ont conduit la direction d’EDF à approuver la commande d’un premier ordinateur le 25 octobre 1961. Ce fût un CAE 510 (2) , construit par la Compagnie Européenne d’Automatisme Electronique (CAE) sous licence américaine .Il était livré sans système d’exploitation avec quasiment comme seul outillage un compilateur Fortran ! Il a été installée en 1963 au Dispatching national pour y accueillir les modèles de calcul développés par la Direction des Etudes et Recherches d’EDF (DER).

Un RW 530 grand frère du CAE  530.

on voit ici le pupitre et le lecteur perforateur de ruban papier et au deuxième plan les deux armoires du calculateur et celle du dérouleur de bande.

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Il été remplacé ultérieurement par un CAE 90-80.

 

Il était prévu une montée en puissance de son utilisation en 3 étapes :
– Assurer la sécurité : implantation de calculs de réseaux (calculs de répartition, analyse de sécurité (impacts des déclenchements et calculs de courts-circuits (3)),

 

– Optimiser la production : implantation d’un modèle fournissant un plan de production des usines thermiques et hydrauliques pour le lendemain,
– Automatiser le réglage de la production : il s’agissait d’implanter l’algorithme du réglage secondaire fréquence-puissance (4) dans le calculateur

    • 1962 : lancement du projet « informations codées » (en savoir plus) dont l’objectif était le suivant :

 – Permettre le rapatriement en nombre au dispatching de télémesures avec une précision garantie de 1% et dans un délai de l’ordre de 10 secondes,
– Offrir à l’arrivée un format à la fois analogique pour présentation sur des enregistreurs (dont un certain nombre existaient) et numérique pour acquisition et traitements automatisés par un ordinateur.

 

L’offre de marché étant insuffisante, EDF a été conduite à faire réaliser des matériels sur la base de spécifications propres. Après la réalisation d’un prototype installé à Nantes en 1964, la fabrication en série a été lancée en 1965 et le déploiement s’est étalé de 1966 à 1971. La pièce maîtresse du dispositif était l’ERC (5) capable d’acquérir puis de transmettre toutes les 10 secondes 20 mesures ou 160 signalisations.

les ERC au poste des Tanneurs, site pilote, près de Nantes.

Les premiers à bénéficier de cette nouvelle technologie ont été les synoptiques qui outre les positions des organes de coupure pouvaient désormais afficher des valeurs de mesures sous forme de quartiles.

La salle du dispatching de Lille en 1962.

Il n’y a pas encore d’ordinateur, mais le tableau synoptique a pris de l’ampleur et les enregistreurs se sont multipliés.

    • Décision d’équiper tous les dispatchings en SCADA

 La mise à disposition aux dispatchings par le projet « infos codées » de mesures au format numérique a ouvert la voie à l’informatisation de tous les dispatchings. Décision fût donc prise vers 1964 d’équiper le dispatching national et les huit dispatchings régionaux d’un système informatique permettant l’acquisition des données en provenance du terrain, la présentation à l’opérateur de ces données, leur surveillance et la réalisation de post-traitements sur celles-ci ou des données introduites par ailleurs.

La réalisation

Les calculateurs retenus

Les calculateurs retenus ont été des calculateurs vendus par la CAE/CII de la série 90-XX. .

Dans son positionnement stratégique CAE s’était axé sur la réalisation de logiciels orientés temps réel à valeur ajoutée, Elle avait établi, à cet époque, que l’industrie des composants en France ne pouvait rivaliser avec celle des Etats-Unis, et que la construction de ses propres ordinateurs était trop risquée, alors que d’autre part, ses compétences en logiciels pointus était une opportunité à saisir, notamment avec le contrôle commande de la production thermique (classique et filière graphite gaz), les dispatchings et le domaine militaire. CAE/CII s’est donc associé avec Wooldridge dans un premier temps (RW530) puis avec SDS (Scientific Data System) dont elle a  commercialisé la gamme C 900.
Les calculateurs finalement retenus furent des C 90-10 (SDS 910) qui ont été remplacés par des C 90-40 (SDS 940) avec la particularité de disposer d’un C 90-80 au niveau du dispatching national.

Au fond sur la gauche l’imprimante ligne et des dérouleurs de bandes qui n’étaient pas ceux utilisés dans les dispatchings.

Les C 90-40 étaient des machines à circuits (faiblement) intégrés et à transistors répartis sur des cartes de petit format, elles-mêmes enfichées sur des fonds de paniers répartis dans plusieurs armoires. La mémoire était une mémoire à tores magnétiques. Les mots étaient de 24 bits, mais l’adressage n’était que sur 14 bits, ce qui donnait une capacité mémoire adressable de 16 Kmots (soit seulement 48 Koctets). La mémoire physique pouvait monter à 32 Kmots, les 16 Kmots supplémentaires pouvaient être utilisés, moyennant une astuce système, pour stocker des données mais ne pouvaient pas contenir d’instructions directement exécutables. (en savoir plus sur les 90-40)

L’architecture retenue

L’architecture retenue est maintenant classique pour les SCADA, à savoir deux calculateurs fonctionnant en permanence, avec reprise automatique des traitements temps réel par la seconde machine en cas de panne de la première. Cependant l’architecture n’était pas symétrique tant du point du vue matériel que logiciel. Une machine était réservée aux traitements temps réel et l’autre aux traitements différés. Ces traitements différés s’exécutaient hors ligne, ce qui signifiait que l’automaticité du secours n’était pas assurée lorsqu’ils étaient en cours. Il était alors nécessaire d’arrêter les traitements et de relancer la machine en mode temps réel. Il est à noter que les dispatchings de Brive et de Marseille ne disposaient au début, que d’une seule machine. Pour ces dispatchings, les traitements hors ligne nécessitaient donc l’arrêt du temps réel. Les dispatcheurs étaient alors amenés à conduire le réseau avec le synoptique, les enregistreurs, le téléphone et bien entendu le schéma de quart. (En savoir plus sur l’architecture).

Salle des calculateur de Lille en 1967. On peut voir sur la gauche un écran alphanumérique, puis à moitié cachée, une imprimante ligne, un perforateur de cartes le long du pilier, et au fond en arrière plan une autre imprimante ligne.

Sur la droite au premier plan, l’arrière d’une des consoles système, une unité de disque (3 MO pour mémoire), un peu plus loin la console système de l’autre calculateur tournée vers le lecteur perforateur de ruban papier et le pupitre. On voit les armoires des calculateus eux-mêmes complètement sur la droite.

Le développement

Le développement de ce premier palier fût mené de concert entre le fournisseur retenu (CAE/CII) et EDF. Plus de quarante ans plus tard, la réussite de ce développement nous laisse encore admiratifs. Envisager que l’on puisse faire tenir, OS compris, les fonctionnalités d’un vrai SCADA de base avec moins de 100 Koctets de RAM semble aussi impossible que l’existence de la « fourmi de 18 mètres avec un chapeau sur la tête » de Robert Desnos. La réussite s’est notamment appuyée sur :

  • la mise en œuvre de concepts simples mais efficaces servis par une excellente connaissance des capacités de la machine.
  • l’optimisation au niveau du bit pour les tables système, mais aussi pour les données utilisateur.
  • l’optimisation, pour les instructions déroulées dans le scheduler, faite au niveau du nombre de cycles machine et non du nombre d’instructions. (En savoir plus sur les schedulers).
  • l’optimisation des mouvements des bras de lecture du disque et donc des temps d’accès. La taille et l’emplacement des fichiers, y compris ceux contenant les exécutables des programmes, étaient gérés manuellement, les emplacements étant choisis pour que les mouvements des bras des disques soient minimisés (ainsi, par exemple, les programmes de récurrence minute, étaient positionnés non loin des stockages « minute » puis venaient les programmes de récurrence dix minutes et les fichiers correspondants et ainsi de suite).
  • une répartition judicieuse entre mémoire vive et disque, tant pour les programmes que pour les données.

L’exploit est d’autant plus grand que les tâches de production et de tests des logiciels étaient particulièrement lourdes et sans outillage d’aide (En savoir plus sur les développements du logiciel)

La gestion des données

En l’absence de Système de Gestion de la Base de Données et de Système de Gestion de Fichiers, tout était manuel.
Les cartes perforées constituaient le support initial des données de téléconduite et des données d’imagerie.  Un utilitaire permettait de lire ces cartes et de constituer des fichiers qui étaient ensuite versés sur disque.

Comme nous l’avons vu plus haut, la gestion des emplacements des fichiers sur disque était manuelle : un fichier correspondait à une localisation et un nombre défini de secteurs. Lire ou écrire un fichier consistait donc à lire ou écrire un nombre défini de secteurs à un emplacement défini sur le disque (numéro de tête, de cylindre et secteurs).
Ce travail nécessitait une grande méticulosité :

    •  La cohérence des données reposait entièrement sur les épaules des opérateurs de saisie,
    • Il en était de même pour la gestion des espaces disque : une erreur sur la taille d’un fichier et on allait écraser le fichier du voisin.

Le déploiement

Le déploiement aura lieu de 1967 à 1971.

A l’issue du développement initial et du déploiement ainsi que d’une formation adaptée, EDF reprendra rapidement la maintenance du logiciel (y compris celle du superviseur) qui sera répartie de façon originale entre les équipes des différents dispatchings (national et régionaux) pour la partie SCADA et Direction des Etudes et Recherches pour la partie modèles)

Les fonctionnalités offertes au dispatcheur

Les fonctionnalités de départ

Chaque dispatcheur disposait d’un poste de travail à 1 ou 2 écrans alphanumériques monochromes et d’un clavier alphanumérique complété par des touches de fonction, le tout lui permettant :

  • D’afficher des schémas de poste simplifiés (représenté à l’aide des caractères disponibles),
  • D’afficher des listes de mesures par poste,
  • De mettre en ou hors surveillance des mesures,
  • De modifier des états de télésignalisations réputés faux (fonction masquage),
  • De consulter la liste des alarmes et des dépassements de seuils.

La salle de dispatching de Nancy en 1971. Outre le synoptique de plus en plus imposant, et la présence d’un nombre réduit d’enregistreurs, on remarquera les postes de travail à deux écrans.

Les évolutions

Les C 90-10, limités en termes d’acquisition de mesures, ont rapidement été remplacés par des C 90-40 dans les dispatchings régionaux sauf dans celui de Lille, qui disposait d’un réseau plus petit, et qui a gardé un C 90-10 en parallèle avec un nouveau C 90-40. Le dispatching national bénéficiera en parallèle avec le C 90-40 d’un C 90-80 pour toutes les applications scientifiques.
Compte tenu de leur durée de vie et des évolutions de l’exploitation du système électrique de nombreuses évolutions ont été développées ; nous ne retiendrons ici que quelques unes :

