Glossaire des sigles et termes techniques

Mis en avant

Extrait du glossaire « contrôle-commande » du Livre « Les télécommunications au coeur du système électrique français 1946-2000″.

Terme Définition
AA Automate d’Acquisition : équipement réalisant l’acquisition d’informations élémentaires dans les grandes centrales hydrauliques et permettant la remontée de ces informations.
ACE Automate de Consignation d’Etat : l’ACE est un équipement de consignation d’état centralisée, qui doit être installé dans les grandes centrales hydrauliques, dans le cadre de la rénovation de leurs équipements de contrôle-commande (au même titre que l’AI). L’ACE a essentiellement des fonctionnalités temps réel : consignation et archivage d’événements d’exploitation, alerte immédiate ou différée des exploitants selon le degré d’urgence de l’alarme.
ACMS Automate de Contrôle de Manoeuvre des Sectionneurs.
AE Automate d’Echange. ; Il s’agit d’un automate basé sur le logiciel AA (acquisition et remontée des informations) et qui assure l’interface entre le 1er rang (automate ou relayage classique) et le calculateur de conduite (PA 1 ou PA2) via le réseau LAC.
AI Automate d’Information : l’AI est un équipement d’élaboration de statistiques d’exploitation en temps différé, qui doit être installé dans les grandes centrales hydrauliques, dans le cadre de la rénovation de leurs équipements de contrôle-commande (au même titre que l’ACE). Ses fonctions sont essentiellement : calculs de statistiques d’exploitation, éditions de journaux de restitution de ces calculs, émission quotidienne d’événements d’exploitation vers SILEX (Gestion des indisponibilités d’exploitation).
AMD Automatisme de Manoeuvre du Disjoncteur.
AMU Automate à Manque de Tension (U) : automatisme chargé d’ouvrir les disjoncteurs sur détections conjointes d’absence de tension sur un jeu de barres et un départ connecté. Il permet une reprise de service par enclenchement du disjoncteur après le retour sous tension du jeu de barres ou/et de l’ouvrage concerné suivant la programmation (respectivement : renvoi de ligne, renvoi barres, rebouclage).
Anneau de Garde Représentation simplifiée du réseau électrique d’une région limitrophe dans le système de conduite d’une région, au sens large (région ou pays).
AR Automatisme de Réenclenchement ou réenclencheur.
ARP Accès Réseau des Postes : dans le cadre de téléconduite 2000, l’ARP est un équipement informatique situé dans les PCG, chargé d’assurer l’accès à ARTERE des équipements de téléconduite des postes (équipements PA‑PC) pour lesquels une migration directe sur ARTERE n’est pas envisageable à court ou moyen terme, compte tenu de leur nombre et de leur mise en service récente.
ARU Automatisme régulateur de tension.
AT Automate de Tranche.
ATMAN Affichage des TéléMesures Analogiques et Numériques : utilisé pour le RST (équipement connecté à l’ATS, de même technologie que le PCS20).
ATRS Automate de Tranche de Reprise de Service.
ATS Animateur de Tableau Synoptique dans les dispatchings (calculateur connecté au CACQ).
Automate de 1er rang Pour la conduite automatique des ouvrages, la Production Hydraulique distingue 3 rangs au niveau des fonctions des automates. L’automate de lerrang est situé à la centrale et assure pour un groupe :

  • Les séquences de démarrage, d’arrêt et le fonctionnement normal du groupe,
  • La mise en sécurité du groupe.

Il y a en général un automate par groupe (APG), un pour les services auxiliaires et généraux (APSAG) et un ou plusieurs pour le barrage.

Automate de 2ème rang Pour la conduite automatique des ouvrages, la Production Hydraulique distingue 3 rangs au niveau des fonctions des automates. L’automate de 2ème rang est normalement situé à la centrale dont il assure la conduite en élaborant ou en recevant de l’extérieur (PC de PHV ou dialogue homme‑machine) des consignes ou ordres globaux ou détaillés. L’automate exécute ces consignes ou ordres et assure la répartition entre les groupes.
Automate de 3ème rang Pour la conduite automatique des ouvrages, la Production Hydraulique distingue 3 rangs au niveau des fonctions des automates. L’automate de 3ème rang est situé au PHV et assure l’interface nécessaire entre les automates de 2ème rang et le dispatching pour la conduite des centrales et permettre la maîtrise temps réel des écoulements hydrauliques.
BCC Bureau de conduite centralisée : poste de commande du réseau dela DEGS(distribution d’électricité) ou équipement informatique de ce poste de commande.
CACQ Calculateur d’ACQuisition des dispatchings régionaux : équipement qui regroupe, au niveau d’une région, les téléinformations en provenance des postes et centrales et les transmet aux systèmes informatiques de conduite temps réel des dispatchings.
CDE Consignateur D’Etats.
Centre d’Administration du Réseau (CAR) Matériel installé dans les dispatchings permettant d’imprimer et de dater les changements détats des organes haute tension ainsi que des informations délivrées par le matériel haute ou basse tension (protections, automatismes). Le réseau ARTERE est géré par sept Centres d’Administration du Réseau qui ont chacun la responsabilité du territoire d’un dispatching régional. Le CAR assure les fonctions de gestion et d’administration du réseau (configuration des stations réseau, téléchargement des logiciels, élaboration de statistiques sur les incidents, les performances et la qualité …). Il participe également aux essais et permet le passage en repli du dispatching.
CG Configurateur Généralisé de données (pour le réseau PA, PC, EDT, CACQ, TTR). Application informatique qui permet d’enregistrer les données des différents composants des applications informatiques du palier SDART pour les charger dans les différents équipements de conduite.
CGC Calculateur de Gestion des Comptages du Système de Comptage 90.
CI Calculateur d’Interface : Calculateur raccordé à ARTERE et servant du point de vue des dispatchings à la conduite d’une tranche thermique, classique ou nucléaire. Il assure les échanges d’informations avec les systèmes informatiques de conduite du système (SRC, SNC) et fournit à l’opérateur de la tranche une aide pour le suivi des consignes. Il est notamment à l’origine de l’émission des données prévisionnelles de production et d’un certain nombre de données temps réel.
CNES Centre National d’Exploitation du Système électrique ou dispatching national
Consignateur d’états Matériel installé dans les postes HT, collectant des informations sur les organes haute et basse tension et fournissant des listes d’états horodatés
Configurateur hydraulique Permet de fournir aux équipements d’application une partie ou toutes les données hydrauliques partagées décrites d’une manière cohérente avec le Modèle Conceptuel des Données (MCD). Il s’agit :

  • Pour le SNC, les SRC et les PC de PHV, des données descriptives des aménagements et de la configuration des échanges sur ARTERE,
  • Pour les PA2, les mêmes données plus la configuration des échanges sur le réseau local LAC,
  • Pour les automates raccordés à LAC (AA, ACE, AI, etc…), la configuration complète.
Contrôle-commande Systèmes informatiques et automatismes nécessaires au fonctionnement du système électrique et à sa conduite. Les équipements sont installés :

  • Soit au plus près des installations de puissance (poste de transport, centre de production) pour la conduite en local et la protection des personnes et des biens,
  • Soit, dans les points de conduite du réseau de transport (voir PCG), de la production hydraulique (voir PHV), du système électrique (voir DN et DR) – pour la conduite à distance et les automatismes de réglage centralisés.
CP Calculateur de Poste (asservi) : désigne un calculateur situé dans un poste et capable d’assurer la téléconduite et la consignation des états de ce poste. Deux matériels correspondent à ce terme générique : l’ECP 80 de CETT, l’ECP 3400 PA de CGEE Alsthom. Par abus de langage, le terme PA est parfois utilisé pour désigner ce même équipement.
CRES Centre d’Exploitation du Système électrique ou dispatching régional
DN Dispatching National : centre de coordination de l’exploitation des moyens de production et de conduite du réseau d’électricité au niveau national. Le DN fait partie du Centre National d’exploitation du Système (CNES).
DNP Dispatching National Principal.
DNR Dispatching National de Repli.
DR Dispatching Régional (principal) : centre de coordination de l’exploitation des moyens de production et de conduite du réseau d’électricité au niveau régional. Le DR fait partie du Centre Régional d’exploitation du Système (CRES).
DRR Dispatching Régional de Repli.
EDT Ensemble De Traitement dans le palier SDART, nom du calculateur équipant les PCG (équipement doublé) et jouant notamment le rôle de concentrateur des informations de téléconduite échangées entre le niveau des postes asservis et le niveau régional.
EH90 Equipement Horaire palier 90. Horloge de synchronisation des équipements, pilotée par le signal horaire France-Inter.
EJP Effacement Jour de Pointe : Option tarifaire permettant de demander aux clients d’effacer une partie de leur consommation.
EMC EMulateur CASOAR : outil de test et d’émulation des équipements d’application sur le réseau ARTERE. L’outil de test EMC permet d’émuler les applications de téléconduite ainsi que le CAR pour tester l’interfonctionnement entre l’application testée et les applications avec lesquelles elle communique.
EMS Enregistreur de Manœuvres et de Signalisations : Nom donné par ENERTEC à ses consignateurs d’états : EMS 60 (technologie câblée), EMS 1000 (microprocesseur).
Equipement d’Application Un équipement d’application est un équipement informatique qui est raccordé aux Stations Réseaux d’un site (SR) du réseau ARTERE soit via le réseau local du site, soit via le réseau X25. Un EA supporte une ou plusieurs Applications Finales (AF) de téléconduite utilisant le service de diffusion ARTERE pour communiquer avec d’autres applications finales de téléconduite.
ETC 50 Nom donné par CETT à son système de téléconduite (PA + PC) à base de minicalculateur développé en 1975.
GEMO Gestion de I’Exploitation et de la Maintenance des Ouvrages : le projet GEMO correspond à la mise en place d’un nouvel outil d’aide à la maintenance et à l’exploitation des centrales hydrauliques. Les fonctions principales de GEMO sont :

  • Dans le domaine maintenance : acquisition .automatique ou manuelle d’informations d’exploitation, génération d’alertes et d’alarmes de maintenance, génération de la base de connaissance court terme au niveau de la centrale, moyen et long terme au niveau du groupement; possibilités d’interrogation et de visualisation à distance d’un ensemble AGT.
  • Dans le domaine télésurveillance, télédiagnostic, téléactions : acquisition d’alarmes et d’événements, suivi en temps réel des séquences de fonctionnement, possibilités d’actions à distance et de programmes de marche.
Gestion de la qualité Une des principales fonctions de gestion d’ARTERE : assurer la qualité de la transmission des téléinformations :

  • Mesurer l’inaccessibilité des ARP vis-à-vis des postes,
  • Mesurer les délais de transit des téléinformations,
  • Mesurer l’indisponibilité du réseau.
Gestion des données Une des principales fonctions de gestion d’ARTERE. : assurer la cohérence, l’unicité et la description des données de téléconduite.