  •  Evolution du poste opérateur : Les écrans des dispatcheurs, furent remplacés par des écrans couleur semi-graphiques disposant d’une bibliothèque de symboles graphiques (écrans MP 1000). Ceci permettait d’afficher de véritables images de poste (schémas de poste renseignés avec les mesures de puissance actif/réactif, les mesures de tension et les positions des organes de coupure), et surtout de différencier par la couleur les niveaux de tensions et la gravité des alarmes.
  • Introduction de la télécommande sur le réseau de transport : Le dispatching de Lille qui avait à gérer de nombreux couplages et découplages des groupes des Houillères, tôt le matin et tard le soir a développé la possibilité de télécommander depuis les calculateurs temps réel quelques organes de coupures.
  • Introduction de la télécommande sur des moyens de la production hydraulique : Le dispatching de Toulouse a été amené à développer des automates pour gérer la production de quelques centrales des Pyrénées et notamment le délicat problème des démarrages dans les centrales comportant plusieurs groupes.
  • Introduction de modèles de calcul de réseau : analyse de sécurité dans l’approximation du courant continu :
    • Calcul de répartition. Il a pour objectif le calcul des transits sur les ouvrages à partir des injections aux nœuds électriques. Il a été développé en assembleur à cause des ressources limitées des calculateurs. Il a fonctionné de façon satisfaisante au niveau algorithme. Son fonctionnement effectif en exploitation s’est heurté au fait que trop de positions d’organes de coupure (disjoncteurs, sectionneurs) étaient manuelles et que la moindre erreur (erreur réelle ou décalage dans la mise à jour) de position entrainait des problèmes de convergence ou l’apparition de résultats faux.  L’effort de mise à jour en temps réel a longtemps été trop important pour que l’utilisation de ce nouvel outil soit régulière.
    • analyse de sécurité dans l’approximation du courant continu. Il s’agit d’un programme simulant tour à tour un certain nombre de déclenchements pour en évaluer les conséquences sur les transits dans les autres ouvrages. Le modèle utilisé dit dans « l’approximation du courant continu » traite très schématiquement les problèmes de chute de tension qui résultent des déclenchements.
    •  Appréciation d’état. Alors que le réseau THT (225 kV et 400 KV) avait un plan de télémesures convenable, les réseaux HT (63 KV et 90 kV) étaient faiblement télémesurés.  Pour palier cet état de fait, l’idée est venue de mettre en place un modèle qui donnerait une évaluation de la situation sur ces réseaux faiblement télémesurés.  Le principe de base était le suivant : on partait des prévisions de consommations sur les points de livraison et on effectuait un calcul de répartition. Ce calcul donnait des transits sur toutes les liaisons (lignes et transformateurs THT/HT). Là où il existait des mesures (notamment sur les transformateurs THT/HT), on comparait les résultats du calcul avec les mesures et on ventilait les écarts en fonction d’une notion de zone d’influence. Ceci donnait un nouveau point de départ pour les consommations et l’on itérait jusqu’à ce qu’un critère sur l’ensemble des écarts soit atteint.
La salle de dispatching de Lyon  en 1971. Le synoptique est encore plus imposant que celui de Nancy (CF supra).On remarquera les postes de travail à un seul écran.

Compte-tenu de leur durée de vie, les 90-40 ont été amenés à suivre les évolutions de leur environnement informatique, et à s’ouvrir à l’extérieur :

 
 
  • Le Système de Gestion Energétique Prévisionnel (SGEP) sera déployé de 1972 à 1975. Il reprendra à son compte une partie des travaux effectués sur la machine de traitement différé. Une passerelle, basée sur un Mitra 15, sera mise en place dans chaque dispatching pour permettre la transmission, du 90-40 vers le SGEP, des réalisations (CPRC et Photos) (6)
  • Des Calculateurs d’Acquisition (les CACQ), jouant le rôle de frontaux pour les 90-40, seront déployés de 1977 à 1981 dans le cadre du SDART (en savoir plus sur le SDART),
  • Le Réglage Secondaire de Tension (7) sera déployé de 1979 à 1984. Les 90-40 seront chargés d’acquérir la valeur du niveau de réglage et de le réémettre vers les centrales hydrauliques.

L’exploitation et la maintenance

La maintenance matérielle

Historiquement assurée par CAE, puis CII, CII-HB et BULL au gré des rachats et fusions, elle a été reprise dans les années 80 par les services télécom des CRTT qui ont dû former des technicien à des technologies, certes passionnantes, mais déjà obsolètes.. On trouvait encore à cette époque deux types de maintenance : la maintenance préventive et la maintenance corrective. Les mauvaises langues, fortes de quelques années d’expérience et qui plus est dotées d’un certain humour, aimaient à dire que la maintenance préventive c’était juste avant que la panne arrive et la corrective juste après.

La maintenance préventive consistait

  • à nettoyer les appareils (lecteurs, bandes, disques, télétypes, perforateur…)
  • à recaler les jeux divers dans tout ce qui était mécanique : lecteur de cartes, dérouleur de bandes, télétype, bras des disques… Dans ce dernier cas il fallait assurer la compatibilité des réglages entre les différentes unités pour pouvoir monter n’importe quel disque sur n’importe quelle unité.
  • à ré-étalonner toutes les valeurs des alimentations et plus particulièrement celles des mémoires à tores.

La maintenance corrective intervenait suite à incident pour trouver la panne et y remédier. Pour ce faire les techniciens disposaient de programmes de tests qui leur permettaient en général de trouver le sous-ensemble en panne. Ensuite c’était le règne de l’oscilloscope à déclenchement. La carte suspectée était mise au bout d’un prolongateur et à l’aide du schéma électronique de la carte, le mainteneur suivait la propagation des signaux en pas à pas. Un fois le composant en panne détecté, il était changé au fer à souder. Si cela peut sembler totalement archaïque au vu des méthodes actuelles, cela était l’occasion d’acquérir des connaissances sur le fonctionnement profond d’un ordinateur, connaissances qui furent utiles à un certain nombre d’entre nous pour les projets ultérieurs. Au fur et à mesure du temps, la récupération de pièces sur des calculateurs en fin de vie a permis d’alléger les tâches de réparations immédiates en jouant sur les stocks de cartes existant.

La maintenance logicielle et l’exploitation

La maintenance logicielle a été rapidement reprise en main par le Service des Mouvements d’Energie. Dans chaque région, une équipe traitement de l’information comportait aux alentours de quatre analystes-programmeurs et deux techniciens. Les techniciens s’occupaient principalement des tâches d’exploitation courantes : mise à jour des données, aide aux tâches de facturation, de statistiques… Les analystes outre le développement des programmes et leur insertion en exploitation, étaient en charge de la maintenance logicielle et intervenaient en et hors des périodes d’heures ouvrables en cas de pannes. Généralement, hors heures ouvrées, les dispatchers effectuaient le redémarrage du système (au moins un des calculateurs) à partir d’une procédure pré-établie et, en cas d’échec, ils faisaient appel aux analystes. Ceux-ci venaient redémarrer le système, éventuellement après une tentative à distance au téléphone (c’était notamment le cas à Paris compte tenu d’un éloignement plus grand des analystes). L’obsolescence du matériel et une exploitation du réseau plus tendue ont conduit certaines régions à mettre en place une astreinte informatique.

Cette organisation un peu atypique a rempli pleinement ses objectifs en permettant une maintenance évolutive proche de l’exploitant des dispatchings et une continuité du service offert grandement satisfaisante le tout en s’appuyant sur des matériels somme toute assez fragiles et fortement contraints en place et en puissance. Par ailleurs, le potentiel acquis tant au niveau informatique que fonctionnel a été un des piliers sur lequel le palier SIRC s’est appuyé pour sa réussite.

 

notes de bas de page
(1) Pour une centrale en fonctionnement, le coût marginal est le coût de production d’un kw/h supplémentaire.
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(2) Le CAE 510 est une adaptation pour le marché civil du RW 530 de la société Ramo-Wooldridge.
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(3) Calcul de court-circuit : calcul permettant de calculer la puissance amenée par le réseau lors d’un court-circuit franc et les chutes de tension dans les postes électriques qui en résultent. Une puissance de court circuit élevée permet une meilleure résistance du réseau aux perturbations (déséquilibre, flicker, creux de tension…) mais elle doit rester dans les limites du matériel (jeux de barres des postes, pouvoir de coupure des disjoncteurs…)
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(4) Mécanisme contribuant au respect de l’équilibre production-consommation. Il élabore et envoie toutes les 10 secondes aux centrales participant à ce réglage, un ordre de production : le niveau. Ce niveau est élaboré à partir des écarts entre la fréquence de consigne et la fréquence mesurée et les échanges programmés aux frontières et les échanges mesurés. Le niveau variait de -1 (insuffisance de production) à +1 (surproduction.)
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(5) Emetteur Récepteur Cyclique composé d’un système de captation/émission dans chaque poste et de récepteurs au dispatching
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(6) Courbes a posteriori de Réalisation de Charges : série de 48 moyennes ½ horaires pour des rubriques portant sur les différents types de production, la consommation et les échanges. Les photos sont des situations instantanées du réseau (TM + TS + topologie). Ces données sont ensuite agrégées au niveau France.
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(7)  Dispositif destiné à maintenir la tension à une valeur de consigne dans des postes appelés points pilote. Des régulateurs situés dans les dispatchings élaborent un ordre de production de réactif (le niveau de RST) qui est ensuite envoyé dans les centrales qui participent à ce réglage.
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Les années soixante : contexte sociétal et technique

Les sixties…
Cela peut faire rêver.

C’était il y a seulement, une cinquantaine d’années, mais néanmoins elles peuvent sembler à des années-lumière d’aujourd’hui, même pour ceux qui les ont connues.

Même si la deuxième guerre mondiale est désormais finie depuis une quinzaine d’années, elle a laissée des traces dans les esprits, dans les comportements et dans l’état de la France. La période est au plein emploi (moins de 2% de chômage) et l’espoir d’une vie meilleure pour les générations futures est un moteur fort pour la majorité de la population qui a subi des privations et qui connait la valeur des choses.

Malgré une pénurie relative de main d’œuvre, en dépit de l’abandon de son Empire colonial, l’économie française connaît un essor industriel spectaculaire (surtout sur les biens d’équipement ), appuyé sur un effort d’investissement assuré par un ensemble mixte de firmes nationales et privées et impulsé par une planification originale.

• La durée de vie était de 67 ans (78,7 en 2013) pour les hommes et de 73,6 (85 en 2013) pour les femmes.

• La durée effective de travail était de l’ordre de 45 heures par semaine en moyenne, le samedi matin était généralement travaillé. l’âge légal de départ en retraite était de 65 ans et l’âge médian de départ était de 65,5 ans (environ 59 ans début 2000).

• Deux tiers des emplois étaient occupés par des hommes (contre environ la moitié de nos jours). Le poids de l’industrie était de 30% contre 15% aujourd’hui.

• la proportion de personnes en emploi ayant un diplôme du supérieur est passée de 3 % (années 60) à 33 % actuellement.

Les années 60 ont apporté, sur tous les plans, des bouleversements :
• L’arrivée du rock’n’roll et des mouvements hippies, dont la diffusion a été facilité par l’accès des jeunes aux premiers postes à transistors (dont le prix a été divisé par deux entre 58 et 62) et aux vinyles 45 tours. Beatles, Rolling Stones, Johnny et Claude François, entre autres, s’emparent du devant de la scène. « Salut les copains » révolutionne le genre des émissions radio.

 L’essor de l’électroménager, l’aspirateur remplace progressivement le balais, le réfrigérateur en fait de même pour la glacière et le lave-linge succède à la lessiveuse. (Un des fameux slogans de l’époque n’est-il pas : « Moulinex libère la femme »).

• L’accélération de la construction de l’Europe avec la mise en place de la PAC.

• La signature des accords d’Évian (1962), mettant fin à la guerre d’Algérie.

•  Une remise en cause de la société française, soudaine et brutale, avec les évènements de mai 1968.

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Cet essor et ce bouillonnement, souvent mis en avant, voire idéalisés, ne doivent pas nous faire oublier que la France des années 60 est très différente de celle que nous connaissons aujourd’hui, notamment au niveau infrastructure. A titre d’exemple :

• En 1962, 750 000 parisiens n’ont pas l’eau courante dans leur logement et plus de 500 000 n’ont pas l’électricité. Trois logements sur quatre n’ont pas le gaz, on se chauffe au charbon.

 A la même période, le taux d’équipement des ménages en téléphone (fixe !) est de 6,4%. A Paris, pour disposer d’une ligne téléphonique, un particulier doit attendre 2 à 3 ans. Côté téléphonie, beaucoup de communications passent par l’intermédiaire d’une opératrice qui aiguille les communications à l’aide de fiches. En conséquence, les temps d’attente pour joindre un correspondant peuvent être très long (Un grand journal du soir relate la mésaventure d’un parisien qui a dû attendre, en 1962, 67 minutes pour obtenir sa femme qui était en vacances au Lavandou.)

• La France compte 213 kilomètres d’autoroute en 1962. La première autoroute d’interconnexion (Paris Marseille) ne sera mise en service qu’en 1970. Il y a plus de 10 000 morts par an sur la route.

• Il faut une dizaine d’heures pour faire Paris Marseille en train.

Comme on peut le constater, les années soixante sont dynamiques, assoiffées de changements mais terriblement en manque d’infrastructures de toutes sortes

La technologie

• En 1958, Jack Kilby et Robert Noyce inventent le circuit intégré.

• Les ordinateurs, principalement dédiés à la gestion, commencent à prendre leur essor. Pour illustration, citons deux exemples d’ordinateurs du début des années 60 :

o L’IBM 1401 (1960). Doté de 0,2 à 2 KO de mémoire vive et de disques de capacités comprises entre 2 et 20 MO, Il occupait de 40 à 60 m2 et coûtait entre 0,6 et 3,2MF soit, ramené à notre époque, environ entre 1 et 5 M€.
o Le Bull Gamma 30 (1962). Doté de 10 à 40 KO de mémoire vive et de disques de capacité comprise entre 4,6 et 20 MO, il occupait de 60 à 100 m2 et coûtait entre 1,4 et 4,7 MF soit, ramené à notre époque, environ entre 2,4 et 6,7 M€

• La majorité des automates étaient construits à base de relayage classique ou de tubes électroniques. Le transistor n’a commencé à être produit de façon industrielle que vers 1952. Au début des années 60, de nombreux freins à son utilisation en milieu industriel, sont encore présents.

• Comme nous l’avons vu précédemment, l’électronique grand public commence tout juste avec l’essor des postes à transistor, puis viendra l’essor de la télévision. En 1949, 297 foyers ont la télévision, 40% des foyers en sont dotés en 1965. La télévision couleur apparait en 1967.

Nous avons donc, là aussi, un essor rapide, mais un point de départ très bas. Au-delà de l’anecdote, cela implique que les mentalités sont encore peu habituées à l’électronique et à ses possibilités, que les personnes formées à ces domaines sont peu nombreuses et que les formations à ces nouveaux domaines sont peu développées, y compris dans la plupart des grandes écoles.

L’électricité

La consommation et les réseaux
Dans la continuité des années 50, la consommation poursuivra sa forte croissance (doublement tous les dix ans).

Pour répondre à cette demande, la production se développe selon deux grands axes :
• Poursuite des grands équipements hydrauliques (Serre-Ponçon (1960), Roselend (1960), Allement (1960), Monteynard (1962), Mont Cenis (1969), Vouglans (1970) )

• Apparition de paliers thermiques de plus fortes puissances (palier 125 MW en 1955, palier 250 MW en 1961, palier 600 MW en 1968).

Ceci à un impact fort sur la concentration des moyens de production sur des sites dédiés (thermiques) ou des zones géographiques (hydrauliques). Cela bouleverse les schémas du début du XX° siècle qui voyait les moyens de production implantés au plus proche de la demande.  Par ailleurs l’optimisation économique entre hydraulique et thermique amène à une variabilité des flux d’énergie au cours des saisons d’une part et au cours des journées d’autre part.

Les conséquences de ces regroupements géographiques, de cette optimisation économique, mais aussi d’une demande d’amélioration de la sûreté d’alimentation ont été un développement des réseaux électriques et un changement des modes d’exploitation du système électrique.

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Les évolutions du parc de production, l’accroissement du réseau, les évolutions de l’optimisation du système électrique mais aussi les apports technologiques auront un impact fort sur les besoins en télécommunications pour accompagner de nouveaux modes d’exploitation.

Mes noces de rubis* avec la téléconduite.

* 35 ans au service de la téléconduite par Pascal Ordoquy

Le présent document n’a pas vocation à être porteur de doctrine ou d’une vérité révélée par une soudaine grâce informatique. Il est l’occasion, pour moi, de consigner par écrit quelques faits qui me sont apparus, en toute subjectivité, comme importants et méritant, à ce titre, d’être partagés. Chacun pourra le lire en fonction de sa propre expérience et y trouver, éventuellement, des pistes de risques à maîtriser, des idées pour conduire ses propres affaires. Ce document peut aussi être la source de désaccords dont je suis prêt à discuter. Lire la suite

Lexique simplifié du vocabulaire Télécommunication

Le présent lexique, appuyé sur celui du livre « les télécommunications au cœur du système électrique français », donne une vision de synthèse de termes utilisés dans le domaine des télécommunications au sein d’EDF, de GDF et de leurs filiales, notamment RTE.

En illustration, on trouvera la Pièce Jointe « l’Arrêté ministériel du 3 octobre 1984 portant enrichissement du vocabulaire des télécommunications » : un petit air vétuste au regard des 30 ans d’évolutions techniques qui nous séparent de cet Arrêté.

Accès de base (en RNIS) : Connexion normalisée à un réseau RNIS donnant un débit de 144 kbit/s : deux canaux B de 64 kbit/s et un canal D de 16 bit/s. Le canal B, commuté en mode circuit, est utilisé pour lacheminement d’informations de tout type. Le canal D transporte, en mode paquets, de la signalisation ou des données. L’interface est appelée So ou To selon que l’on se place coté terminal ou coté central public.

Accès primaire (en RNIS) : Connexion à un réseau RNIS donnant un débit utilisable par l’abonné de 1 984 kbit/s : 30 canaux B de 64 kbit/s pour la transmission et un canal D de 64 kbit/s pour la signalisation. L’interface est appelée S2 ou T2 selon que l’on se place coté terminal ou coté central public.

Acquittement (ou acquit) : Dans une procédure de transmission, cest un signal envoyé en retour par le récepteur vers l’émetteur pour signifier que le message a été correctement reçu.

Adresse : Information présentée sous forme de données structurées permettant d’identifier une entité unique comme l’appelant ou lappelé. Sur Internet les adresses IP qui permettent aux machines de s’appeler sont composées de 32 bits, notées sous forme de quatre nombres entiers de 0 à 255, séparés par des points. Exemple d’adresse : 193.123.144.14.

ADSL (Asymetrical Data Subscriber Line) : xDSL : technologies ayant pour objet de transmettre des débits élevés sur la ligne de labonné. Le débit est dissymétrique, c’est-à-dire plus élevé dans le sens entrant chez l’abonné que dans le sens sortant (par exemple 640 kbit/s et 1 500 kbit/s).

Affichage (en anglais, display) : Représentation de l’information sur un écran vidéo.

Agrément : Acte par lequel l’organisme de réglementation reconnaît à un matériel de télécommunications les caractéristiques minimales lui permettant d’être raccordé à un réseau public.

Alternat (en anglais, half-duplex) : Liaison bidirectionnelle où les deux correspondants empruntent alternativement le canal de transmission.

AMRC (Accès multiple à répartition codée) : Procédé de multiplexage qui permet à plusieurs équipements de communiquer grâce à une allocation dynamique d’un code d’authentification.

AMRF (Accès multiple à répartition en fréquence) : Procédé qui permet à plusieurs équipements de communiquer simultanément en partageant une bande de fréquence.

AMRT (Accès multiple à répartition dans le temps) : Procédé qui permet à plusieurs équipements de communiquer simultanément sur un même canal en partageant celui-ci en intervalles de temps affectés périodiquement à chaque station.

Analogique (transmission) : Méthode de transmission par laquelle l’information est transmise sous la forme de variations continues d’une grandeur physique (fréquence, phase, amplitude). Ce terme est opposé à numérique (ou digital) lorsque le signal ne peut prendre qu’un nombre limité de valeurs discontinues.

Annuaire électronique : Service permettant la consultation de la base de données du fichier d’un annuaire téléphonique.

ART (Autorité de régulation des télécommunications) : Organisme indépendant, créé par la loi du 27 juillet 1996, chargé de la régulation des télécommunications en France.

ARTERE : La conduite du système production transport d’EDF est effectuée à partir de sept dispatchings régionaux et d’un dispatching national. Elle consiste, à partir des informations de topologie du réseau et des mesures effectuées dans les postes de transport et les centrales et transmises au dispatching, à élaborer des programmes de production et des schémas d’exploitation du réseau, et sur les aléas, à émettre des ordres de modification. L’acheminement des informations est assuré par le réseau de téléconduite, national ARTERE, abréviation de « Architecture de Téléconduite du Réseau Électrique».

ASCII (American Standard Code for Information Interchange) : Code comportant sept éléments par caractère plus un bit de parité (soit 128 combinaisons), permettant de représenter les chiffres et les lettres. Normalisé sous le nom de CCITT n° 5, il a fait l’objet d’une extension à huit bits pour prendre en compte accents et caractères spéciaux.

Asynchrone (transmission) : Une transmission d’informations d’un matériel vers un autre s’établit en mode synchrone ou asynchrone. Dans le mode asynchrone, l’information est transmise caractère par caractère, sans référence à une unité de temps. Pour permettre la reconnaissance par le destinataire du message, chaque caractère est encadré dun signal de départ et dun signal darrivée : 1 bit de START, 2 bits de STOP pour un caractère de 8 bits, par exemple. Ce procédé évite davoir à synchroniser les appareils émetteurs et récepteurs avec une référence de temps commune.

ATM (Asynchronous Transfer Mode) : Mode de transfert au niveau deux de l’OSI, consistant à diviser les flux d’informations en cellules générées au rythme des débits à commuter : voix, données, images en mode synchrone, c’est-à-dire en flux rapide continu sans repérages de synchronisation émission/réception. La norme CCITT définit une cellule de 53 octets comportant 5 octets den-tête pour adresse et caractéristiques et 48 octets utiles.

Audiotex : Service de « kiosque » téléphonique commercialisé par France Telecom.

Authentification : Vérification de l’identité d’un utilisateur ou d’un équipement.

Autocommutateur : Équipement capable d’établir des connexions temporaires entre des lignes entrantes et sortantes pour acheminer des communications. Il s’agit soit d’un commutateur public appartenant à un opérateur, soit d’un autocommutateur d’entreprise ou autocommutateur privé (en anglais PBX, Private Branch eXchange ou PABX, Private Automatic Branch eXchange).

Avis : Document normatif publié par le CCITT. Ces avis sont de la forme V suivie de chiffres pour les réseaux analogiques et X suivi de chiffres pour les réseaux de données.

Bande de base (transmission en –) : Transmission de signaux dans sa bande de fréquence d’origine sans utilisation de courants porteurs, ni de transposition dans une autre bande de fréquences.

Bande latérale unique (modulation à) : La modulation d’amplitude créant normalement deux bandes de fréquences latérales autour de la fréquence porteuse, la modulation à bande latérale unique (BLU) consiste à ne transmettre quune seule bande latérale, londe porteuse étant soit supprimée, soit fortement réduite.

Bande passante : La bande passante est représentative de la capacité de transmission. C’est la différence entre la fréquence la plus haute et la fréquence la plus basse que laisse passer le canal de transmission. Exemple : une ligne téléphonique classique a une bande passante de 3 000 Hz environ, elle transmet des signaux audio de 300 à 3 300 Hz.

Banques de données (ou base de données) : Ensemble structuré de données hébergées par un serveur consultable à distance.

Baud : Unité de mesure de la vitesse d’échantillonnage (ou modulation) des données, correspondant à un nombre d’intervalles unitaires par seconde qui représente la vitesse de transmission des signaux élémentaires. Le mot vient du nom de l’ingénieur français Baudot (1845-1903), inventeur du télégraphe imprimeur et d’un code de transmission télégraphique de cinq éléments (qui permet 32 combinaisons). La rapidité R (ou vitesse) de modulation est l’inverse de la durée T (en secondes) d’un signal élémentaire : R = 1/T.

Binaire : Système de numération à base 2. Langage établi sur ce même principe.

Bip (Pagger) : Nom commun donné à des récepteurs de radio messagerie unilatérale.

Bit : Contraction des mots anglais « binary digit ». C’est le plus petit élément d’information dans un système binaire. Un bit représente le choix entre l’état qu’il est convenu d’appeler « un » ou « zéro » d’un signal électronique.