  • CAR (habilitations),
  • Application de téléconduite (poste, ouvrages),
  • ARTERE (routage, topologie ASA).
Gestion des incidents Une des principales fonctions de gestion d’ARTERE.

  • Assurer la continuité de service :
  • Détection automatique des incidents,
  • Notification automatique en temps réel,
  • Reconfiguration automatique par basculement,
  • Outils d’aide à la localisation des incidents,
  • Remise en exploitation automatique.
Gestion des logiciels Une des principales fonctions de gestion d’ARTERE : assurer le chargement et la cohérence d’une version de logiciel pour SR et ARP :

  • Faciliter l’installation des logiciels sur les équipements,
  • Contrôler la cohérence des versions de logiciel.
Gestion des performances Une des principales fonctions de gestion d’ARTERE : fournir une aide au dimensionnement du réseau :

  • Mesurer la charge du réseau
  • Produire des statistiques.
ICT Interrupteur de Consignation de Tranche
LCA Logiciel de Connexion à ARTERE : LCA-S : LCA-Standard. Il est constitué principalement des logiciels ACSE, FTAM et CMISE logiciels standard OSI des constructeurs informatiques.LCA-T : LCA-Téléconduite : Il est constitué principalement du compilateur MARBEN. Ce logiciel assure l’encodage et le décodage des messages de téléconduite.LCA-VA : LCA-Valeur Ajoutée : Il est constitué principalement des logiciels ARTERE-ASA et AMISE, logiciels spécifiquement développés.
NCP Nouveau Calculateur de Poste : la supervision et la commande des postes asservis du réseau de transport d’énergie sont menées soit à distance (cas ordinaire) soit en local (situation particulière). Pour ce faire, différents équipements sont mis en oeuvre, parmi lesquels figurent le calculateur de téléconduite, le consignateur d’états, le tableau synoptique de conduite locale. Fonctions principales du nouveau calculateur de poste :

  • Téléconduite : utilisation du service ARTERE, prise en compte des nouvelles fonctions de téléconduite,
  • Consignation enregistrement des informations, traitements sur les informations enregistrées (filtrage), télétraitement,
  • Conduite locale : console de conduite centralisée, images de site/postes et cellules, affichage de listes d’informations, outil déportable dans la tranche,
  • Automate de poste : fonction centralisée optionnelle, outil de configuration convivial intégré, supervision en temps réel,
  • Interface avec les calculateurs de tranche.
PA Poste Asservi : ce terme désigne tout poste du réseau électrique non siège d’un PCG, et peut également désigner un équipement de téléconduite situé dans un « Poste Transport ». En hydraulique, il s’agit du calculateur situé au niveau d’une usine et relié à un PC de PHV pour assurer la conduite d’une usine. Un PA conduit parfois plusieurs usines ; elles sont, dans ce cas, liées hydrauliquement (c’est à dire font partie du même aménagement ou sont à l’intérieur d’un même segment).
PA CASOAR Equipement envisagé dans le cadre du 1er palier CASOAR au niveau des centrales hydrauliques pour remonter les informations dites « CASOAR » dans l’attente des PA2.
PA 1 PA de lère génération : Ce sont les PA (matériel SPS5) comportant le logiciel standard et un logiciel spécifique développés par CEGELEC et mis en service à la fin des années 1980.
PA 2 PA de 2ème génération : L’obsolescence des calculateurs et le développement du réseau de téléconduite ARTERE ont conduit à l’engagement du projet « Téléconduite Hydraulique » qui inclut le projet PA2 dont l’objet est le renouvellement des PA actuels par des PA de 2ème génération. Le PA2 est découpé en une partie « noyau » et une partie « applicatif de conduite ». Il s’agit d’un logiciel standard, particularisé à chaque centrale par configuration puis génération. PAS PA Secondaire : nom donné par CETT et TECHNIPHONE pour désigner les équipements de téléconduite de petite capacité installés dans les PA.
PC Poste de Commande : désigne les équipements de téléconduite installés dans les PCG et raccordés aux équipements PA.
PCC Poste Commun de Commande (de Ste-Tulle), permet la conduite des centrales du gisement Durance-Verdon et la gestion des postes HT associés
PCG Pupitre de Commandes Groupées : Il s’agit de l’ensemble des moyens permettant la conduite des ouvrages des postes d’une même zone. Ces moyens consistent principalement en un synoptique, un EDT, des imprimantes, des équipements de téléconduite et des voies de transmission. Ils sont installés dans des postes dits « postes sièges de PCG », les autres postes étant des postes asservis.
PCH Poste de Commande Hydraulique : nom donné aux premiers postes informatiques (installés dans les années 75) qui ont permis la conduite à distance des centrales hydrauliques de lac. Il en existe deux : le PCH de Brive et le PCH de Lyon.
PCP PC de CP : équipement PCP80 de CETT permettant la téléconduite, à partir d’un synoptique de PCG, de 1 à 4 PA équipés de calculateurs de poste (s’il s’agit d’un CP installé dans un poste siège de PCG, il n’est pas nécessaire de le connecter à un PCP).
PCS PC Secondaire. : Poste de Commande du système de téléconduite pour poste Secondaire, nom donné par CETT pour désigner l’équipement de téléconduite de petite capacité associé aux PAS.
PHV Poste Hydraulique de Vallées : il s’agit de l’ensemble des moyens (PC, PA, automates de ter rang) permettant, à l’aide d’un service de quart, la conduite de centrales hydrauliques à disponibilité immédiate, situées dans une ou plusieurs vallées. Le PHV permet :

  • En situation normale, de conduire et de surveiller les centrales,
  • En situation perturbée, de mettre en oeuvre rapidement les actions demandées par le dispatching.
PHV 2 Poste Hydraulique de Vallées de 2ème génération. : l’obsolescence des calculateurs actuels et le développement du réseau de téléconduite ARTERE ont conduit à l’engagement du projet « Téléconduite Hydraulique » qui inclut les projets PHV2 dont l’objet est le renouvellement des PC de PHV actuels par des PC de PHV de 2ème génération.
PSH Poste de Surveillance Hydraulique : Il permet la surveillance et l’envoi de commandes à des centrales hydrauliques au fil de l’eau. Il en existe deux : le PSH de Châteauneuf du Rhône et le PSH de Pizançon (basse Isère). RASC Réseau d’Alerte en Situation Critique.
RESEAU DE SECURITE DU SYTEME ELECTRIQUE, Apercu général Les conséquences d’une exigence réglementaire

Le décret du 29 Juillet 1927 (modifié en 1935, 1950 et 1975) pour l’application de la loi du 15 Juin 1906 sur les distributions d’énergie stipule dans son article 61 (télécommunications) que « les entrepreneurs de distribution ou de transport sont tenus d’établir et d’entretenir, à leurs frais (…) les lignes télégraphiques ou téléphoniques ou de signaux et (…) les installations radioélectriques reconnues nécessaires par le service du contrôle pour assurer la sécurité de l’exploitation.

Les communications dites « de sécurité » sont les échanges relatifs à la sûreté, à l’exploitation du système et des ouvrages électriques et à la qualité de fourniture d’électricité nécessitant un délai garanti entre la génération de l’ordre et son application ou, pour la surveillance d’installations, entre l’émission de l’information et sa réception par le destinataire. Cette durée varie selon l’usage : quelques minutes pour les « actions immédiates » sur les centrales de production dispatchables, quelques secondes pour les ordres de téléconduite, quelques millisecondes pour les protections différentielles.

Principes d’architecture du réseau de sécurité
Le réseau de sécurité comporte deux niveaux fonctionnels :

  • Le niveau haut, relevant de la sûreté du système électrique, qui relie les points névralgiques du système électrique : centres de conduite, groupements de postes, centrales de production dispatchables, postes stratégiques (comme les postes d’interconnexion). La disponibilité du niveau haut relève de la « règle du N-1 » par la redondance de ses composants.
  • Le niveau bas, relevant de la qualité de fourniture de l’énergie, qui relie au niveau haut ou entre eux l’ensemble des autres points nécessitant des communications de sécurité : postes asservis, centrales de production de petite capacité. Le niveau bas n’est que partiellement doublé.
    Sur le plan technique le réseau de sécurité peut être représenté en 2 couches :

Applications utilisant le réseau de sécurité

Téléconduite
(dont SAS, réglages, …)

Voix

Fixe et radio

Protections, automates comptages

équipements PA – PC
équipements aux points de conduite (EDT, ARP, CACQN, …)
combinés téléphoniques, platines de dispatching, téléalarmes …

DIFFL
TAC BF
TAC HF

Equipements
Réseau

Routeurs et commutateurs
termineurs, modems
équipements divers (mux, terminaux, …)
Commutateurs téléphoniques


Supports de transmission

Liaisons Louées Analogiques ou numériques
Liaisons FHS opérateur
Liaisons CPL
Liaisons sur câble de garde Thym C, F, Q ou sur conducteur HT F
Liaisons sur FH privé
Liaisons ou services satelliteLiaisons VPN IP
RSCT Réglage Secondaire Coordonné de Tension : Au sein de la conduite du système électrique, le réglage de la tension contribue à la qualité de la fourniture, à la sécurité et à la minimisation des coûts. L’objectif du réglage secondaire est de maintenir le plan de tension général en assurant la coordination des réglages primaires. Le système initial, RST, présente des lacunes fonctionnelles qui, compte tenu de l’évolution du réseau et des exigences de qualité actuelles, ont conduit à décider l’expérimentation d’un nouveau réglage : le Réglage Secondaire Coordonné de Tension. Les objectifs du RSCT sont :

  • Améliorer les caractéristiques dynamiques du réglage,
  • Elargir le domaine de fonctionnement du réglage régional de tension (en particulier en situation d’incident),
  • Améliorer les principes actuels de traitement de la puissance réactive,
  • Mieux utiliser les capacités de réglage des groupes.

Le RSCT asservit la tension sur des points pilotes à travers des consignes et s’assure de la qualité du plan de tension global du réseau au travers des intervalles de tension admissibles définis sur les points sensibles. RSCT-C Réglage Secondaire Coordonné de Tension – Centrale : le RSCT-C est un équipement de collecte mis en place dans le cadre du projet RSCT. Dans les ‘centrales, l’équipement RSCT-C est chargé : de collecter les informations sur le fonctionnement des groupes et de les transmettre au dispatching, de diffuser les commandes aux régulateurs primaires.