Bits par seconde (bit/s ou bps) : Vitesse de transmission de données, égale ou multiple (selon le procédé de modulation) de la vitesse d’échantillonnage (mesurée en bauds), indiquant le nombre d’informations transmises par unité de temps. Le débit en bit/sec D est lié à la rapidité de modulation R exprimée en bauds par la relation : D = R x log2 n (n appelé valence du signal est égal au nombre d’états que peut prendre le signal).

Boucle locale d’abonné : Circuit entre l’abonné et les locaux de l’opérateur.

Bruit : Ensemble d’éléments aléatoires et non significatifs se superposant au signal.

Buffer : Mémoire tampon servant au stockage temporaire de données avant rangement ou envoi.

Bus : Ensemble physique de canaux de transmission permettant de délivrer simultanément la même information à plusieurs entités comme par exemple, les différents modules d’un micro-ordinateur.

Câblage : Ensemble des matériels (répartiteurs, câbles, prises et accessoires), des règles d’ingénierie et d’installation ainsi que des outils nécessaires à l’installation et l’exploitation des réseaux d’immeubles.

Câble coaxial : Câble composé de deux conducteurs concentriques : un conducteur extérieur cylindrique entourant un conducteur intérieur (ou conducteur central) maintenu en position par un isolant.

Câbles à paires : Les câbles à paires torsadées sont constitués de deux fils conducteurs en cuivre, recouverts d’un isolant et torsadés ensemble, soit une paire de fils par liaison. Chaque ensemble de deux paires est parfois torsadé avec un autre pour constituer une quarte, l’ensemble des paires ou des quartes étant eux même torsadés constituent ainsi un câble de télécommunication.

Câble pilote : Câble de télécommunications posé sur le même trajet que des câbles d’énergie et véhiculant des signaux relatifs à la sécurité d’exploitation du réseau électrique.

Call-back : Méthode consistant à téléphoner en utilisant des réseaux téléphoniques étrangers. Le principe du retour d’appel consiste à joindre un serveur situé en général aux Etats-Unis. Aussitôt la connexion établie, on raccroche. Quelques secondes plus tard, le serveur rappelle et passe la ligne sur le réseau américain. Il ne reste plus qu’à composer le numéro du destinataire.

Canal de transmission : Médium (fil, câble, liaison hertzienne) capable d’assurer un transfert d’information entre deux équipements.

Canalisation : Ouvrage de génie civil permettant le tirage des câbles dans le sous-sol. Elle se présente généralement sous la forme de conduites multiples composées de tubes en plastique (alvéoles).

Capacité (d’un câble) : Désigne la contenance en fils téléphoniques. Elle s’exprime le plus couramment en paires, parfois en quartes. Ainsi, un câble peut avoir par exemple, une capacité de 2 paires, 7 paires, 4 quartes… 224 paires et au-delà.

CCIR (actuellement UIT-R) : Désignait le Comité Consultatif International des Radiocommunications : un des deux organismes consultatifs de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), chargé d’établir des normes volontaires (« avis ») concernant les radiocommunications.

CCITT (actuellement UIT-T) : Désignait le Comité Consultatif International Télégraphique et Téléphonique : L’un des deux organismes consultatifs de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), chargé d’établir des normes volontaires (appelées « recommandations » ou « avis ») dans le domaine des télécommunications. L’UIT-T compte un certain nombre de groupes d’étude qui publient des recommandations techniques, administratives et tarifaires pour les télécommunications internationales.

Cellulaire : Nom donné à l’ensemble des services de radiotéléphonie mobile en raison de leur architecture basée sur la notion de cellules radio. Désigne un mode d’organisation des systèmes de radiocommunication dans lequel un plan d’attribution des fréquences est appliqué à une zone géographique appelée cellule, permettant la réutilisation des mêmes fréquences dans une autre cellule non contiguë.

CEN (Comité Européen de Normalisation) : Association des organismes nationaux de normalisation des pays de l’Union européenne. Le CEN a pour principale mission l’élaboration de normes européennes (EN). Une norme européenne est un ensemble de spécifications techniques établi en collaboration et avec l’approbation des parties impliquées dans les différents pays membres. Son application est obligatoire dans les pays concernés.

Central téléphonique : Centre de commutation : site où aboutissent les lignes du réseau public et où des équipements de commutation permettent de mettre ces lignes en communication avec les lignes dabonnés.

Centre d’appels : L’ensemble des moyens, techniques et humains, réunis en un même lieu, pour traiter en nombre les appels téléphoniques, forme ce que l’on appelle un centre d’appels. Interne à l’entreprise ou externe, le centre d’appels traite les appels entrants de clients et des appels sortants : ventes et sondage par téléphone, prise de rendez-vous, relances d’impayés, etc.

Centrex : Ce service offre aux abonnés par l’intermédiaire d’un central téléphonique public spécialement équipé des facilités dexploitation qui ne sont habituellement disponibles que dans les commutateurs privés (par exemple sélection automatique interne, position d’opératrice, accès direct au réseau, sélection directe des postes supplémentaires, transfert dappels).

CEPT : La Conférence Européenne des Administrations des Postes et des Télécommunications est un organe de concertation européenne visant à favoriser la coopération économique et l’harmonisation des réseaux nationaux.

Circuit : Liaison assurant la transmission de signaux généralement dans les deux sens entre deux points d’un réseau. L’emploi de ce terme est souvent limité au cas de liaison entre deux sites, la liaison entre un poste téléphonique et un commutateur étant appelée ligne d’abonné. Le circuit est dit virtuel lorsqu’il n’emprunte pas un chemin physique fixé, mais un ensemble de ressources « possibles ».

Circuit intégré (en anglais, chip) : Composant électronique miniature monolithique réalisé sur un métal semi-conducteur regroupant un ensemble de dispositifs électroniques élémentaires (transistors, résistances, condensateurs…), interconnectés selon un schéma préétabli, qui permettent d’assurer une fonction logique déterminée (mémoires, additionneurs, registres, etc.).

Circuit virtuel : Voie de communication logique entre deux entités, nempruntant pas un chemin physique déterminé, mais un ensemble de ressources possibles.

Codage : Opération consistant à transformer un signal, suivant certaines règles conventionnelles, en un autre signal pour sa transmission. Dans la technique MIC (modulation par impulsions et codage), c’est l’opération qui consiste à exprimer l’amplitude dun échantillon du signal par un nombre représenté par une suite de bits.

Codec : Abréviation de codeur-décodeur. En transmission numérique, équipement chargé de coder la parole et inversement de décoder pour restituer la parole sous forme analogique.

Commutation de messages : Technique de télécommunication consistant à recevoir un message dans un nœud du réseau (appelé commutateur de messages), à le mettre en mémoire et à le retransmettre ultérieurement, éventuellement à une autre vitesse et sous un format différent.

Commutation de paquets : Technique de transmission dans laquelle données et messages à transmettre sont découpés en blocs appelés paquets, contenant un nombre déterminé d’éléments binaires, accompagnés d’informations de service identifiant le paquet, son origine et son destinataire. Les différents paquets peuvent emprunter différents chemins. C’est le principe de la norme IP.

Commutation spatiale (en téléphonie) : Technique permettant de relier deux abonnés par manœuvre de contacts (commutation électromagnétique) ou par ouverture/fermeture de circuits électroniques.

Commutation temporelle (en téléphonie) : Établissement de voies de communication par transfert de signaux numériques échantillonnés dans le temps, qui sont décomposés au départ et recomposés à l’arrivée. Les liaisons ne sont pas physiquement permanentes.

Composant : Dispositif élémentaire, électrique ou électronique, tel que résistance, condensateur, transistor, diode, entrant dans un ensemble. On distingue les composants passifs (connecteurs, résistances, condensateurs…) et les composants actifs, qui assurent des fonctions d’amplification (tubes, transistors, circuits intégrés…).

Compression : Ensemble de techniques permettant de diminuer la quantité d’informations nécessaires pour représenter une information afin de réduire les volumes de stockage ou de transmission. Elles sont basées sur des méthodes mathématiques (algorithmes) tirant partie de la redondance ou des éléments non significatifs d’un message.

Concentrateur : Terminal informatique permettant laccès de plusieurs terminaux à un ordinateur. Comme pour le multiplexeur, son utilisation permet de réduire le nombre de circuits, mais il ne concentre ni ne traite les données et permet seulement un accès séquentiel des terminaux à l’ordinateur. Si le trafic est faible, le système est transparent pour l’utilisateur.

Connecteur : Dispositif permettant de raccorder les conducteurs de deux câbles ou un câble à un équipement.

Couverture : En téléphonie mobile : zone géographique dans laquelle un téléphone mobile peut fonctionner.

CPL (Courant Porteur en Ligne) : Système permettant de véhiculer léquivalent d’un canal analogique sur une ligne de transport dénergie. Désigne également la transmission de données sur un réseau électrique basse tension.

Crossbar : Ancien système électromécanique de commutation téléphonique, dont le réseau de connexion est basé sur l’emploi de barres croisées, horizontales et verticales. Le mouvement coordonné d’une barre horizontale et d’une barre verticale, commandées par des électroaimants, permet de fermer les contacts situés à l’intersection de ces barres.

Cryptage : Moyen par lequel un message est rendu inintelligible en labsence d’un moyen approprié appelé clef. Les clefs sont basées sur des algorithmes mathématiques.

CTI (Couplage Téléphonie-Informatique) : Équipements matériels et logiciels permettant de réaliser des applications informatiques, couplées avec des services téléphoniques. Dispositif utilisé notamment pour le télémarketing et dans les centres d’appel.

DAP : Diffuseur dAlarmes Parlées.

Débit binaire : Rapidité, exprimée en bits par seconde, dune transmission de signaux numériques.

Décibel (ou dB) : Unité servant à mesurer le niveau de bruit acoustique, latténuation ou le gain d’un signal. Le rapport d’une puissance P1 à une puissance P2 exprimée en décibels est égal à dix fois le logarithme décimal du rapport de ces puissances : 10 log10 Pl/P2. Si P1 = 2P2, le rapport est de 3 dB.

Dédiée (machine) : Machine conçue pour un usage spécifique. Le Minitel, par exemple, était un terminal dédié à l’accès au réseau vidéotex.

Diaphonie : Transfert indésirable dune partie de lénergie dun circuit perturbateur à un autre circuit voisin appelé perturbé, par exemple entre deux paires d’un câble. On distingue la paradiaphonie et la télédiaphonie selon l’origine des perturbations.

Digit : Élément d’information numérique, binaire, décimale ou autre.

Digital : Mode de représentation ou de traitement des informations sous forme de séquences déléments discrets.

Donnée : Représentation d’une information sous une forme convenant à un traitement informatique.

DTMF (Dual Tone Multifrequency signalling) : Système de signalisation utilisé pour transmettre la numérotation en commutation analogique. Utilise deux fréquences parmi cinq pour former les différents chiffres d’un téléphone à clavier. On dit aussi : signalisation Q 23 ou à Fréquences vocales.

Duplex : Mode permettant le transfert de données ou de la voix dans les deux sens simultanément.

Échantillonnage : Prélèvement sur un signal déchantillons d’informations à des intervalles de temps réguliers et suffisamment proches pour conserver une image fidèle du signal d’origine.

EDI (Electronic Data Interchange ou Échanges de données informatisées) : Une technique qui remplace le transfert de documents commerciaux par des communications entre ordinateurs. On fait circuler sur les réseaux de télécommunications des informations d’origines diverses (banques, douanes, industrie) selon des normes bien précises, diminuant, voire éliminant les factures, bons de commande et autres documents sur support papier.

E-mail : Sigle anglais de « courrier électronique ». En français : « courriel ».

Enregistreur : Organe actif dun autocommutateur téléphonique, qui prend en charge un appel venant d’un abonné demandeur ou d’un circuit, reçoit et garde en mémoire le numéro de l’abonné demandé et aiguille la communication.

Equipement terminal : On entend par équipement terminal tout équipement destiné à être connecté directement ou indirectement à un point de terminaison d’un réseau en vue de la transmission, du traitement ou de la réception d’informations.

Erlang : Unité de mesure d’intensité du trafic téléphonique. Le nombre dErlangs représente le nombre dorganes ou de circuits simultanément occupés en moyenne sur une certaine période de temps. Un circuit téléphonique qui, à l’heure la plus chargée, est totalement occupé pendant une heure, supporte une charge dun Erlang. Le trafic moyen généré par un abonné du réseau fixe est de l’ordre de 100 milliErlang. Origine du nom : Le mathématicien danois Erlang, créateur de l’application à la téléphonie de la théorie des probabilités.

Erlangmètre : Appareil permettant de mesurer l’intensité du trafic sur les faisceaux de circuits ou groupes d’organes d’un autocommutateur.

Ethernet : Norme de réseau local utilisant une typologie en bus sur câble coaxial, paire torsadée ou fibre optique. Fonctionne normalement à 10 Mbits/sec voire 100 Mbit /s et plus en mode « burst » (bouffées de données). L’accès utilise un protocole de contention avec dispositif anticollision dit CSMA/CD.

ETSI (European Telecommunications Standards Institute) : L’Institut européen des normes de télécommunications a été créé en 1988 à Sophia-Antipolis, à la suite dun « livre vert » de la Commission européenne. C’est une structure de travail indépendante et permanente, au sein de laquelle coopèrent les administrations, les opérateurs, les industriels et les utilisateurs pour produire des normes européennes.

Eurosignal : Service de radio messagerie ouvert par France Telecom en 1975.

Extranet : Réseau de télécommunication et de téléinformatique constitué d’un intranet étendu pour permettre la communication avec certains organismes extérieurs, par exemple des clients ou des fournisseurs.

Fax : Abréviation de fac-similé, synonyme de télécopie.

Faisceau hertzien : Transmission de signaux par ondes radioélectriques dirigées sur des bandes à très haute fréquence (de 1,5 MHz à 28 GHz).

FDDI (Fiber Distributed Data Interface) : Norme de transmission pour constituer des interconnexions de réseaux locaux en fibre optique. Fonctionne à 100 Mbit/s.

Fibre optique : Fibre de verre conductrice de la lumière. Elle est utilisée comme support véhiculant des informations (la lumière est modulée par les signaux de télécommunications). Ses caractéristiques en matière de transmission permettent des débits très élevés sur de longues distances.

Filtrage : Facilité téléphonique qui permet dassurer un renvoi automatique des communications arrivant sur certains postes vers des postes déterminés. Cette fonction est généralement associée à l’utilisation de postes évolués permettant leur interconnexion directe. On parle souvent « densemble patron-secrétaire ».

FIFO (First In First Out) : Mode de gestion des files d’attente : premier arrivé, premier servi.

Filtre : Dispositif construit pour laisser passer une bande de fréquences donnée, en affaiblissant considérablement les fréquences situées hors de cette bande.

Flash : Technologie très utilisée sur les modems, qui permet de changer le microcode dun appareil par voie logicielle. Elle permet ainsi une mise à jour lors de larrivée de nouveaux standards.

Format : Caractéristique des fichiers informatiques… signalée en partie par leur extension de trois ou quatre lettres. Exemples de format : .htm, .txt, .doc, jpg, etc.

Frame Relay : (voir Relais de trame).

Fréquences téléphoniques (ou fréquences audio ou fréquences vocales) : Partie de la bande des fréquences nécessaires pour une transmission de la parole avec une qualité commerciale, c’est-à-dire généralement de 300 à 3 400 hertz.

FTP (File Transfert Protocol) : Protocole utilisé sur Internet pour le transfert des fichiers dans les deux sens.

Frontal : Équipement périphérique d’un ordinateur assurant le contrôle physique et logique des communications.

Full duplex : Bidirectionnel simultané. Les informations transitent en même temps dans les deux sens.

Glute : Terme familier, utilisé couramment dans les services télécommunications d’EDF jusque dans les années 1970, qui désignait un équipement ou une partie d’équipement de télécommunication conçu et réalisé localement de manière artisanale, afin de satisfaire une demande spécifique des utilisateurs.

Groupement de lignes : Faisceau de lignes atteintes par un même numéro et assurant une liaison soit entre un autocommutateur privé et le réseau public, soit entre un autocommutateur d’abonné et des postes d’usagers (ou postes supplémentaires).

GFU ou GFA : Groupe Fermé d’Utilisateurs ou Groupe Fermé d’Abonnés : groupement d’utilisateurs ou d’abonnés partageant les mêmes services accessibles seulement par eux.

GPS (Global Positioning System) : Système de localisation par satellites établi par l’US Army et totalement démilitarisé depuis mai 2000.

GSM (Global System for Mobile Communications – Groupe spécial mobiles) : Norme élaborée par ETSI pour un système paneuropéen de radiotéléphone mobile cellulaire numérique, dans la bande des 900 MHz et des 1 800 MHz.

Hachage : Méthode de traitement cryptographique permettant de garantir l’intégrité des données transmises.

Half-duplex : Bidirectionnel non simultané : transmission où le même canal est utilisé alternativement dans un sens puis dans l’autre.

Hand-over : Transfert automatique de la communication d’un radiotéléphone mobile d’une cellule à une autre, sans coupure, lorsque l’utilisateur se déplace.

Hertz (Hz) : Unité de fréquence égale à un cycle par seconde (du nom du physicien allemand Heinrich Rudolf Hertz, 1857-1894, qui découvrit les ondes hertziennes).

Host (Ordinateur hôte) : Ordinateur source ou destinataire d’informations sur un réseau.

HTML (Hyper Text Markup Language) : Langage de constitution de page adopté sur Internet et compris par les navigateurs Internet. C’est un système dit « à balises ».

HTTP (Hyper Text Transfer Protocol) : Système de renvois ou liens permettant, sur le réseau Internet, de passer directement d’un document à un autre qu’ils appartiennent ou non au même site.

Icône : Symbole graphique qui permet de représenter à l’écran des éléments manipulables par ordinateur.

Identification de l’appelant : Service téléphonique complémentaire : le numéro de l’appelant apparaît sur l’afficheur du poste appelé. Sur le RTCP, il est nécessaire que la ligne appelée soit RNIS, ou abonnée à un service de « présentation du numéro ».

Impédance : Unité de mesure. Dans un récepteur d’énergie alimenté sous une tension U et absorbant un courant d’intensité I, l’impédance est le quotient U/I. Elle s’exprime en ohms.

Impulsion : Modification soudaine, importante et brève du niveau d’une variable électrique, suivie d’un retour au niveau initial.

INMARSAT (International Maritime Satellite Organisation) : Organisation internationale des communications maritimes par satellites, mise sur pied par la convention Inmarsat et l’accord d’exploitation qui l’accompagne. Commercialise des services de téléphonie et de transmission de données par quatre satellites en orbite géostationnaire, qui assurent une couverture mondiale à l’exception des pôles.

Intensité du trafic : L’intensité du trafic écoulé par un groupe de circuits (ou plus généralement d’organes) est le rapport de la somme des durées d’occupation de ces organes pendant une certaine période à la durée de cette période. C’est donc le nombre moyen d’organes simultanément occupés. On la mesure en Erlang.

Intercommunication (ou système à fonctions d’intercommunication) : Installation de commutation privée de petite capacité, dont le principe est de visualiser les lignes extérieures et intérieures sur tous les postes. Pour établir une communication, l’utilisateur appuie sur une touche correspondant à la ligne désirée.

Interconnexion (de réseaux électriques) : Possibilité qu’ont deux ou plusieurs réseaux électriques voisins d’échanger de l’énergie au moyen des lignes haute tension qui les relient l’un à l’autre.

Interconnexion (en télécommunications) : Liaison matérielle et/ou logicielle entre deux dispositifs leur permettant de communiquer. On entend par interconnexion les prestations réciproques offertes par deux exploitants de réseaux ouverts au public qui permettent à l’ensemble des utilisateurs de communiquer librement entre eux, quels que soient les réseaux auxquels ils sont raccordés ou les services qu’ils utilisent (loi du 26 juillet 1996).

Interface : Ensemble des conditions mécaniques, électriques, logicielles et procédurales permettant la communication entre divers éléments d’un système, en particulier entre un terminal et une unité centrale.

Interférence : Mixage partiel entre plusieurs signaux électriques ou électromagnétiques.

Internet : Internet est un « réseau de réseaux » de fournisseurs d’informations, Basé sur le protocole TCP/IP, il permet des échanges d’informations entre ordinateurs distants reliés à des réseaux informatiques fonctionnant selon des protocoles distincts : messagerie, courrier électronique, bases de données, commerce électronique, etc. Les utilisateurs s’y connectent par l’intermédiaire d’un fournisseur d’accès Internet, auquel ils se raccordent par le réseau de téléphone commuté au moyen de modems, par des lignes RNIS ou des liaisons numériques dédiées.

Interopérabilité : On entend par interopérabilité des équipements terminaux l’aptitude de ces équipements à fonctionner d’une part avec le réseau et, d’autre part avec les autres équipements terminaux permettant d’accéder à un même service.

Intranet : Réseau de télécommunications et de téléinformatique destiné à l’usage exclusif d’un organisme et utilisant les mêmes protocoles et techniques que l’Internet.

IP (Internet Protocol) : Protocole d’interconnexion de réseaux et/ou machines hétérogènes pour la transmission de la voix et des données par paquets sur Internet. Il est devenu une norme de fait.

ISDN (Integrated Services Digital Network) : Nom anglais du RNIS.

ISO (International Standards Organisation) : l’ISO a notamment produit un modèle en sept couches de niveaux qui s’adapte aux diverses étapes des transmissions. Ce modèle est aussi appelé OSI (Open System Intercon­nection). Il montre que l’interconnexion est possible entre deux couches de même niveau ou entre deux couches adjacentes gérées par un même protocole.

Jarretière : Assemblage de fils conducteurs souples, isolés et torsadés utilisés dans les répartiteurs ou sous-répartiteurs téléphoniques pour assurer la connexion d’une ligne ou d’un circuit entre deux câbles.

Joncteur : Organe situé à l’entrée ou à la sortie d’un commutateur, raccordé à une jonction ou à un circuit, ou plus généralement à une ligne. Il permet le traitement d’une partie de la signalisation et la supervision des communications.

Kiosque (fonction) : Fonction remplie par un opérateur de réseau qui, connectant un usager à un fournisseur de services à valeur ajoutée, assure la facturation et le recouvrement des redevances dues par l’usager et reverse au fournisseur de services la part qui lui revient.

LAN (Local Area Network) : En français : réseau local d’entreprise.

Large bande : Se dit des réseaux capables de transmettre des débits supérieurs au Mbit/s.

Largeur de bande (ou bande passante) : Étendue de la gamme des fréquences, mesurées en hertz, nécessaire pour transmettre un signal pouvant être acheminé par un système de transmission. En d’autres termes, c’est la plage de fréquences occupées par un signal. Le débit est une fonction croissante de la largeur de bande.

Larsen (effet–) : Émission de sifflements qui peut se produire lorsqu’un haut-parleur est couplé avec un microphone. Il se constitue dans ce cas une chaîne de réaction fermée qui produit des oscillations électriques auto-entretenues.

LAP (Link Access Protocol) : Protocole proposant un mécanisme d’adressage logique dans les trames normalisées de type HDLC. Le LAP-B est utilisé dans X.25 et le LAP-D dans le RNIS et le frame relay.

Laser (Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation) : Dispositif utilisant les propriétés quantiques de certains corps pour produire un rayonnement de lumière de fréquence très précise (monochromatique) et en phase (lumière cohérente).

Least Cost Routing (en français, routage adaptatif) : Dispositif des PABX permettant de choisir automatiquement l’acheminement le plus économique pour les communications demandées.