RSCT-P Réglage Secondaire Coordonné de Tension – Poste : le RSCT-P est un équipement de collecte mis en place dans le cadre du projet RSCT. Dans les postes, l’équipement RSCT-P est chargé de collecter les mesures de tension des points pilotes et sensibles et de les transmettre au dispatching.
SAS Système d’Alerte et de Sauvegarde : système, sur micro-ordinateurs, qui permet d’envoyer des ordres d’alerte et de sauvegarde ainsi que des ordres tarifaires du dispatching national et du dispatching régional vers les équipements d’extrémité (Centres EGS, CNPE, centrales).
SIRC Système Informatique Régional de Conduite : Système informatique d’assistance à la conduite du réseau (situé dans les locaux d’un dispatching régional) qui anime les pupitres opérateurs des dispatcheurs.
SQUALE Equipement, connecté au CACQ, qui exploite les télésignalisations systèmes générées par des événements du réseau de téléconduite. L’application donne une vue de l’état du réseau de téléconduite. Elle est consultable à distance par micros spécialisés (MICONS), ou consoles banalisées ou Minitel. Elle gère les incidents vus du CACQ et élabore des indicateurs de mesure de la qualité du réseau de téléconduite
SRC Afin d’améliorer les conditions de la conduite en temps réel, il a été décidé de mettre en œuvre les Systèmes Régionaux de Conduite (7 SRC en France) qui regrouperont, d’une part, les fonctions de conduite du réseau actuellement assurées par les Dispatchings régionaux et, d’autre part, la conduite des installations de transport actuellement assurée par les Pupitres de Commandes Groupées (PCG). En donnant aux dispatchings régionaux la possibilité de commander directement les installations du réseau de transport, la conduite en temps réel améliorée, permet ainsi :

  • D’adopter en temps réel la meilleure stratégie d’exploitation du système production-transport,
  • D’adopter en permanence, et de la manière la plus optimale, le schéma d’exploitation aux conditions de charge et à la disponibilité du parc de production tout en assurant la sécurité des installations,
  • De faciliter et d’accélérer, après incident, une reprise de service la plus coordonnée, d’assurer un service de quart continu pour la conduite des installations, notamment pour les manœuvres en dehors des heures ouvrables.

Le SRC comporte toutes les fonctions du SIRC, avec en plus :

  • La fonction télécommande,
  • Une gestion des alarmes avec un système expert,
  • Une nouvelle interface homme-machine.
Station Réseau Équipement dédié reliant des équipements d’application au réseau ARTERE : chaque Station Réseau assure la diffusion des messages et participe à l’administration du réseau.
SYCOET Système de COnfiguration d Équipements de Téléconduite de Terrain : le SYCOET permet, en remplacement du Configurateur Généralisé, de gérer les bases de données nécessaires à la configuration des équipements de téléconduite PA, PC, ARP (Accès Réseau des Postes) et PEXI, des PCG ayant migré vers ARTERE/PEXI. Il gère, en mode graphique :

  • Les données de téléconduite : TC, TS, TM, …
  • Les données descriptives du réseau électrique et des installations des postes, à destination du SRC.
SYSCREN Système Secondaire de Conduite du REseau National : système informatique, situé au dispatching national, qui anime le tableau synoptique et assure le secours du SYSDIC.
SYSDIC SYStème de conduite du Dispatching Central : équipement informatique du dispatching national avant mise en service du SNC. Il permet la conduite globale du réseau national ainsi que différentes fonctions d’analyse. TCD Nom générique donné aux équipements de téléconduite du palier SDART (ETC 50 et TLC11 M). Par abus de langage, ce terme est également appliqué aux équipements de téléconduite des autres paliers
TIE Télécomptage dInterconnexion avec l’Etranger : nom donné au matériel (à fonctionnement cyclique) servant à transmettre les index de télécomptage sur les lignes d’interconnexion et les télémesures de puissance associées. Une liaison TIE s’effectue entre un équipement de poste (EP) et un équipement régional de regroupement (ERR).
TIMUX Equipement de traduction des données issues du configurateur généralisé ou de SYCOET.
TLC 11M Nom donné par Jeumont Schneider à son équipement de transmission d’ordres élémentaires du palier 1975.
TTR Réseau de Transmission Temps Réel : nom donné au réseau de transmission de données reliant les sept dispatchings régionaux et le dispatching national (CACQ et frontal SYSDIC). Il est articulé autour d’un commutateur situé à Paris. Quelques dispatchings étrangers y sont également connectés.
TPL Tourner-Pousser lumineux : bouton de commande à partir d’un tableau synoptique. L’envoi d’un ordre implique deux manœuvres successives : tourner puis pousser, le tout associé à un contrôle lumineux intégré.

Lexique simplifié du vocabulaire Télécommunication

Le présent lexique, appuyé sur celui du livre « les télécommunications au cœur du système électrique français », donne une vision de synthèse de termes utilisés dans le domaine des télécommunications au sein d’EDF, de GDF et de leurs filiales, notamment RTE.

En illustration, on trouvera la Pièce Jointe « l’Arrêté ministériel du 3 octobre 1984 portant enrichissement du vocabulaire des télécommunications » : un petit air vétuste au regard des 30 ans d’évolutions techniques qui nous séparent de cet Arrêté.

Accès de base (en RNIS) : Connexion normalisée à un réseau RNIS donnant un débit de 144 kbit/s : deux canaux B de 64 kbit/s et un canal D de 16 bit/s. Le canal B, commuté en mode circuit, est utilisé pour lacheminement d’informations de tout type. Le canal D transporte, en mode paquets, de la signalisation ou des données. L’interface est appelée So ou To selon que l’on se place coté terminal ou coté central public.

Accès primaire (en RNIS) : Connexion à un réseau RNIS donnant un débit utilisable par l’abonné de 1 984 kbit/s : 30 canaux B de 64 kbit/s pour la transmission et un canal D de 64 kbit/s pour la signalisation. L’interface est appelée S2 ou T2 selon que l’on se place coté terminal ou coté central public.

Acquittement (ou acquit) : Dans une procédure de transmission, cest un signal envoyé en retour par le récepteur vers l’émetteur pour signifier que le message a été correctement reçu.

Adresse : Information présentée sous forme de données structurées permettant d’identifier une entité unique comme l’appelant ou lappelé. Sur Internet les adresses IP qui permettent aux machines de s’appeler sont composées de 32 bits, notées sous forme de quatre nombres entiers de 0 à 255, séparés par des points. Exemple d’adresse : 193.123.144.14.

ADSL (Asymetrical Data Subscriber Line) : xDSL : technologies ayant pour objet de transmettre des débits élevés sur la ligne de labonné. Le débit est dissymétrique, c’est-à-dire plus élevé dans le sens entrant chez l’abonné que dans le sens sortant (par exemple 640 kbit/s et 1 500 kbit/s).

Affichage (en anglais, display) : Représentation de l’information sur un écran vidéo.

Agrément : Acte par lequel l’organisme de réglementation reconnaît à un matériel de télécommunications les caractéristiques minimales lui permettant d’être raccordé à un réseau public.

Alternat (en anglais, half-duplex) : Liaison bidirectionnelle où les deux correspondants empruntent alternativement le canal de transmission.

AMRC (Accès multiple à répartition codée) : Procédé de multiplexage qui permet à plusieurs équipements de communiquer grâce à une allocation dynamique d’un code d’authentification.

AMRF (Accès multiple à répartition en fréquence) : Procédé qui permet à plusieurs équipements de communiquer simultanément en partageant une bande de fréquence.

AMRT (Accès multiple à répartition dans le temps) : Procédé qui permet à plusieurs équipements de communiquer simultanément sur un même canal en partageant celui-ci en intervalles de temps affectés périodiquement à chaque station.

Analogique (transmission) : Méthode de transmission par laquelle l’information est transmise sous la forme de variations continues d’une grandeur physique (fréquence, phase, amplitude). Ce terme est opposé à numérique (ou digital) lorsque le signal ne peut prendre qu’un nombre limité de valeurs discontinues.

Annuaire électronique : Service permettant la consultation de la base de données du fichier d’un annuaire téléphonique.

ART (Autorité de régulation des télécommunications) : Organisme indépendant, créé par la loi du 27 juillet 1996, chargé de la régulation des télécommunications en France.

ARTERE : La conduite du système production transport d’EDF est effectuée à partir de sept dispatchings régionaux et d’un dispatching national. Elle consiste, à partir des informations de topologie du réseau et des mesures effectuées dans les postes de transport et les centrales et transmises au dispatching, à élaborer des programmes de production et des schémas d’exploitation du réseau, et sur les aléas, à émettre des ordres de modification. L’acheminement des informations est assuré par le réseau de téléconduite, national ARTERE, abréviation de « Architecture de Téléconduite du Réseau Électrique».

ASCII (American Standard Code for Information Interchange) : Code comportant sept éléments par caractère plus un bit de parité (soit 128 combinaisons), permettant de représenter les chiffres et les lettres. Normalisé sous le nom de CCITT n° 5, il a fait l’objet d’une extension à huit bits pour prendre en compte accents et caractères spéciaux.

Asynchrone (transmission) : Une transmission d’informations d’un matériel vers un autre s’établit en mode synchrone ou asynchrone. Dans le mode asynchrone, l’information est transmise caractère par caractère, sans référence à une unité de temps. Pour permettre la reconnaissance par le destinataire du message, chaque caractère est encadré dun signal de départ et dun signal darrivée : 1 bit de START, 2 bits de STOP pour un caractère de 8 bits, par exemple. Ce procédé évite davoir à synchroniser les appareils émetteurs et récepteurs avec une référence de temps commune.

ATM (Asynchronous Transfer Mode) : Mode de transfert au niveau deux de l’OSI, consistant à diviser les flux d’informations en cellules générées au rythme des débits à commuter : voix, données, images en mode synchrone, c’est-à-dire en flux rapide continu sans repérages de synchronisation émission/réception. La norme CCITT définit une cellule de 53 octets comportant 5 octets den-tête pour adresse et caractéristiques et 48 octets utiles.

Audiotex : Service de « kiosque » téléphonique commercialisé par France Telecom.

Authentification : Vérification de l’identité d’un utilisateur ou d’un équipement.

Autocommutateur : Équipement capable d’établir des connexions temporaires entre des lignes entrantes et sortantes pour acheminer des communications. Il s’agit soit d’un commutateur public appartenant à un opérateur, soit d’un autocommutateur d’entreprise ou autocommutateur privé (en anglais PBX, Private Branch eXchange ou PABX, Private Automatic Branch eXchange).

Avis : Document normatif publié par le CCITT. Ces avis sont de la forme V suivie de chiffres pour les réseaux analogiques et X suivi de chiffres pour les réseaux de données.

Bande de base (transmission en –) : Transmission de signaux dans sa bande de fréquence d’origine sans utilisation de courants porteurs, ni de transposition dans une autre bande de fréquences.

Bande latérale unique (modulation à) : La modulation d’amplitude créant normalement deux bandes de fréquences latérales autour de la fréquence porteuse, la modulation à bande latérale unique (BLU) consiste à ne transmettre quune seule bande latérale, londe porteuse étant soit supprimée, soit fortement réduite.

Bande passante : La bande passante est représentative de la capacité de transmission. C’est la différence entre la fréquence la plus haute et la fréquence la plus basse que laisse passer le canal de transmission. Exemple : une ligne téléphonique classique a une bande passante de 3 000 Hz environ, elle transmet des signaux audio de 300 à 3 300 Hz.

Banques de données (ou base de données) : Ensemble structuré de données hébergées par un serveur consultable à distance.

Baud : Unité de mesure de la vitesse d’échantillonnage (ou modulation) des données, correspondant à un nombre d’intervalles unitaires par seconde qui représente la vitesse de transmission des signaux élémentaires. Le mot vient du nom de l’ingénieur français Baudot (1845-1903), inventeur du télégraphe imprimeur et d’un code de transmission télégraphique de cinq éléments (qui permet 32 combinaisons). La rapidité R (ou vitesse) de modulation est l’inverse de la durée T (en secondes) d’un signal élémentaire : R = 1/T.

Binaire : Système de numération à base 2. Langage établi sur ce même principe.

Bip (Pagger) : Nom commun donné à des récepteurs de radio messagerie unilatérale.

Bit : Contraction des mots anglais « binary digit ». C’est le plus petit élément d’information dans un système binaire. Un bit représente le choix entre l’état qu’il est convenu d’appeler « un » ou « zéro » d’un signal électronique.

Bits par seconde (bit/s ou bps) : Vitesse de transmission de données, égale ou multiple (selon le procédé de modulation) de la vitesse d’échantillonnage (mesurée en bauds), indiquant le nombre d’informations transmises par unité de temps. Le débit en bit/sec D est lié à la rapidité de modulation R exprimée en bauds par la relation : D = R x log2 n (n appelé valence du signal est égal au nombre d’états que peut prendre le signal).

Boucle locale d’abonné : Circuit entre l’abonné et les locaux de l’opérateur.

Bruit : Ensemble d’éléments aléatoires et non significatifs se superposant au signal.

Buffer : Mémoire tampon servant au stockage temporaire de données avant rangement ou envoi.

Bus : Ensemble physique de canaux de transmission permettant de délivrer simultanément la même information à plusieurs entités comme par exemple, les différents modules d’un micro-ordinateur.

Câblage : Ensemble des matériels (répartiteurs, câbles, prises et accessoires), des règles d’ingénierie et d’installation ainsi que des outils nécessaires à l’installation et l’exploitation des réseaux d’immeubles.

Câble coaxial : Câble composé de deux conducteurs concentriques : un conducteur extérieur cylindrique entourant un conducteur intérieur (ou conducteur central) maintenu en position par un isolant.

Câbles à paires : Les câbles à paires torsadées sont constitués de deux fils conducteurs en cuivre, recouverts d’un isolant et torsadés ensemble, soit une paire de fils par liaison. Chaque ensemble de deux paires est parfois torsadé avec un autre pour constituer une quarte, l’ensemble des paires ou des quartes étant eux même torsadés constituent ainsi un câble de télécommunication.

Câble pilote : Câble de télécommunications posé sur le même trajet que des câbles d’énergie et véhiculant des signaux relatifs à la sécurité d’exploitation du réseau électrique.

Call-back : Méthode consistant à téléphoner en utilisant des réseaux téléphoniques étrangers. Le principe du retour d’appel consiste à joindre un serveur situé en général aux Etats-Unis. Aussitôt la connexion établie, on raccroche. Quelques secondes plus tard, le serveur rappelle et passe la ligne sur le réseau américain. Il ne reste plus qu’à composer le numéro du destinataire.

Canal de transmission : Médium (fil, câble, liaison hertzienne) capable d’assurer un transfert d’information entre deux équipements.

Canalisation : Ouvrage de génie civil permettant le tirage des câbles dans le sous-sol. Elle se présente généralement sous la forme de conduites multiples composées de tubes en plastique (alvéoles).

Capacité (d’un câble) : Désigne la contenance en fils téléphoniques. Elle s’exprime le plus couramment en paires, parfois en quartes. Ainsi, un câble peut avoir par exemple, une capacité de 2 paires, 7 paires, 4 quartes… 224 paires et au-delà.

CCIR (actuellement UIT-R) : Désignait le Comité Consultatif International des Radiocommunications : un des deux organismes consultatifs de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), chargé d’établir des normes volontaires (« avis ») concernant les radiocommunications.

CCITT (actuellement UIT-T) : Désignait le Comité Consultatif International Télégraphique et Téléphonique : L’un des deux organismes consultatifs de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), chargé d’établir des normes volontaires (appelées « recommandations » ou « avis ») dans le domaine des télécommunications. L’UIT-T compte un certain nombre de groupes d’étude qui publient des recommandations techniques, administratives et tarifaires pour les télécommunications internationales.

Cellulaire : Nom donné à l’ensemble des services de radiotéléphonie mobile en raison de leur architecture basée sur la notion de cellules radio. Désigne un mode d’organisation des systèmes de radiocommunication dans lequel un plan d’attribution des fréquences est appliqué à une zone géographique appelée cellule, permettant la réutilisation des mêmes fréquences dans une autre cellule non contiguë.

CEN (Comité Européen de Normalisation) : Association des organismes nationaux de normalisation des pays de l’Union européenne. Le CEN a pour principale mission l’élaboration de normes européennes (EN). Une norme européenne est un ensemble de spécifications techniques établi en collaboration et avec l’approbation des parties impliquées dans les différents pays membres. Son application est obligatoire dans les pays concernés.

Central téléphonique : Centre de commutation : site où aboutissent les lignes du réseau public et où des équipements de commutation permettent de mettre ces lignes en communication avec les lignes dabonnés.

Centre d’appels : L’ensemble des moyens, techniques et humains, réunis en un même lieu, pour traiter en nombre les appels téléphoniques, forme ce que l’on appelle un centre d’appels. Interne à l’entreprise ou externe, le centre d’appels traite les appels entrants de clients et des appels sortants : ventes et sondage par téléphone, prise de rendez-vous, relances d’impayés, etc.

Centrex : Ce service offre aux abonnés par l’intermédiaire d’un central téléphonique public spécialement équipé des facilités dexploitation qui ne sont habituellement disponibles que dans les commutateurs privés (par exemple sélection automatique interne, position d’opératrice, accès direct au réseau, sélection directe des postes supplémentaires, transfert dappels).

CEPT : La Conférence Européenne des Administrations des Postes et des Télécommunications est un organe de concertation européenne visant à favoriser la coopération économique et l’harmonisation des réseaux nationaux.

Circuit : Liaison assurant la transmission de signaux généralement dans les deux sens entre deux points d’un réseau. L’emploi de ce terme est souvent limité au cas de liaison entre deux sites, la liaison entre un poste téléphonique et un commutateur étant appelée ligne d’abonné. Le circuit est dit virtuel lorsqu’il n’emprunte pas un chemin physique fixé, mais un ensemble de ressources « possibles ».

Circuit intégré (en anglais, chip) : Composant électronique miniature monolithique réalisé sur un métal semi-conducteur regroupant un ensemble de dispositifs électroniques élémentaires (transistors, résistances, condensateurs…), interconnectés selon un schéma préétabli, qui permettent d’assurer une fonction logique déterminée (mémoires, additionneurs, registres, etc.).

Circuit virtuel : Voie de communication logique entre deux entités, nempruntant pas un chemin physique déterminé, mais un ensemble de ressources possibles.

Codage : Opération consistant à transformer un signal, suivant certaines règles conventionnelles, en un autre signal pour sa transmission. Dans la technique MIC (modulation par impulsions et codage), c’est l’opération qui consiste à exprimer l’amplitude dun échantillon du signal par un nombre représenté par une suite de bits.

Codec : Abréviation de codeur-décodeur. En transmission numérique, équipement chargé de coder la parole et inversement de décoder pour restituer la parole sous forme analogique.

Commutation de messages : Technique de télécommunication consistant à recevoir un message dans un nœud du réseau (appelé commutateur de messages), à le mettre en mémoire et à le retransmettre ultérieurement, éventuellement à une autre vitesse et sous un format différent.

Commutation de paquets : Technique de transmission dans laquelle données et messages à transmettre sont découpés en blocs appelés paquets, contenant un nombre déterminé d’éléments binaires, accompagnés d’informations de service identifiant le paquet, son origine et son destinataire. Les différents paquets peuvent emprunter différents chemins. C’est le principe de la norme IP.

Commutation spatiale (en téléphonie) : Technique permettant de relier deux abonnés par manœuvre de contacts (commutation électromagnétique) ou par ouverture/fermeture de circuits électroniques.

Commutation temporelle (en téléphonie) : Établissement de voies de communication par transfert de signaux numériques échantillonnés dans le temps, qui sont décomposés au départ et recomposés à l’arrivée. Les liaisons ne sont pas physiquement permanentes.

Composant : Dispositif élémentaire, électrique ou électronique, tel que résistance, condensateur, transistor, diode, entrant dans un ensemble. On distingue les composants passifs (connecteurs, résistances, condensateurs…) et les composants actifs, qui assurent des fonctions d’amplification (tubes, transistors, circuits intégrés…).

Compression : Ensemble de techniques permettant de diminuer la quantité d’informations nécessaires pour représenter une information afin de réduire les volumes de stockage ou de transmission. Elles sont basées sur des méthodes mathématiques (algorithmes) tirant partie de la redondance ou des éléments non significatifs d’un message.

Concentrateur : Terminal informatique permettant laccès de plusieurs terminaux à un ordinateur. Comme pour le multiplexeur, son utilisation permet de réduire le nombre de circuits, mais il ne concentre ni ne traite les données et permet seulement un accès séquentiel des terminaux à l’ordinateur. Si le trafic est faible, le système est transparent pour l’utilisateur.

Connecteur : Dispositif permettant de raccorder les conducteurs de deux câbles ou un câble à un équipement.

Couverture : En téléphonie mobile : zone géographique dans laquelle un téléphone mobile peut fonctionner.

CPL (Courant Porteur en Ligne) : Système permettant de véhiculer léquivalent d’un canal analogique sur une ligne de transport dénergie. Désigne également la transmission de données sur un réseau électrique basse tension.

Crossbar : Ancien système électromécanique de commutation téléphonique, dont le réseau de connexion est basé sur l’emploi de barres croisées, horizontales et verticales. Le mouvement coordonné d’une barre horizontale et d’une barre verticale, commandées par des électroaimants, permet de fermer les contacts situés à l’intersection de ces barres.

Cryptage : Moyen par lequel un message est rendu inintelligible en labsence d’un moyen approprié appelé clef. Les clefs sont basées sur des algorithmes mathématiques.

CTI (Couplage Téléphonie-Informatique) : Équipements matériels et logiciels permettant de réaliser des applications informatiques, couplées avec des services téléphoniques. Dispositif utilisé notamment pour le télémarketing et dans les centres d’appel.

DAP : Diffuseur dAlarmes Parlées.

Débit binaire : Rapidité, exprimée en bits par seconde, dune transmission de signaux numériques.

Décibel (ou dB) : Unité servant à mesurer le niveau de bruit acoustique, latténuation ou le gain d’un signal. Le rapport d’une puissance P1 à une puissance P2 exprimée en décibels est égal à dix fois le logarithme décimal du rapport de ces puissances : 10 log10 Pl/P2. Si P1 = 2P2, le rapport est de 3 dB.