LIA : Liaison interautomatique : liaison entre deux autocommutateurs permettant d’appeler directement les postes de l’autre installation.

Liaison louée ou liaison spécialisée (LS) : On entend par liaison spécialisée (ou circuit loué) la mise à disposition par un opérateur, dans le cadre d’un contrat de location, d’une capacité de transmission entre des points de terminaison déterminés, au profit d’un utilisateur, à l’exclusion de toute commutation contrôlée par cet utilisateur.

Ligne d’extension : Dans un contrat d’abonnement téléphonique, lorsqu’une installation d’abonné est desservie par plusieurs lignes principales, les lignes autres que la première ligne principale sont appelées lignes d’extension.

Lignes groupées : Ensemble de lignes d’abonnés desservant une même installation d’abonné, et que l’on obtient par un numéro d’appel unique.

Ligne principale (LP) : Ligne d’abonné (téléphonique, télex, etc.) reliant une installation d’abonné (poste simple ou installation complexe) à un autocommutateur du réseau public.

Ligne réseau : Dans une installation téléphonique privée, équipement associé à une ligne de rattachement à un autocommutateur du réseau public.

MAN (Metropolitan Area Network) : Réseau local étendu à une zone, par exemple un campus universitaire.

Mbps (ou Mb/s) (Mégabits par seconde) : Unité de débit d’un réseau de données. Correspond à un débit d’un million de bits par seconde.

Messagerie électronique : Service permettant d’envoyer à un correspondant et/ou de diffuser des messages écrits à des catégories prédéterminées d’utilisateurs et de les stocker pour eux dans des boîtes aux lettres électroniques qu’ils peuvent consulter à la demande.

Messagerie vocale : Service de télécommunications permettant de communiquer en différé sous forme vocale.

MIC (en anglais PCM, Pulse Code Modulation) : Modulation par Impulsions et Codage, procédé de transmission de la parole par échantillonnage du signal (à une cadence double de sa fréquence maximale) et codage numérique : l’amplitude de chaque échantillon est exprimée par un nombre, qui est représenté par un train d’impulsions binaires. Par extension, circuit MIC : circuit de base du réseau téléphonique à 2 Mbit/s, soit 30 voies utiles à 64 kbit/s.

Microprocesseur : Calculateur de très petites dimensions, constitué par un circuit intégré permettant d’effectuer des opérations arithmétiques ou logiques suivant un programme enregistré en mémoire. Un microprocesseur est réalisé sur une « puce » (plaquette rectangulaire de silicium de quelques millimètres de côté). Sur cette puce, sont disposés les transistors et autres constituants du circuit logique. La puce est montée sur un boîtier muni de broches. Par extension, le mot microprocesseur définit également l’appareil complet bâti avec lui, ou autour de lui (unité centrale).

Migration : Opération qui consiste à transposer les logiciels et les applications fonctionnant dans un environnement matériel et logiciel d’exploitation donné sur un nouvel environnement.

Minitel : Terminal passif autrefois distribué par France Télécom pour accéder aux services de vidéotex Télétel : annuaire électronique, bases de données, etc. Composé d’un petit écran, d’un modem basse vitesse, d’un clavier alphanumérique et d’une prise pour le raccordement de périphériques, il se branche sur une ligne télé-phonique analogique.

Modem (abréviation de modulateur-démodulateur) : Sert à convertir des données numériques, par modulation à l’émission et démodulation à la réception, pour permettre leur transmission sur un circuit analogique. Se présente sous la forme d’un boîtier ou d’une carte à enficher dans un micro-ordinateur. Il permet d’autres fonctions, comme la compression, la détection d’erreurs, la numérotation, l’auto-adaptation aux caractéristiques de l’équipement distant.

Modulation : Modification d’une des caractéristiques d’une onde dite porteuse, par le signal qui contient l’information. Dans la modulation d’amplitude, on fait varier l’amplitude, c’est-à-dire la grandeur de l’onde porteuse, au rythme des variations du signal à transmettre. Dans la modulation de fréquence ou la modulation de phase, c’est la fréquence ou la phase de l’onde porteuse que l’on fait varier dans les mêmes conditions.

MTBF (Mean Time Between Failure) : Francisé en moyenne des temps de bon fonctionnement Intervalle moyen de temps entre deux pannes d’un système.

MTTF (Mean Time To Failure) : Francisé en moyenne des temps consécutif de bon fonctionnement. Plus ce nombre est grand, plus le système observé sera fiable. L’inverse du MTTF est le taux de défaillance (nombre de pannes par unité de temps) classiquement représenté par la lettre grecque = 1/MTTF, il est exprimé en nombre de pannes par heure (h-1)

MTTR (Mean Time To Repair) : Francisé en moyenne des temps de panne (jusqu’à la fin de la réparation)

Multimédia : Associe plusieurs types d’information (sur un même support ou terminal), tels que texte, son, image.

Multiplexeur (MUX) : Dispositif qui permet le passage simultané de plusieurs signaux sur une même voie de communication.

Multiplexage en fréquences : Méthode de multiplexage consistant en une modulation, par chacun des signaux à transmettre, d’une onde de fréquence différente et en une combinaison de ces ondes sur un même support. Pour la téléphonie, l’espacement entre ondes porteuses est de 4 000 hertz, la largeur de bande de fréquences pour une communication téléphonique étant de 3 100 hertz (de 300 à 3 400). On dit aussi multiplexage à répartition en fréquences.

Multiplexage temporel : Méthode de multiplexage consistant en une modulation par impulsions et codage (MIC) et en une transmission sur un même support, pendant des intervalles de temps distincts, des impulsions codées correspondant à chaque signal. On dit aussi multiplexage à répartition dans le temps.

Multiplexeur statistique (ou MUX) : Le multiplexage temporel permet d’utiliser les emplacements laissés libres momentanément pour le passage d’autres informations. Recevant les données de plusieurs circuits asynchrones, le multiplexeur les stocke éventuellement dans un buffer, en marque l’origine, les compresse les envoie sur un seul circuit synchrone. En réception, il répartit les données dans les circuits de sortie en fonction de l’adressage.

Niveau : Mesure, exprimée en décibels, de la puissance d’un signal (ou d’un bruit) par rapport à une puissance de référence d’un milliwatt, ce qui correspond à 0,775 millivolt mesurés sur une impédance de 600 Ώ. Le symbole de l’unité utilisée est dans ce cas dBm et non simplement dB.

Niveau de téléréglage : Consigne de variation de puissance calculée et diffusée aux centrales pour le réglage secondaire Fréquence/Puissance. C’est une valeur pouvant varier de – 1 à + 1.

Nœud : Désigne toute ressource constituant un carrefour de moyens de communications dans un réseau (concentrateur, frontal…).

Norme (en anglais, standard) : Ensemble de caractéristiques techniques et de règles adoptées par les instances nationales ou internationales appropriées et qui définissent des critères permettant une compatibilité entre matériels, réseaux, etc. En matière de télécommunications, elles sont principalement définies

– au niveau mondial par l’UIT-T (ex-CCITT), dont les « avis » s’appliquent aux ressortissants des États signataires des conventions ;

– au niveau européen par l’Institut européen des normes de télécommunications (voir ETSI).

Numérique (en anglais, digital) : Méthode de transmission qui permet de transporter des informations en langage binaire.

Numérotation décimale : Système de signalisation par ouverture de la boucle d’abonné au moyen d’un cadran.

Numérotation à fréquences vocales : Systèmes de signalisation (appelé aussi DTMF, Dual Tone Multi-frequency) par émission de deux fréquences vocales parmi 12 voire 16 au moyen d’un clavier (norme Q23).

Octet : Suite de huit éléments binaires pouvant comporter un ou deux bits de contrôle pour former un caractère. On peut constituer 256 octets différents, ce qui permet de représenter tous les chiffres, toutes les lettres majuscules et minuscules et d’autres signes.

Opérateur (de télécommunications) : On entend par opérateur toute personne physique ou morale exploitant un réseau de télécommunications ouvert au public ou fournissant un service de télécommunications.

Opérateur ou Opératrice : Personne chargée de répondre aux appels des usagers, notamment de recevoir et noter les signalisations de dérangements et de répondre aux demandes de renseignements.

OSI (Open Systems Interconnection) : Il comporte les sept couches suivantes :

Couche 1 : physique, caractéristiques mécaniques et électriques du support.

Couche 2 : liaison, fournit les moyens fonctionnels et procéduraux d’établissement d’un canal de transmission.

Couche 3 : réseau, gère l’adressage et le routage.

Couche 4 : transport, assure la fiabilité des transmissions entre les nœuds, contrôle d’erreurs et contrôle de flux.

Couche 5 : session, assure les appels de procédure, le contrôle des dialogues, des séquences, etc. Couche 6 : présentation, assure la conversion de formats et de codes.

Couche 7 : application, par exemple : courrier, transfert de fichier etc…

Outsourcing (en français, externalisation) : Caractérise le transfert par une société à une autre société de la responsabilité totale d’une activité.

PABX (Private Automatic Branch eXchange) ou PBX (Private Branch Exchange) : Voir autocommutateur.

PAD (Packet Assembler/Disassembler) : Équipement d’accès de terminaux asynchrones à un réseau de transmission de données X25 tel que Transpac, par assemblage et désassemblage de paquets.

Paire : Ensemble de deux fils conducteurs. On distingue :

– les paires symétriques, lorsque les deux conducteurs sont semblables, torsadés entre eux et ont un rôle identique par rapport à la terre.

– les paires coaxiales, où les deux conducteurs sont disposés concentriquement.

Pager : Récepteur de radiomessagerie. On dit aussi « bip ».

Paquets (transmission de données par) : Technique de transmission dans laquelle les données sont découpées en « paquets » comportant un certain nombre d’éléments binaires ainsi que des informations de service permettant de les identifier et de les acheminer. Chaque paquet est transmis séparément.

Passerelle (en anglais, gateway) : Équipement ou/et logiciel assurant l’interfonctionnement entre des réseaux utilisant des protocoles de communication différents.

PAVI (Point d’Accès Vidéotex) : C’est une variante du PAD spécialisé pour le réseau français Télétel.

PBX (Private Branch eXchange) ou PABX : Voir autocommutateur.

PDH (Plesiochronous Digital Hierarchy) : Ancienne hiérarchie numérique des débits en Europe : 2 kbits, 8, 34 et 140 Mbits.

Péritéléphonie : Ensemble des appareils terminaux destinés à être branchés à l’extrémité d’une ligne téléphonique en complément d’un poste, tels que numéroteur, compteur chez l’abonné, répondeur, télécopieur, etc.

Plan de numérotation : Ensemble des règles selon lesquelles un numéro d’appel est attribué à chaque abonné.

Plan de transmission : Ensemble des règles fixant les valeurs limites des paramètres de transmission, en particulier l’affaiblissement, sur chacun des éléments (postes, circuits, commutateurs) d’une communication, afin d’assurer une qualité suffisante à la transmission de bout en bout.

PMR (Private Mobile Radio) : Réseau de radiocommunications à usage privé. Ces systèmes, habituellement locaux ou régionaux, utilisent une seule station de base et un petit nombre de canaux radio, voire un seul.

Pont : Équipement assurant l’interconnexion de deux réseaux ayant le même protocole de transmission.

Port : Terme anglais désignant l’interface (physique ou logicielle) d’une ligne dans un équipement.

Porteuse : Onde électromagnétique de fréquence fixe, modulée par les informations à transmettre.

Position d’opératrice : Ensemble de l’équipement individuel utilisé par une opératrice pour répondre aux appels et établir des communications.

Poste (téléphonique) : Équipement terminal situé chez l’abonné, comportant les organes nécessaires pour la conversation (microphone, récepteur, sonnerie) et pour l’établissement des communications (cadran ou clavier).

Poste principal : Poste relié directement à un autocommutateur par une ligne principale.

Poste supplémentaire (ou PS) : Poste relié par une ligne (dite ligne supplémentaire) à un autocommutateur privé et qui peut être relié au réseau public à travers cette installation.