Dédiée (machine) : Machine conçue pour un usage spécifique. Le Minitel, par exemple, était un terminal dédié à l’accès au réseau vidéotex.

Diaphonie : Transfert indésirable dune partie de lénergie dun circuit perturbateur à un autre circuit voisin appelé perturbé, par exemple entre deux paires d’un câble. On distingue la paradiaphonie et la télédiaphonie selon l’origine des perturbations.

Digit : Élément d’information numérique, binaire, décimale ou autre.

Digital : Mode de représentation ou de traitement des informations sous forme de séquences déléments discrets.

Donnée : Représentation d’une information sous une forme convenant à un traitement informatique.

DTMF (Dual Tone Multifrequency signalling) : Système de signalisation utilisé pour transmettre la numérotation en commutation analogique. Utilise deux fréquences parmi cinq pour former les différents chiffres d’un téléphone à clavier. On dit aussi : signalisation Q 23 ou à Fréquences vocales.

Duplex : Mode permettant le transfert de données ou de la voix dans les deux sens simultanément.

Échantillonnage : Prélèvement sur un signal déchantillons d’informations à des intervalles de temps réguliers et suffisamment proches pour conserver une image fidèle du signal d’origine.

EDI (Electronic Data Interchange ou Échanges de données informatisées) : Une technique qui remplace le transfert de documents commerciaux par des communications entre ordinateurs. On fait circuler sur les réseaux de télécommunications des informations d’origines diverses (banques, douanes, industrie) selon des normes bien précises, diminuant, voire éliminant les factures, bons de commande et autres documents sur support papier.

E-mail : Sigle anglais de « courrier électronique ». En français : « courriel ».

Enregistreur : Organe actif dun autocommutateur téléphonique, qui prend en charge un appel venant d’un abonné demandeur ou d’un circuit, reçoit et garde en mémoire le numéro de l’abonné demandé et aiguille la communication.

Equipement terminal : On entend par équipement terminal tout équipement destiné à être connecté directement ou indirectement à un point de terminaison d’un réseau en vue de la transmission, du traitement ou de la réception d’informations.

Erlang : Unité de mesure d’intensité du trafic téléphonique. Le nombre dErlangs représente le nombre dorganes ou de circuits simultanément occupés en moyenne sur une certaine période de temps. Un circuit téléphonique qui, à l’heure la plus chargée, est totalement occupé pendant une heure, supporte une charge dun Erlang. Le trafic moyen généré par un abonné du réseau fixe est de l’ordre de 100 milliErlang. Origine du nom : Le mathématicien danois Erlang, créateur de l’application à la téléphonie de la théorie des probabilités.

Erlangmètre : Appareil permettant de mesurer l’intensité du trafic sur les faisceaux de circuits ou groupes d’organes d’un autocommutateur.

Ethernet : Norme de réseau local utilisant une typologie en bus sur câble coaxial, paire torsadée ou fibre optique. Fonctionne normalement à 10 Mbits/sec voire 100 Mbit /s et plus en mode « burst » (bouffées de données). L’accès utilise un protocole de contention avec dispositif anticollision dit CSMA/CD.

ETSI (European Telecommunications Standards Institute) : L’Institut européen des normes de télécommunications a été créé en 1988 à Sophia-Antipolis, à la suite dun « livre vert » de la Commission européenne. C’est une structure de travail indépendante et permanente, au sein de laquelle coopèrent les administrations, les opérateurs, les industriels et les utilisateurs pour produire des normes européennes.

Eurosignal : Service de radio messagerie ouvert par France Telecom en 1975.

Extranet : Réseau de télécommunication et de téléinformatique constitué d’un intranet étendu pour permettre la communication avec certains organismes extérieurs, par exemple des clients ou des fournisseurs.

Fax : Abréviation de fac-similé, synonyme de télécopie.

Faisceau hertzien : Transmission de signaux par ondes radioélectriques dirigées sur des bandes à très haute fréquence (de 1,5 MHz à 28 GHz).

FDDI (Fiber Distributed Data Interface) : Norme de transmission pour constituer des interconnexions de réseaux locaux en fibre optique. Fonctionne à 100 Mbit/s.

Fibre optique : Fibre de verre conductrice de la lumière. Elle est utilisée comme support véhiculant des informations (la lumière est modulée par les signaux de télécommunications). Ses caractéristiques en matière de transmission permettent des débits très élevés sur de longues distances.

Filtrage : Facilité téléphonique qui permet dassurer un renvoi automatique des communications arrivant sur certains postes vers des postes déterminés. Cette fonction est généralement associée à l’utilisation de postes évolués permettant leur interconnexion directe. On parle souvent « densemble patron-secrétaire ».

FIFO (First In First Out) : Mode de gestion des files d’attente : premier arrivé, premier servi.

Filtre : Dispositif construit pour laisser passer une bande de fréquences donnée, en affaiblissant considérablement les fréquences situées hors de cette bande.

Flash : Technologie très utilisée sur les modems, qui permet de changer le microcode dun appareil par voie logicielle. Elle permet ainsi une mise à jour lors de larrivée de nouveaux standards.

Format : Caractéristique des fichiers informatiques… signalée en partie par leur extension de trois ou quatre lettres. Exemples de format : .htm, .txt, .doc, jpg, etc.

Frame Relay : (voir Relais de trame).

Fréquences téléphoniques (ou fréquences audio ou fréquences vocales) : Partie de la bande des fréquences nécessaires pour une transmission de la parole avec une qualité commerciale, c’est-à-dire généralement de 300 à 3 400 hertz.

FTP (File Transfert Protocol) : Protocole utilisé sur Internet pour le transfert des fichiers dans les deux sens.

Frontal : Équipement périphérique d’un ordinateur assurant le contrôle physique et logique des communications.

Full duplex : Bidirectionnel simultané. Les informations transitent en même temps dans les deux sens.

Glute : Terme familier, utilisé couramment dans les services télécommunications d’EDF jusque dans les années 1970, qui désignait un équipement ou une partie d’équipement de télécommunication conçu et réalisé localement de manière artisanale, afin de satisfaire une demande spécifique des utilisateurs.

Groupement de lignes : Faisceau de lignes atteintes par un même numéro et assurant une liaison soit entre un autocommutateur privé et le réseau public, soit entre un autocommutateur d’abonné et des postes d’usagers (ou postes supplémentaires).

GFU ou GFA : Groupe Fermé d’Utilisateurs ou Groupe Fermé d’Abonnés : groupement d’utilisateurs ou d’abonnés partageant les mêmes services accessibles seulement par eux.

GPS (Global Positioning System) : Système de localisation par satellites établi par l’US Army et totalement démilitarisé depuis mai 2000.

GSM (Global System for Mobile Communications – Groupe spécial mobiles) : Norme élaborée par ETSI pour un système paneuropéen de radiotéléphone mobile cellulaire numérique, dans la bande des 900 MHz et des 1 800 MHz.

Hachage : Méthode de traitement cryptographique permettant de garantir l’intégrité des données transmises.

Half-duplex : Bidirectionnel non simultané : transmission où le même canal est utilisé alternativement dans un sens puis dans l’autre.

Hand-over : Transfert automatique de la communication d’un radiotéléphone mobile d’une cellule à une autre, sans coupure, lorsque l’utilisateur se déplace.

Hertz (Hz) : Unité de fréquence égale à un cycle par seconde (du nom du physicien allemand Heinrich Rudolf Hertz, 1857-1894, qui découvrit les ondes hertziennes).

Host (Ordinateur hôte) : Ordinateur source ou destinataire d’informations sur un réseau.

HTML (Hyper Text Markup Language) : Langage de constitution de page adopté sur Internet et compris par les navigateurs Internet. C’est un système dit « à balises ».

HTTP (Hyper Text Transfer Protocol) : Système de renvois ou liens permettant, sur le réseau Internet, de passer directement d’un document à un autre qu’ils appartiennent ou non au même site.

Icône : Symbole graphique qui permet de représenter à l’écran des éléments manipulables par ordinateur.

Identification de l’appelant : Service téléphonique complémentaire : le numéro de l’appelant apparaît sur l’afficheur du poste appelé. Sur le RTCP, il est nécessaire que la ligne appelée soit RNIS, ou abonnée à un service de « présentation du numéro ».

Impédance : Unité de mesure. Dans un récepteur d’énergie alimenté sous une tension U et absorbant un courant d’intensité I, l’impédance est le quotient U/I. Elle s’exprime en ohms.

Impulsion : Modification soudaine, importante et brève du niveau d’une variable électrique, suivie d’un retour au niveau initial.

INMARSAT (International Maritime Satellite Organisation) : Organisation internationale des communications maritimes par satellites, mise sur pied par la convention Inmarsat et l’accord d’exploitation qui l’accompagne. Commercialise des services de téléphonie et de transmission de données par quatre satellites en orbite géostationnaire, qui assurent une couverture mondiale à l’exception des pôles.

Intensité du trafic : L’intensité du trafic écoulé par un groupe de circuits (ou plus généralement d’organes) est le rapport de la somme des durées d’occupation de ces organes pendant une certaine période à la durée de cette période. C’est donc le nombre moyen d’organes simultanément occupés. On la mesure en Erlang.

Intercommunication (ou système à fonctions d’intercommunication) : Installation de commutation privée de petite capacité, dont le principe est de visualiser les lignes extérieures et intérieures sur tous les postes. Pour établir une communication, l’utilisateur appuie sur une touche correspondant à la ligne désirée.

Interconnexion (de réseaux électriques) : Possibilité qu’ont deux ou plusieurs réseaux électriques voisins d’échanger de l’énergie au moyen des lignes haute tension qui les relient l’un à l’autre.

Interconnexion (en télécommunications) : Liaison matérielle et/ou logicielle entre deux dispositifs leur permettant de communiquer. On entend par interconnexion les prestations réciproques offertes par deux exploitants de réseaux ouverts au public qui permettent à l’ensemble des utilisateurs de communiquer librement entre eux, quels que soient les réseaux auxquels ils sont raccordés ou les services qu’ils utilisent (loi du 26 juillet 1996).

Interface : Ensemble des conditions mécaniques, électriques, logicielles et procédurales permettant la communication entre divers éléments d’un système, en particulier entre un terminal et une unité centrale.

Interférence : Mixage partiel entre plusieurs signaux électriques ou électromagnétiques.

Internet : Internet est un « réseau de réseaux » de fournisseurs d’informations, Basé sur le protocole TCP/IP, il permet des échanges d’informations entre ordinateurs distants reliés à des réseaux informatiques fonctionnant selon des protocoles distincts : messagerie, courrier électronique, bases de données, commerce électronique, etc. Les utilisateurs s’y connectent par l’intermédiaire d’un fournisseur d’accès Internet, auquel ils se raccordent par le réseau de téléphone commuté au moyen de modems, par des lignes RNIS ou des liaisons numériques dédiées.