Préfixe : Combinaison d’un à quatre chiffres permettant l’accès à un réseau différent ou un service spécifique.

Prise directe : Préfixe téléphonique qui permet depuis un PABX, d’accéder à un faisceau extérieur d’un réseau public ou privé.

Profil : Ensemble cohérent d’options choisies dans une norme en vue d’une application déterminée.

Protocoles : Les protocoles de communication sont des règles syntaxiques et sémantiques régissant la manière dont les équipements de télécommunications communiquent. Ils s’appliquent à diverses opérations, dont l’établissement des connexions, le codage et le contrôle des erreurs.

QSIG : Système de normalisation des protocoles permettant l’interconnexion de PABX hétérogènes.

Qualité de service : Évaluation des performances d’un système en termes de satisfaction aux besoins exprimés dans le cahier des charges. Par extension, disponibilité du service.

Quartile : Verrine d’affichage des valeurs de télémesure représentant le pourcentage de la puissance échangée par rapport à la puissance maximale admissible (pour transformateur, ligne).

Radiotéléphonie cellulaire : Système de radiotéléphonie mobile assurant automatiquement le suivi des mobiles (roaming) et le transfert des communications d’une cellule à une autre (hand-over) au fur et à mesure que le mobile se déplace.

Radiomessagerie : Possibilité de recevoir un message grâce à de petits récepteurs portatifs.

RAM (Random Access Memory) : Mémoire vive dans laquelle on peut lire et écrire. Contient des données ou des programmes. Ces mémoires s’effacent quand on coupe l’alimentation électrique.

Rapport signal/bruit : Ratio comparant un signal à la quantité de perturbations aléatoires qui l’altère. Exprimé en dB, ce rapport mesure la qualité d’une voie de transmission.

Réglette : Dispositif de raccordement de câble téléphonique.

Relais :: Électroaimant pouvant fermer ou ouvrir des contacts électriques.

Relais (radio ou hertzien) : Station hertzienne dont le rôle est seulement de recevoir et de réémettre les signaux.

Relais de trame (en anglais, frame relay) : Mode de transport de données à haut-débit par assemblage de paquets en trames commutables. Le débit du relais de trame se situe entre 2 et 34 Mbit/s. Il s’agit de commuter des trames de longueur variable, plutôt que des paquets.

RENATER (Réseau National de Télécommunications de la Recherche) : Réseau français de télécommunications dédié essentiellement aux équipes de recherche universitaires.

Renvoi (téléphonique) : Service fourni par les autocommutateurs électroniques (publics ou privés). Il permet à un abonné de diriger les appels aboutissant à son poste vers un autre poste, soit systématiquement, soit sur occupation ou sur non-réponse, soit par simple manœuvre de son clavier.

Répartiteur (téléphonique) : La fonction principale d’un répartiteur téléphonique est de permettre une connexion facile et à la demande des entrées/sorties des équipements et des circuits. Il se présente sous la forme d’un bâti métallique permettant de raccorder les paires des différents câbles téléphoniques issus des équipements installés. Les paires de chaque câble sont terminées sur des réglettes ou des têtes de câbles. Les broches de ces réglettes sont connectées entre elles par des fils jarretières souples.

Répéteur : Appareil placé sur une liaison, permettant d’amplifier ou de régénérer les signaux transmis et donc de compenser l’affaiblissement ou la distorsion de la liaison.

Réseau cellulaire : Mode d’organisation des systèmes de radiocommunication dans lequel un plan d’attribution des fréquences élémentaires est appliqué à une zone géographique appelée cellule, ce qui permet la réutilisation d’une même fréquence dans une autre cellule non contiguë.

Réseau d’entreprise : Réseau connectant différents sites d’une entreprise.

Réseau indépendant : On entend par réseau indépendant, un réseau de télécommunications indépendant du réseau public.

Réseau local d’entreprise (en anglais LAN, Local Area Network) : Ensemble de liaison entre postes de travail informatiques à l’intérieur d’une entreprise utilisant des systèmes à base d’Ethernet ou de réseau à jeton (token ring).

Réseau de télécommunications : On entend par réseau de télécommunications toute installation ou tout ensemble d’installations assurant la transmission et l’acheminement de signaux de télécommunications ainsi que l’échange des informations de commande et de gestion qui y sont associées, entre les points de terminaison de ce réseau.

Résolution : Qualité de numérisation, d’affichage, de reproduction ou de transmission d’un document graphique, exprimé en points/mm ou points par pouce. Exemple : la résolution en télécopie courante dite « groupe 3 » est de 1 723 x 1 148 points/pouce.

RETINA (Réseau Téléinformatique National d’EDF) : Réseau privé multiprotocoles commun aux établissements d’EDF.

Réunion par téléphone (audioconférence) : Service proposé par des opérateurs ou des prestataires de services permettant à plusieurs personnes de communiquer entre elles depuis leur terminal téléphonique.

RNIS (en anglais ISDN, Integrated Services Digital Network) : Réseau Numérique à Intégration de Services, fournissant une connectivité numérique de bout en bout pour transmettre une large gamme de signaux (voix, données, textes, images), auxquels les usagers ont accès par un jeu limité d’interfaces standards. En d’autres termes, le RNIS a pour objet d’offrir un accès normalisé à un éventail de services intégrés, faisant appel à la technologie numérique. Commercialisé par France Télécom sous le nom de Numéris.

RIN (Réseau d’Interconnexion National) : Réseau téléinformatique d’interconnexion des réseaux de site d’EDF.

ROM (Read Only Memory ou mémoire morte) : Mémoire dont le contenu a été fixé par le fabricant et ne peut être modifié aisément ; on ne peut écrire dans une ROM, on y met des programmes permanents. La gamme des mémoires dites mortes se décline en PROM (ROM programmable) et EPROM (ROM programmable électriquement).

Routage : Opération permettant, à l’établissement d’une communication voix ou données, de déterminer, parmi tous les chemins possibles qu’offre le ou les réseaux, le trajet à effectivement affecter à cette communication.

Routeur : Catégorie d’équipement assurant les fonctions de routage. Sur Internet, ils aiguillent les messages entrants, mis en paquets au format IP, en fonction de tables préprogrammées et/ou de la disponibilité et de la charge des différents éléments du réseau.

3RP (Réseau Radio à Ressources Partagées) : Nom donné en France aux réseaux radio privés ou publics (ouverts aux tiers) qui respectent le standard CNET 2424.

RPV (Réseau Privé Virtuel, voir aussi VPN) : Lorsqu’un réseau de télécommunications public peut gérer sur un mode différencié des groupes fermés d’abonnés, on dit qu’il offre des services de Réseau Privé Virtuel. Parmi les fonctionnalités les plus significatives, on trouve par exemple la possibilité de créer un plan de numérotation privé. Ce concept est applicable aussi bien aux réseaux publics de téléphonie fixe que mobile ainsi qu’aux réseaux de données.

RS 232 C (voir V24).

RSA (Rivet Shamir Adelman) : Mode de chiffrement mis au point par les trois chercheurs dont il porte le nom. Son algorithme de chiffrement est basé sur les propriétés mathématiques des nombres premiers.

Satellite de télécommunications : Satellite artificiel de la terre, servant de relais à des transmissions de télécommunications entre stations terrestres.

SDH (Synchronous Digital Hierarchy) : Nouvelle architecture de transmission destinée aux infrastructures de réseaux de télécommunications, à base de fibre optique. La SDH est indispensable pour la transmission de canaux ATM.

SDA (Sélection directe à l’arrivée) : Service consistant à attribuer à chacun des postes supplémentaires d’une installation privée (derrière un autocommutateur) un numéro du plan de numérotation du réseau public et permettant d’appeler ces postes directement, sans intervention d’une standardiste.

Sémaphore : Voir signalisation par canal sémaphore.

Serveur : Désigne toute ressource informatique capable de délivrer une information ou d’effectuer un traitement à la requête d’autres systèmes. Un serveur peut par exemple permettre la consultation et l’exploitation directe de banques de données.

Service restreint : Type d’abonnement au téléphone ne permettant d’établir que certaines catégories de communications, par exemple interdisant les communications internationales.

Service universel : Le service universel des télécommunications fournit à tous un service téléphonique de qualité à un prix abordable dans un délai raisonnable. Il assure l’acheminement des communications téléphoniques en provenance ou à destination des points d’abonnement, ainsi que l’acheminement gratuit des appels d’urgence, la fourniture d’un service de renseignements et d’un annuaire d’abonnés, sous formes imprimée et électronique, et la desserte du territoire national en cabines téléphoniques installées sur le domaine public.

Signalisation téléphonique : Ensemble des ordres ou informations échangés entre autocommutateurs ou entre un autocommutateur et un poste, afin d’établir, maintenir ou terminer une communication.

Signalisation par canal sémaphore : Technique de signalisation dans laquelle les informations de signalisation relatives à un circuit ne sont pas transmises sur ce circuit mais sur des canaux sémaphores indépendants ne transmettant que des données. Le système le plus répandu est le numéro sept.

Signalisation RON-TRON : Méthode de signalisation dans laquelle l’information de signalisation est transférée entre les équipements de commutation et les équipements de transmission au moyen de fils conducteurs spécialisés, appelés RON (Réception par l’autocommutateur) et TRON (Transmission par l’autocommutateur).

Site Internet : Ensemble de pages ayant une même adresse et gérées par un même administrateur. Elles concernent généralement une entreprise, une association ou traitent d’un sujet donné. Exemple : le site d’ESTEL : www.estelenerg.org

SMS (appelé aussi texto) (Short Message Service) : Service permettant la transmission d’un court message écrit vers un téléphone mobile.

Standard téléphonique : Position ou ensemble de positions d’opératrices associées à une installation privée d’abonné.

Suppresseur d’écho : Dispositif détectant les signaux vocaux transmis dans l’un des deux sens d’une voie téléphonique, et destiné à insérer à certains moments un affaiblissement déterminé dans le sens opposé, en vue de réduire ou d’éliminer l’écho.

Synchrone : Une transmission d’informations d’un matériel vers un autre s’établit en mode asynchrone ou synchrone. Dans le mode synchrone, les signaux correspondant à des blocs de caractères sont émis au rythme d’une horloge permanente.

Synchronisation : Procédés employés pour que les fréquences de base des équipements de transmission analogique (ou les vitesses de modulation des équipements numériques), qui doivent en principe être identiques, soient rigoureusement les mêmes. Cela consiste en général à distribuer une fréquence (ou cadence) d’un générateur central très précis à tous les équipements en cause, pour qu’ils calent leur fréquence de fonctionnement sur cette fréquence de référence.

TAC (ou téléaction) : Équipement permettant d’envoyer rapidement des ordres (enclenchement, déclenchement d’un disjoncteur…) à distance vers un poste électrique éloigné.

Talkie-walkie : Nom donné aux équipements portatifs qui permettent de communiquer entre eux sans infrastructure.

TASE-2 (Telecontrol Application Service Element – 2) : Protocole normalisé d’échanges d’informations (IEC 60870-6) entre centres de conduite au sens large (Utilities, Dispatchings nationaux et régionaux, centres de production).

Taxation centralisée : Équipement installé dans certains autocommutateurs permettant d’enregistrer sur supports magnétiques les données de « taxation » des communications (numéro du demandeur, nombre d’Unités Télécom, etc.).

TCP/IP (Transmission Control Protocol/Internet Protocol) : Ensemble de normes permettant le trafic sur Internet.

Télécommunications : On entend par télécommunications toute transmission, émission ou réception de signes, de signaux, d’écrits, d’images, de sons ou de renseignements de toute nature, par fil, optique, radioélectricité ou autres systèmes électromagnétiques.

Téléconférence : Réunion dans laquelle les interlocuteurs sont répartis dans plusieurs lieux reliés entre eux par des moyens de télécommunications. On distingue l’audioconférence ou la visioconférence (en anglais, videconference).