Interopérabilité : On entend par interopérabilité des équipements terminaux l’aptitude de ces équipements à fonctionner d’une part avec le réseau et, d’autre part avec les autres équipements terminaux permettant d’accéder à un même service.

Intranet : Réseau de télécommunications et de téléinformatique destiné à l’usage exclusif d’un organisme et utilisant les mêmes protocoles et techniques que l’Internet.

IP (Internet Protocol) : Protocole d’interconnexion de réseaux et/ou machines hétérogènes pour la transmission de la voix et des données par paquets sur Internet. Il est devenu une norme de fait.

ISDN (Integrated Services Digital Network) : Nom anglais du RNIS.

ISO (International Standards Organisation) : l’ISO a notamment produit un modèle en sept couches de niveaux qui s’adapte aux diverses étapes des transmissions. Ce modèle est aussi appelé OSI (Open System Intercon­nection). Il montre que l’interconnexion est possible entre deux couches de même niveau ou entre deux couches adjacentes gérées par un même protocole.

Jarretière : Assemblage de fils conducteurs souples, isolés et torsadés utilisés dans les répartiteurs ou sous-répartiteurs téléphoniques pour assurer la connexion d’une ligne ou d’un circuit entre deux câbles.

Joncteur : Organe situé à l’entrée ou à la sortie d’un commutateur, raccordé à une jonction ou à un circuit, ou plus généralement à une ligne. Il permet le traitement d’une partie de la signalisation et la supervision des communications.

Kiosque (fonction) : Fonction remplie par un opérateur de réseau qui, connectant un usager à un fournisseur de services à valeur ajoutée, assure la facturation et le recouvrement des redevances dues par l’usager et reverse au fournisseur de services la part qui lui revient.

LAN (Local Area Network) : En français : réseau local d’entreprise.

Large bande : Se dit des réseaux capables de transmettre des débits supérieurs au Mbit/s.

Largeur de bande (ou bande passante) : Étendue de la gamme des fréquences, mesurées en hertz, nécessaire pour transmettre un signal pouvant être acheminé par un système de transmission. En d’autres termes, c’est la plage de fréquences occupées par un signal. Le débit est une fonction croissante de la largeur de bande.

Larsen (effet–) : Émission de sifflements qui peut se produire lorsqu’un haut-parleur est couplé avec un microphone. Il se constitue dans ce cas une chaîne de réaction fermée qui produit des oscillations électriques auto-entretenues.

LAP (Link Access Protocol) : Protocole proposant un mécanisme d’adressage logique dans les trames normalisées de type HDLC. Le LAP-B est utilisé dans X.25 et le LAP-D dans le RNIS et le frame relay.

Laser (Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation) : Dispositif utilisant les propriétés quantiques de certains corps pour produire un rayonnement de lumière de fréquence très précise (monochromatique) et en phase (lumière cohérente).

Least Cost Routing (en français, routage adaptatif) : Dispositif des PABX permettant de choisir automatiquement l’acheminement le plus économique pour les communications demandées.

LIA : Liaison interautomatique : liaison entre deux autocommutateurs permettant d’appeler directement les postes de l’autre installation.

Liaison louée ou liaison spécialisée (LS) : On entend par liaison spécialisée (ou circuit loué) la mise à disposition par un opérateur, dans le cadre d’un contrat de location, d’une capacité de transmission entre des points de terminaison déterminés, au profit d’un utilisateur, à l’exclusion de toute commutation contrôlée par cet utilisateur.

Ligne d’extension : Dans un contrat d’abonnement téléphonique, lorsqu’une installation d’abonné est desservie par plusieurs lignes principales, les lignes autres que la première ligne principale sont appelées lignes d’extension.

Lignes groupées : Ensemble de lignes d’abonnés desservant une même installation d’abonné, et que l’on obtient par un numéro d’appel unique.

Ligne principale (LP) : Ligne d’abonné (téléphonique, télex, etc.) reliant une installation d’abonné (poste simple ou installation complexe) à un autocommutateur du réseau public.

Ligne réseau : Dans une installation téléphonique privée, équipement associé à une ligne de rattachement à un autocommutateur du réseau public.

MAN (Metropolitan Area Network) : Réseau local étendu à une zone, par exemple un campus universitaire.

Mbps (ou Mb/s) (Mégabits par seconde) : Unité de débit d’un réseau de données. Correspond à un débit d’un million de bits par seconde.

Messagerie électronique : Service permettant d’envoyer à un correspondant et/ou de diffuser des messages écrits à des catégories prédéterminées d’utilisateurs et de les stocker pour eux dans des boîtes aux lettres électroniques qu’ils peuvent consulter à la demande.

Messagerie vocale : Service de télécommunications permettant de communiquer en différé sous forme vocale.

MIC (en anglais PCM, Pulse Code Modulation) : Modulation par Impulsions et Codage, procédé de transmission de la parole par échantillonnage du signal (à une cadence double de sa fréquence maximale) et codage numérique : l’amplitude de chaque échantillon est exprimée par un nombre, qui est représenté par un train d’impulsions binaires. Par extension, circuit MIC : circuit de base du réseau téléphonique à 2 Mbit/s, soit 30 voies utiles à 64 kbit/s.

Microprocesseur : Calculateur de très petites dimensions, constitué par un circuit intégré permettant d’effectuer des opérations arithmétiques ou logiques suivant un programme enregistré en mémoire. Un microprocesseur est réalisé sur une « puce » (plaquette rectangulaire de silicium de quelques millimètres de côté). Sur cette puce, sont disposés les transistors et autres constituants du circuit logique. La puce est montée sur un boîtier muni de broches. Par extension, le mot microprocesseur définit également l’appareil complet bâti avec lui, ou autour de lui (unité centrale).

Migration : Opération qui consiste à transposer les logiciels et les applications fonctionnant dans un environnement matériel et logiciel d’exploitation donné sur un nouvel environnement.

Minitel : Terminal passif autrefois distribué par France Télécom pour accéder aux services de vidéotex Télétel : annuaire électronique, bases de données, etc. Composé d’un petit écran, d’un modem basse vitesse, d’un clavier alphanumérique et d’une prise pour le raccordement de périphériques, il se branche sur une ligne télé-phonique analogique.

Modem (abréviation de modulateur-démodulateur) : Sert à convertir des données numériques, par modulation à l’émission et démodulation à la réception, pour permettre leur transmission sur un circuit analogique. Se présente sous la forme d’un boîtier ou d’une carte à enficher dans un micro-ordinateur. Il permet d’autres fonctions, comme la compression, la détection d’erreurs, la numérotation, l’auto-adaptation aux caractéristiques de l’équipement distant.

Modulation : Modification d’une des caractéristiques d’une onde dite porteuse, par le signal qui contient l’information. Dans la modulation d’amplitude, on fait varier l’amplitude, c’est-à-dire la grandeur de l’onde porteuse, au rythme des variations du signal à transmettre. Dans la modulation de fréquence ou la modulation de phase, c’est la fréquence ou la phase de l’onde porteuse que l’on fait varier dans les mêmes conditions.

MTBF (Mean Time Between Failure) : Francisé en moyenne des temps de bon fonctionnement Intervalle moyen de temps entre deux pannes d’un système.

MTTF (Mean Time To Failure) : Francisé en moyenne des temps consécutif de bon fonctionnement. Plus ce nombre est grand, plus le système observé sera fiable. L’inverse du MTTF est le taux de défaillance (nombre de pannes par unité de temps) classiquement représenté par la lettre grecque = 1/MTTF, il est exprimé en nombre de pannes par heure (h-1)

MTTR (Mean Time To Repair) : Francisé en moyenne des temps de panne (jusqu’à la fin de la réparation)

Multimédia : Associe plusieurs types d’information (sur un même support ou terminal), tels que texte, son, image.

Multiplexeur (MUX) : Dispositif qui permet le passage simultané de plusieurs signaux sur une même voie de communication.

Multiplexage en fréquences : Méthode de multiplexage consistant en une modulation, par chacun des signaux à transmettre, d’une onde de fréquence différente et en une combinaison de ces ondes sur un même support. Pour la téléphonie, l’espacement entre ondes porteuses est de 4 000 hertz, la largeur de bande de fréquences pour une communication téléphonique étant de 3 100 hertz (de 300 à 3 400). On dit aussi multiplexage à répartition en fréquences.

Multiplexage temporel : Méthode de multiplexage consistant en une modulation par impulsions et codage (MIC) et en une transmission sur un même support, pendant des intervalles de temps distincts, des impulsions codées correspondant à chaque signal. On dit aussi multiplexage à répartition dans le temps.

Multiplexeur statistique (ou MUX) : Le multiplexage temporel permet d’utiliser les emplacements laissés libres momentanément pour le passage d’autres informations. Recevant les données de plusieurs circuits asynchrones, le multiplexeur les stocke éventuellement dans un buffer, en marque l’origine, les compresse les envoie sur un seul circuit synchrone. En réception, il répartit les données dans les circuits de sortie en fonction de l’adressage.

Niveau : Mesure, exprimée en décibels, de la puissance d’un signal (ou d’un bruit) par rapport à une puissance de référence d’un milliwatt, ce qui correspond à 0,775 millivolt mesurés sur une impédance de 600 Ώ. Le symbole de l’unité utilisée est dans ce cas dBm et non simplement dB.

Niveau de téléréglage : Consigne de variation de puissance calculée et diffusée aux centrales pour le réglage secondaire Fréquence/Puissance. C’est une valeur pouvant varier de – 1 à + 1.

Nœud : Désigne toute ressource constituant un carrefour de moyens de communications dans un réseau (concentrateur, frontal…).

Norme (en anglais, standard) : Ensemble de caractéristiques techniques et de règles adoptées par les instances nationales ou internationales appropriées et qui définissent des critères permettant une compatibilité entre matériels, réseaux, etc. En matière de télécommunications, elles sont principalement définies

– au niveau mondial par l’UIT-T (ex-CCITT), dont les « avis » s’appliquent aux ressortissants des États signataires des conventions ;

– au niveau européen par l’Institut européen des normes de télécommunications (voir ETSI).

Numérique (en anglais, digital) : Méthode de transmission qui permet de transporter des informations en langage binaire.

Numérotation décimale : Système de signalisation par ouverture de la boucle d’abonné au moyen d’un cadran.

Numérotation à fréquences vocales : Systèmes de signalisation (appelé aussi DTMF, Dual Tone Multi-frequency) par émission de deux fréquences vocales parmi 12 voire 16 au moyen d’un clavier (norme Q23).

Octet : Suite de huit éléments binaires pouvant comporter un ou deux bits de contrôle pour former un caractère. On peut constituer 256 octets différents, ce qui permet de représenter tous les chiffres, toutes les lettres majuscules et minuscules et d’autres signes.

Opérateur (de télécommunications) : On entend par opérateur toute personne physique ou morale exploitant un réseau de télécommunications ouvert au public ou fournissant un service de télécommunications.

Opérateur ou Opératrice : Personne chargée de répondre aux appels des usagers, notamment de recevoir et noter les signalisations de dérangements et de répondre aux demandes de renseignements.

OSI (Open Systems Interconnection) : Il comporte les sept couches suivantes :

Couche 1 : physique, caractéristiques mécaniques et électriques du support.

Couche 2 : liaison, fournit les moyens fonctionnels et procéduraux d’établissement d’un canal de transmission.

Couche 3 : réseau, gère l’adressage et le routage.

Couche 4 : transport, assure la fiabilité des transmissions entre les nœuds, contrôle d’erreurs et contrôle de flux.

Couche 5 : session, assure les appels de procédure, le contrôle des dialogues, des séquences, etc. Couche 6 : présentation, assure la conversion de formats et de codes.

Couche 7 : application, par exemple : courrier, transfert de fichier etc…

Outsourcing (en français, externalisation) : Caractérise le transfert par une société à une autre société de la responsabilité totale d’une activité.

PABX (Private Automatic Branch eXchange) ou PBX (Private Branch Exchange) : Voir autocommutateur.

PAD (Packet Assembler/Disassembler) : Équipement d’accès de terminaux asynchrones à un réseau de transmission de données X25 tel que Transpac, par assemblage et désassemblage de paquets.

Paire : Ensemble de deux fils conducteurs. On distingue :

– les paires symétriques, lorsque les deux conducteurs sont semblables, torsadés entre eux et ont un rôle identique par rapport à la terre.

– les paires coaxiales, où les deux conducteurs sont disposés concentriquement.

Pager : Récepteur de radiomessagerie. On dit aussi « bip ».

Paquets (transmission de données par) : Technique de transmission dans laquelle les données sont découpées en « paquets » comportant un certain nombre d’éléments binaires ainsi que des informations de service permettant de les identifier et de les acheminer. Chaque paquet est transmis séparément.

Passerelle (en anglais, gateway) : Équipement ou/et logiciel assurant l’interfonctionnement entre des réseaux utilisant des protocoles de communication différents.

PAVI (Point d’Accès Vidéotex) : C’est une variante du PAD spécialisé pour le réseau français Télétel.

PBX (Private Branch eXchange) ou PABX : Voir autocommutateur.

PDH (Plesiochronous Digital Hierarchy) : Ancienne hiérarchie numérique des débits en Europe : 2 kbits, 8, 34 et 140 Mbits.

Péritéléphonie : Ensemble des appareils terminaux destinés à être branchés à l’extrémité d’une ligne téléphonique en complément d’un poste, tels que numéroteur, compteur chez l’abonné, répondeur, télécopieur, etc.

Plan de numérotation : Ensemble des règles selon lesquelles un numéro d’appel est attribué à chaque abonné.

Plan de transmission : Ensemble des règles fixant les valeurs limites des paramètres de transmission, en particulier l’affaiblissement, sur chacun des éléments (postes, circuits, commutateurs) d’une communication, afin d’assurer une qualité suffisante à la transmission de bout en bout.

PMR (Private Mobile Radio) : Réseau de radiocommunications à usage privé. Ces systèmes, habituellement locaux ou régionaux, utilisent une seule station de base et un petit nombre de canaux radio, voire un seul.

Pont : Équipement assurant l’interconnexion de deux réseaux ayant le même protocole de transmission.

Port : Terme anglais désignant l’interface (physique ou logicielle) d’une ligne dans un équipement.

Porteuse : Onde électromagnétique de fréquence fixe, modulée par les informations à transmettre.

Position d’opératrice : Ensemble de l’équipement individuel utilisé par une opératrice pour répondre aux appels et établir des communications.

Poste (téléphonique) : Équipement terminal situé chez l’abonné, comportant les organes nécessaires pour la conversation (microphone, récepteur, sonnerie) et pour l’établissement des communications (cadran ou clavier).

Poste principal : Poste relié directement à un autocommutateur par une ligne principale.

Poste supplémentaire (ou PS) : Poste relié par une ligne (dite ligne supplémentaire) à un autocommutateur privé et qui peut être relié au réseau public à travers cette installation.

Préfixe : Combinaison d’un à quatre chiffres permettant l’accès à un réseau différent ou un service spécifique.

Prise directe : Préfixe téléphonique qui permet depuis un PABX, d’accéder à un faisceau extérieur d’un réseau public ou privé.

Profil : Ensemble cohérent d’options choisies dans une norme en vue d’une application déterminée.

Protocoles : Les protocoles de communication sont des règles syntaxiques et sémantiques régissant la manière dont les équipements de télécommunications communiquent. Ils s’appliquent à diverses opérations, dont l’établissement des connexions, le codage et le contrôle des erreurs.

QSIG : Système de normalisation des protocoles permettant l’interconnexion de PABX hétérogènes.

Qualité de service : Évaluation des performances d’un système en termes de satisfaction aux besoins exprimés dans le cahier des charges. Par extension, disponibilité du service.

Quartile : Verrine d’affichage des valeurs de télémesure représentant le pourcentage de la puissance échangée par rapport à la puissance maximale admissible (pour transformateur, ligne).

Radiotéléphonie cellulaire : Système de radiotéléphonie mobile assurant automatiquement le suivi des mobiles (roaming) et le transfert des communications d’une cellule à une autre (hand-over) au fur et à mesure que le mobile se déplace.

Radiomessagerie : Possibilité de recevoir un message grâce à de petits récepteurs portatifs.

RAM (Random Access Memory) : Mémoire vive dans laquelle on peut lire et écrire. Contient des données ou des programmes. Ces mémoires s’effacent quand on coupe l’alimentation électrique.

Rapport signal/bruit : Ratio comparant un signal à la quantité de perturbations aléatoires qui l’altère. Exprimé en dB, ce rapport mesure la qualité d’une voie de transmission.

Réglette : Dispositif de raccordement de câble téléphonique.

Relais :: Électroaimant pouvant fermer ou ouvrir des contacts électriques.

Relais (radio ou hertzien) : Station hertzienne dont le rôle est seulement de recevoir et de réémettre les signaux.

Relais de trame (en anglais, frame relay) : Mode de transport de données à haut-débit par assemblage de paquets en trames commutables. Le débit du relais de trame se situe entre 2 et 34 Mbit/s. Il s’agit de commuter des trames de longueur variable, plutôt que des paquets.

RENATER (Réseau National de Télécommunications de la Recherche) : Réseau français de télécommunications dédié essentiellement aux équipes de recherche universitaires.

Renvoi (téléphonique) : Service fourni par les autocommutateurs électroniques (publics ou privés). Il permet à un abonné de diriger les appels aboutissant à son poste vers un autre poste, soit systématiquement, soit sur occupation ou sur non-réponse, soit par simple manœuvre de son clavier.

Répartiteur (téléphonique) : La fonction principale d’un répartiteur téléphonique est de permettre une connexion facile et à la demande des entrées/sorties des équipements et des circuits. Il se présente sous la forme d’un bâti métallique permettant de raccorder les paires des différents câbles téléphoniques issus des équipements installés. Les paires de chaque câble sont terminées sur des réglettes ou des têtes de câbles. Les broches de ces réglettes sont connectées entre elles par des fils jarretières souples.

Répéteur : Appareil placé sur une liaison, permettant d’amplifier ou de régénérer les signaux transmis et donc de compenser l’affaiblissement ou la distorsion de la liaison.

Réseau cellulaire : Mode d’organisation des systèmes de radiocommunication dans lequel un plan d’attribution des fréquences élémentaires est appliqué à une zone géographique appelée cellule, ce qui permet la réutilisation d’une même fréquence dans une autre cellule non contiguë.

Réseau d’entreprise : Réseau connectant différents sites d’une entreprise.

Réseau indépendant : On entend par réseau indépendant, un réseau de télécommunications indépendant du réseau public.

Réseau local d’entreprise (en anglais LAN, Local Area Network) : Ensemble de liaison entre postes de travail informatiques à l’intérieur d’une entreprise utilisant des systèmes à base d’Ethernet ou de réseau à jeton (token ring).

Réseau de télécommunications : On entend par réseau de télécommunications toute installation ou tout ensemble d’installations assurant la transmission et l’acheminement de signaux de télécommunications ainsi que l’échange des informations de commande et de gestion qui y sont associées, entre les points de terminaison de ce réseau.

Résolution : Qualité de numérisation, d’affichage, de reproduction ou de transmission d’un document graphique, exprimé en points/mm ou points par pouce. Exemple : la résolution en télécopie courante dite « groupe 3 » est de 1 723 x 1 148 points/pouce.

RETINA (Réseau Téléinformatique National d’EDF) : Réseau privé multiprotocoles commun aux établissements d’EDF.

Réunion par téléphone (audioconférence) : Service proposé par des opérateurs ou des prestataires de services permettant à plusieurs personnes de communiquer entre elles depuis leur terminal téléphonique.

RNIS (en anglais ISDN, Integrated Services Digital Network) : Réseau Numérique à Intégration de Services, fournissant une connectivité numérique de bout en bout pour transmettre une large gamme de signaux (voix, données, textes, images), auxquels les usagers ont accès par un jeu limité d’interfaces standards. En d’autres termes, le RNIS a pour objet d’offrir un accès normalisé à un éventail de services intégrés, faisant appel à la technologie numérique. Commercialisé par France Télécom sous le nom de Numéris.

RIN (Réseau d’Interconnexion National) : Réseau téléinformatique d’interconnexion des réseaux de site d’EDF.

ROM (Read Only Memory ou mémoire morte) : Mémoire dont le contenu a été fixé par le fabricant et ne peut être modifié aisément ; on ne peut écrire dans une ROM, on y met des programmes permanents. La gamme des mémoires dites mortes se décline en PROM (ROM programmable) et EPROM (ROM programmable électriquement).

Routage : Opération permettant, à l’établissement d’une communication voix ou données, de déterminer, parmi tous les chemins possibles qu’offre le ou les réseaux, le trajet à effectivement affecter à cette communication.

Routeur : Catégorie d’équipement assurant les fonctions de routage. Sur Internet, ils aiguillent les messages entrants, mis en paquets au format IP, en fonction de tables préprogrammées et/ou de la disponibilité et de la charge des différents éléments du réseau.

3RP (Réseau Radio à Ressources Partagées) : Nom donné en France aux réseaux radio privés ou publics (ouverts aux tiers) qui respectent le standard CNET 2424.

RPV (Réseau Privé Virtuel, voir aussi VPN) : Lorsqu’un réseau de télécommunications public peut gérer sur un mode différencié des groupes fermés d’abonnés, on dit qu’il offre des services de Réseau Privé Virtuel. Parmi les fonctionnalités les plus significatives, on trouve par exemple la possibilité de créer un plan de numérotation privé. Ce concept est applicable aussi bien aux réseaux publics de téléphonie fixe que mobile ainsi qu’aux réseaux de données.