Télécopieur (ou fax) : Terminal de télécommunication permettant la reproduction à distance d’un document graphique. Il s’agit en quelque sorte de photocopie à distance. Les télécopieurs se raccordent directement sur le réseau de téléphone public et sont mondialement compatibles (groupes 3 et 4 de la normalisation internationale).

Téléimprimeur : Appareil émetteur et récepteur, utilisé comme terminal dans les réseaux télégraphiques et télex, comportant un clavier alphanumérique pour l’émission et un dispositif imprimant pour la réception.

Téléinformation : Donnée transmise exprimant une situation ou un événement concernant le moment présent. Elle ne porte que sur une seule entité et ne comporte qu’un nombre de paramètres restreints.

Téléinformatique : Exploitation automatisée de systèmes informatiques utilisant des réseaux de télécommunications, en vue de la transmission et du traitement d’informations à distance.

Télématique : Contraction des mots « télécommunications » et « informatique ». Souvent utilisé pour désigner les services vidéotex. A ne pas confondre avec la téléinformatique, qui désigne les transmissions de données en général.

Télétel : Nom commercial du réseau vidéotex à valeur ajoutée de France Télécom.

Télex : Réseau public de télécommunication, permettant à des abonnés dotés de téléimprimeurs d’échanger des messages écrits, selon une norme utilisée dans le monde entier. Désigne également le matériel d’extrémité.

Terminal : Équipement situé au domicile d’un usager et qui lui permet d’accéder à un réseau de télécommunications (voir aussi : équipement terminal).

Tête de câble : Dispositif d’extrémité de câble permettant de disposer les conducteurs sur des réglettes à bornes ou à broches. Il peut comporter en outre des organes de protection (fusibles, parafoudres, bobines thermiques).

TETRA (Terrestrial Trunk Radio) : Norme européenne entièrement numérique pour les réseaux radio professionnels, dits RPN en France.

TM (Télémesure) : Peuvent être transmis des tensions, des puissances actives ou réactives, des cotes de barrage, des débits, des pluviomètres, des températures, etc.

Tonalité : Signal audible transmis dans le réseau de télécommunications, pour apporter aux utilisateurs une information de signalisation.

Trame : Suite d’informations constituant une entité logique de transmission. Cette notion est généralement associée au mode de transmission synchrone.

Transit : Acheminement des communications entre deux commutateurs à travers un commutateur intermédiaire (commutateur de transit).

Transmission : Action de faire parvenir des informations d’un point à un ou plusieurs autres.

Transmission de données : Système de télécommunication dans laquelle les informations transmises sont représentées par des données provenant de ou destinées à un système informatique.

TS (Télésignalisation) : Transmission d’une information événementielle de type tout ou rien. Une TS peut être de type simple ou double, de nature fugitive ou permanente.

UIT (Union Internationale des Télécommunications) : Fondée en 1865 pour organiser une coopération internationale dans le domaine des télécommunications, l’UIT est, depuis 1947, l’agence des Nations Unies spécialisée dans les questions de télécommunications. Son siège est à Genève. Les questions techniques et l’élaboration de normes volontaires (appelées recommandations ou avis) sont traitées par deux comités de l’UIT, l’UIT-R (anciennement Comité consultatif international des radiocommunications) (CCIR) et l’UIT-T (autrefois Comité consultatif international télégraphique et téléphonique) (CCITT).

UMTS (Universal Mobile Telecommunications System) : Norme européenne pour un réseau radio mobile universel destiné à devenir la 3e génération de systèmes pour la téléphonie mobile.

URAD (en téléphonie) (Unité de Raccordement d’Abonnés Déportée) : Équipement qui permet de déporter physiquement un certain nombre de postes téléphoniques par rapport à une installation principale.

URL (Uniform Resource Location) : Adresse de site Internet.

Vidéotex : Norme de codage de caractères alphanumériques et graphiques. Désigne des systèmes et services permettant la visualisation sur un écran de pages d’informations. Le système français de vidéotex interactif est appelé Télétel et les terminaux sont appelés Minitel. Ce sont des terminaux passifs permettant d’afficher à l’écran 25 lignes de 40 colonnes.

Visioconférence (en anglais, Videoconference) : Type de téléconférence qui permet, en plus de la transmission de la parole et de documents graphiques, celle d’images animées des participants, sur un écran.

Visiophone : Appareil permettant aux deux interlocuteurs d’une communication téléphonique d’obtenir sur un écran l’image animée de leur correspondant.

Voie : Ensemble des moyens nécessaires pour assurer une transmission. VPN (Virtual Private Network) : Réseau privé virtuel (cf. RPV).

VSAT (Very Small Aperture Terminal) : Terminal d’émission-réception par satellite équipé d’une petite antenne au sol.

V24 ou RS232C : Interface normalisée américaine (RS 232C) et CCITT (V24) la plus couramment utilisée sur les terminaux informatiques, permet la transmission synchrone ou asynchrone (selon le terminal). Décrit les caractéristiques physiques d’une prise à 25 « pins » (ou broches) entre un micro-ordinateur et un modem.

WAN (Wide Area Network) : Réseau étendu à un territoire important national ou international et permettant l’interconnexion de LAN.

WAP (Wireless Application Protocol) : Protocole de communication utilisé sur les réseaux mobiles comme le GSM.

Web (ou toile) : Dans Internet, ensemble des serveurs et fournisseurs d’accès permettant la fourniture et la consultation de documents aux normes hypertexte.

Wi-Fi : (contraction de Wireless Fidelity) : Désigne couramment le système R-LAN dans la norme 802.11 permettant un accès sans fil à Internet.

WYSIWYG (What you see is what you get) : Principe qui consiste à afficher sur un écran un document tel que l’utilisateur l’obtiendra en impression.

X n : Norme de code de l’UIT-T pour la transmission de données. Exemple : X 25, norme de communication qui spécifie les règles permettant d’établir une liaison entre un équipement informatique et un réseau de transmission de données par paquets

Evolution du réseau français à 400 kV de 1958 à 2000

Mis en avant

En quelques images, ce document montre l’évolution du réseau de grand transport depuis 1958, date de la première ligne à 400 kV jusqu’à l’an 2000. Pour chaque période, les lignes nouvelles apparaissent en rouge plus foncé. On pourra remarquer l’accélération de la construction du réseau aux alentours des années 1980, conséquence du développement de la production électronucléaire et de la consommation. Lire la suite

Le Poste de Commande Hydraulique ( PCH ) de Lyon

Dès 1960, les unités régionales (GRPH) du Service de la Production Hydraulique, avec les services des Télécommunications des unités régionales du Transport, mettent en oeuvre la coordination de plusieurs centrales depuis un poste de commande situé dans la centrale importante de la vallée ou depuis un dispatching. Dans les dispatchings, des tableaux centralisés sont mis en place :

  • télécommande de la station de transfert d’énergie par pompage du lac blanc et du lac noir depuis le dispatching de Nancy,
  • télécommande des centrales d’Orlu, l’Hospitalet, Mérens et Portillon depuis le dispatching de Toulouse,
  • télécommande des centrales de La Bathie, La Coche et Randens depuis le dispatching de Lyon

Au cours de la période 1975 à 1985 de développement de l’automatisation de la conduite du Système Electrique dans le cadre du SDART, le Service des Mouvements d’Energie souhaite développer la commande depuis ses centres de conduite des groupes des centrales de lac et des stations de transfert d’énergie par pompage (STEP) afin de renforcer l’optimisation de la gestion de l’eau, et la réactivité des variations de production.

Il s’agit de :

– la STEP de Revin depuis le dispatching de Nancy,

– des 14 centrales de lac et des STEP des Alpes du nord depuis le Poste de Commande Hydraulique (PCH) de Lyon installé dans le Dispatching de Lyon.

Les équipements mis en œuvre sont identiques à ceux utilisés sur le réseau de transport : un calculateur Mitra 15 au PCH, doublé pour assurer la continuité de service, et des équipements de téléconduite ETC 50 pour les liaisons entre le PCH et les centrales hydrauliques.

Vers le PCH convergent ou transitent, les informations issues ou destinées

– aux centrales hydrauliques :

  • Mesures de niveau de la retenue
  • Alarme centrale,
  • Seuils de fréquence.

– aux groupes hydrauliques :

  • Mesure de puissance active
  • Mesure de puissance réactive,
  • Mesure de tension
  • Indisponibilité du groupe,
  • Groupe en commande locale,
  • Commande de démarrage en turbine,
  • Commande de démarrage en pompe,
  • Commande d’arrêt,
  • Commande de marche synchrone,
  • Consigne de puissance active,
  • Consigne de tension,
  • Niveau de réglage fréquence-puissance,
  • Commande de retour à 50 Hz

Les niveaux de réglage fréquence-puissance et de réglage secondaire de tension, automatisés, sont reçus du CACQ . Les commandes et les consignes sont transmises directement par le personnel du dispatching régional au dispatcheur du PCH pour manœuvrer.

structure du PCH de Lyon

Parallèlement à la mise en œuvre des postes de commande hydraulique par le Service des télécommunications pour les centrales de lac, le Service de la Production Hydraulique développe, avec des matériels différents, des Postes Hydrauliques de Vallée (PHV) pour les centrales d’éclusée et les centrales au fil de l’eau.

Avec la création de RTE et la séparation de celui-ci des autres activités d’EDF, c’est à dire à partir de l’An 2000, les PCH et PHV sont regroupés par EDF dans des Centres de Conduite Hydraulique à Toulouse, Lyon, Sainte Tulle et Kembs.

La conduite d’une usine hydraulique depuis un dispatching, à partir d’un calculateur MITRA15, est présentée dans cette vidéo : Depuis le pupitre de commande, choix du groupe, de sa puissance, contrôle de l’exécution.

 

Le livre « Les télécommunications au coeur du système électrique français 1946-2000 »

L‘énergie électrique se transporte sans déplacement de matière et elle ne se stocke pas. Ces deux spécificités font que la maitrise de l’exploitation d’un système électrique dépend de façon déterminante de la disponibilité conjuguée des réseaux électriques de transport et de distribution qui lui sont constitutifs, et des réseaux et services de télécommunications qui, dés les origines, leur ont été nécessairement associés.

A la fin des années 1990, au seuil des profondes transformations attendues de l’ouverture des marchés, tant du secteur des télécommunications que de celui de lélectricité, il était temps de retracer cette histoire particulière et pourtant essentielle des interactions entre télécommunications et système électrique français, au cours des cinquante années qui ont suivi la loi de nationalisation de 1946. Mais c’est aussi, plus largement, celle d’une histoire des rapports, parfois difficiles, dEDF maitre du monopole de son secteur, avec le secteur des télécommunications publiques, lui-même, sur la presque totalité de cette période, sous strict monopole détat.

Une petite équipe d’anciens collaborateurs de ce qui pendant près de cinquante années s’est appelé, service du Transport d’Energie et des Télécommunications et qui, associé à ce qui fut le service des Mouvements d’énergie, est désormais devenu le gestionnaire du Réseau de Transport d’Electricité, accompagnée par un historien spécialiste d’histoire des entreprises, sest consacrée à cette tâche.

Le résultat de ce travail s’adresse à toutes les personnes qui s’intéressent à l’histoire des télécommunications et des entreprises d’électricité, mais aussi à tous ceux qui à différents titres et responsabilités, en trois générations successives pendant un demi-siècle, ont été les acteurs de cette histoire des télécommunications au cœur du système électrique française.

Il est laissé, en leur nom, comme en héritage, à ceux qui dans un contente institutionnel, économique et technologique différent sont appelés à prendre leur relève.

 

Les télécommunications au coeur du système électrique français 1946-2000
Alexandre GIANDOU, Claude LECLÈRE, Jacques LECOUTURIER,
Jean-Marc SPETEBROODT, Henri THIBERT, André VILATTE.

Editions Tec & Doc – Lavoisier.
Collection EDF R&D 696 pages
21×27 cm. 212 figures dont 56 en couleurs
2007, relié, ISBN : 978-2-7430-0980g