RS 232 C (voir V24).

RSA (Rivet Shamir Adelman) : Mode de chiffrement mis au point par les trois chercheurs dont il porte le nom. Son algorithme de chiffrement est basé sur les propriétés mathématiques des nombres premiers.

Satellite de télécommunications : Satellite artificiel de la terre, servant de relais à des transmissions de télécommunications entre stations terrestres.

SDH (Synchronous Digital Hierarchy) : Nouvelle architecture de transmission destinée aux infrastructures de réseaux de télécommunications, à base de fibre optique. La SDH est indispensable pour la transmission de canaux ATM.

SDA (Sélection directe à l’arrivée) : Service consistant à attribuer à chacun des postes supplémentaires d’une installation privée (derrière un autocommutateur) un numéro du plan de numérotation du réseau public et permettant d’appeler ces postes directement, sans intervention d’une standardiste.

Sémaphore : Voir signalisation par canal sémaphore.

Serveur : Désigne toute ressource informatique capable de délivrer une information ou d’effectuer un traitement à la requête d’autres systèmes. Un serveur peut par exemple permettre la consultation et l’exploitation directe de banques de données.

Service restreint : Type d’abonnement au téléphone ne permettant d’établir que certaines catégories de communications, par exemple interdisant les communications internationales.

Service universel : Le service universel des télécommunications fournit à tous un service téléphonique de qualité à un prix abordable dans un délai raisonnable. Il assure l’acheminement des communications téléphoniques en provenance ou à destination des points d’abonnement, ainsi que l’acheminement gratuit des appels d’urgence, la fourniture d’un service de renseignements et d’un annuaire d’abonnés, sous formes imprimée et électronique, et la desserte du territoire national en cabines téléphoniques installées sur le domaine public.

Signalisation téléphonique : Ensemble des ordres ou informations échangés entre autocommutateurs ou entre un autocommutateur et un poste, afin d’établir, maintenir ou terminer une communication.

Signalisation par canal sémaphore : Technique de signalisation dans laquelle les informations de signalisation relatives à un circuit ne sont pas transmises sur ce circuit mais sur des canaux sémaphores indépendants ne transmettant que des données. Le système le plus répandu est le numéro sept.

Signalisation RON-TRON : Méthode de signalisation dans laquelle l’information de signalisation est transférée entre les équipements de commutation et les équipements de transmission au moyen de fils conducteurs spécialisés, appelés RON (Réception par l’autocommutateur) et TRON (Transmission par l’autocommutateur).

Site Internet : Ensemble de pages ayant une même adresse et gérées par un même administrateur. Elles concernent généralement une entreprise, une association ou traitent d’un sujet donné. Exemple : le site d’ESTEL : www.estelenerg.org

SMS (appelé aussi texto) (Short Message Service) : Service permettant la transmission d’un court message écrit vers un téléphone mobile.

Standard téléphonique : Position ou ensemble de positions d’opératrices associées à une installation privée d’abonné.

Suppresseur d’écho : Dispositif détectant les signaux vocaux transmis dans l’un des deux sens d’une voie téléphonique, et destiné à insérer à certains moments un affaiblissement déterminé dans le sens opposé, en vue de réduire ou d’éliminer l’écho.

Synchrone : Une transmission d’informations d’un matériel vers un autre s’établit en mode asynchrone ou synchrone. Dans le mode synchrone, les signaux correspondant à des blocs de caractères sont émis au rythme d’une horloge permanente.

Synchronisation : Procédés employés pour que les fréquences de base des équipements de transmission analogique (ou les vitesses de modulation des équipements numériques), qui doivent en principe être identiques, soient rigoureusement les mêmes. Cela consiste en général à distribuer une fréquence (ou cadence) d’un générateur central très précis à tous les équipements en cause, pour qu’ils calent leur fréquence de fonctionnement sur cette fréquence de référence.

TAC (ou téléaction) : Équipement permettant d’envoyer rapidement des ordres (enclenchement, déclenchement d’un disjoncteur…) à distance vers un poste électrique éloigné.

Talkie-walkie : Nom donné aux équipements portatifs qui permettent de communiquer entre eux sans infrastructure.

TASE-2 (Telecontrol Application Service Element – 2) : Protocole normalisé d’échanges d’informations (IEC 60870-6) entre centres de conduite au sens large (Utilities, Dispatchings nationaux et régionaux, centres de production).

Taxation centralisée : Équipement installé dans certains autocommutateurs permettant d’enregistrer sur supports magnétiques les données de « taxation » des communications (numéro du demandeur, nombre d’Unités Télécom, etc.).

TCP/IP (Transmission Control Protocol/Internet Protocol) : Ensemble de normes permettant le trafic sur Internet.

Télécommunications : On entend par télécommunications toute transmission, émission ou réception de signes, de signaux, d’écrits, d’images, de sons ou de renseignements de toute nature, par fil, optique, radioélectricité ou autres systèmes électromagnétiques.

Téléconférence : Réunion dans laquelle les interlocuteurs sont répartis dans plusieurs lieux reliés entre eux par des moyens de télécommunications. On distingue l’audioconférence ou la visioconférence (en anglais, videconference).

Télécopieur (ou fax) : Terminal de télécommunication permettant la reproduction à distance d’un document graphique. Il s’agit en quelque sorte de photocopie à distance. Les télécopieurs se raccordent directement sur le réseau de téléphone public et sont mondialement compatibles (groupes 3 et 4 de la normalisation internationale).

Téléimprimeur : Appareil émetteur et récepteur, utilisé comme terminal dans les réseaux télégraphiques et télex, comportant un clavier alphanumérique pour l’émission et un dispositif imprimant pour la réception.

Téléinformation : Donnée transmise exprimant une situation ou un événement concernant le moment présent. Elle ne porte que sur une seule entité et ne comporte qu’un nombre de paramètres restreints.

Téléinformatique : Exploitation automatisée de systèmes informatiques utilisant des réseaux de télécommunications, en vue de la transmission et du traitement d’informations à distance.

Télématique : Contraction des mots « télécommunications » et « informatique ». Souvent utilisé pour désigner les services vidéotex. A ne pas confondre avec la téléinformatique, qui désigne les transmissions de données en général.

Télétel : Nom commercial du réseau vidéotex à valeur ajoutée de France Télécom.

Télex : Réseau public de télécommunication, permettant à des abonnés dotés de téléimprimeurs d’échanger des messages écrits, selon une norme utilisée dans le monde entier. Désigne également le matériel d’extrémité.

Terminal : Équipement situé au domicile d’un usager et qui lui permet d’accéder à un réseau de télécommunications (voir aussi : équipement terminal).

Tête de câble : Dispositif d’extrémité de câble permettant de disposer les conducteurs sur des réglettes à bornes ou à broches. Il peut comporter en outre des organes de protection (fusibles, parafoudres, bobines thermiques).

TETRA (Terrestrial Trunk Radio) : Norme européenne entièrement numérique pour les réseaux radio professionnels, dits RPN en France.

TM (Télémesure) : Peuvent être transmis des tensions, des puissances actives ou réactives, des cotes de barrage, des débits, des pluviomètres, des températures, etc.

Tonalité : Signal audible transmis dans le réseau de télécommunications, pour apporter aux utilisateurs une information de signalisation.

Trame : Suite d’informations constituant une entité logique de transmission. Cette notion est généralement associée au mode de transmission synchrone.

Transit : Acheminement des communications entre deux commutateurs à travers un commutateur intermédiaire (commutateur de transit).

Transmission : Action de faire parvenir des informations d’un point à un ou plusieurs autres.

Transmission de données : Système de télécommunication dans laquelle les informations transmises sont représentées par des données provenant de ou destinées à un système informatique.

TS (Télésignalisation) : Transmission d’une information événementielle de type tout ou rien. Une TS peut être de type simple ou double, de nature fugitive ou permanente.

UIT (Union Internationale des Télécommunications) : Fondée en 1865 pour organiser une coopération internationale dans le domaine des télécommunications, l’UIT est, depuis 1947, l’agence des Nations Unies spécialisée dans les questions de télécommunications. Son siège est à Genève. Les questions techniques et l’élaboration de normes volontaires (appelées recommandations ou avis) sont traitées par deux comités de l’UIT, l’UIT-R (anciennement Comité consultatif international des radiocommunications) (CCIR) et l’UIT-T (autrefois Comité consultatif international télégraphique et téléphonique) (CCITT).

UMTS (Universal Mobile Telecommunications System) : Norme européenne pour un réseau radio mobile universel destiné à devenir la 3e génération de systèmes pour la téléphonie mobile.

URAD (en téléphonie) (Unité de Raccordement d’Abonnés Déportée) : Équipement qui permet de déporter physiquement un certain nombre de postes téléphoniques par rapport à une installation principale.

URL (Uniform Resource Location) : Adresse de site Internet.

Vidéotex : Norme de codage de caractères alphanumériques et graphiques. Désigne des systèmes et services permettant la visualisation sur un écran de pages d’informations. Le système français de vidéotex interactif est appelé Télétel et les terminaux sont appelés Minitel. Ce sont des terminaux passifs permettant d’afficher à l’écran 25 lignes de 40 colonnes.

Visioconférence (en anglais, Videoconference) : Type de téléconférence qui permet, en plus de la transmission de la parole et de documents graphiques, celle d’images animées des participants, sur un écran.

Visiophone : Appareil permettant aux deux interlocuteurs d’une communication téléphonique d’obtenir sur un écran l’image animée de leur correspondant.

Voie : Ensemble des moyens nécessaires pour assurer une transmission. VPN (Virtual Private Network) : Réseau privé virtuel (cf. RPV).

VSAT (Very Small Aperture Terminal) : Terminal d’émission-réception par satellite équipé d’une petite antenne au sol.

V24 ou RS232C : Interface normalisée américaine (RS 232C) et CCITT (V24) la plus couramment utilisée sur les terminaux informatiques, permet la transmission synchrone ou asynchrone (selon le terminal). Décrit les caractéristiques physiques d’une prise à 25 « pins » (ou broches) entre un micro-ordinateur et un modem.

WAN (Wide Area Network) : Réseau étendu à un territoire important national ou international et permettant l’interconnexion de LAN.

WAP (Wireless Application Protocol) : Protocole de communication utilisé sur les réseaux mobiles comme le GSM.

Web (ou toile) : Dans Internet, ensemble des serveurs et fournisseurs d’accès permettant la fourniture et la consultation de documents aux normes hypertexte.

Wi-Fi : (contraction de Wireless Fidelity) : Désigne couramment le système R-LAN dans la norme 802.11 permettant un accès sans fil à Internet.

WYSIWYG (What you see is what you get) : Principe qui consiste à afficher sur un écran un document tel que l’utilisateur l’obtiendra en impression.

X n : Norme de code de l’UIT-T pour la transmission de données. Exemple : X 25, norme de communication qui spécifie les règles permettant d’établir une liaison entre un équipement informatique et un réseau de transmission de données par paquets